Test – Chorus : Batailles spatiales dantesques

Passée sous le radar de nombreux joueurs, la nouvelle production de Deep Silver s’avère pourtant très convaincante manette en main. Chorus est un jeu de tir spatial qui nous fait prendre part à d’intenses dogfights.

Deep Silver Fishlabs est l’un des studios affiliés à Deep Silver et à Koch Media. S’ils sont plutôt habitués au développement de projets modestes et de jeux mobiles, ceux-ci lancent aujourd’hui leur premier projet ambitieux, à savoir Chorus, une aventure interstellaire très engageante. Cette équipe tente de remanier à leur façon le genre du shooter spatial, un type de jeux aujourd’hui un peu oublié, en particulier sur consoles.

Chorus raconte l’histoire de Nara, une ancienne pilote d’élite de l’armée du Cercle. Le Cercle est un groupe organisé suivant aveuglément les ordres d’un individu mystérieux qu’ils appellent le Grand Prophète. Celui-ci est capable d’utiliser des pouvoirs hors du commun et fait tout pour imposer sa vision du monde. Notre protagoniste déserte alors cette armée suite à une catastrophe ayant tué des milliers d’innocents qu’elle a elle-même provoquée sous les ordres du prophète. Désormais fugitive, Nara va essayer de se racheter en arrêtant le Cercle et en s’alliant à la résistance.

Nara et Forsaken vont devoir compter l’un sur l’autre pour combattre le Cercle.

L’entièreté du titre se déroule à bord de notre vaisseau dans l’espace. Tout au long de l’aventure, il est possible d’explorer plusieurs grandes zones ouvertes où se trouvent de nombreuses activités. Nara va très vite être réunie avec Forsaken, le vaisseau qu’elle utilisait quand elle était pilote du Cercle. Ce vaisseau redoutable et très agile est également un personnage central du récit puisqu’il embarque une intelligence artificielle au caractère bien trempé. Le scénario est parfois mis en scène par des cinématiques très réussies mais est majoritairement raconté à bord de notre vaisseau par des conversations radios. Un aspect minimaliste qui fonctionne tout de même grâce au très bon doublage anglais du jeu. Nara possède également la capacité de vivre des souvenirs d’autres personnages, ce qui apporte des détails intéressants à ce scénario qui reste un peu classique.

Le titre est agréable à prendre en main, la maniabilité possède un côté arcade tant Forsaken est rapide et maniable. Nous contrôlons notre vaisseau avec les deux sticks analogiques, celui de gauche servant à gérer notre accélération et à faire quelques petits mouvements latéraux comme des tonneaux, et celui de droite sert à s’orienter. Il est bien sûr possible de bouger à 360 degrés, un aspect qui peut désorienter, en particulier lors de petites phases de recherches qu’imposent certaines missions qui sont loin d’être évidentes. Un bouton permet tout de même de se remettre “à l’endroit”. Le titre est beaucoup plus efficace durant ses nombreuses phases de combat. Très souvent de véritables dogfights, il est question de tourner autour des ennemis pour les terrasser à l’aide de nos armes. Trois types d’armes servant dans des cas de figures différents sont à notre disposition.

Les dogfights prennent parfois place autour de structures complexes.

Il faut y ajouter des pouvoirs paranormaux, les “rites”, qui viennent bouleverser le rythme parfois monotone des dogfights. Ces pouvoirs s’obtiennent au fil du scénario en visitant des temples mystérieux. Parmi les premiers de ces pouvoirs, on trouve la dérive, une sorte de drift aérien très utile pour prendre les ennemis à revers. Ou encore la téléportation qui permet de se positionner directement derrière un ennemi proche. Petit à petit, nos capacités grandissent et nous rendent surpuissant. Chorus ne devient pas pour autant très facile, il faut composer avec différents types d’ennemis introduits durant toute l’aventure, ceux-ci sont de plus en plus résistants et féroces. La difficulté augmente graduellement et peut vraiment poser problème si l’on ne se prépare pas un minimum.

Il est en effet primordial d’équiper notre vaisseau d’améliorations de ses défenses mais également de nouvelles armes et accessoires. Ces équipements s’obtiennent en réalisant des quêtes annexes mais certains peuvent très bien être achetés contre des crédits, une monnaie que l’on obtient surtout en réalisant ces objectifs annexes. Ceux-ci demandent très souvent d’affronter des ennemis mais certaines autres quêtes sont plutôt variés et nous permettent par exemple de contrôler d’autres vaisseaux durant un court instant, ou encore de faire la course ou de prendre en chasse d’autres véhicules. Ces missions annexes se découvrent en explorant les différentes zones, elles sont nombreuses et viennent renforcer une durée de vie déjà très correcte pour un jeu du genre.

Le jeu propose de très jolis décors.

Le titre impressionne également grâce à ses visuels très réussis et par sa fluidité exemplaire, et ce même sur consoles d’ancienne génération. Si le jeu se déroule entièrement dans l’espace, les différentes zones arrivent tout de même à proposer des tons et ambiances différentes grâce aux structures et couleurs utilisées. Les décors offrent de très jolis panoramas. La musique permet également d’amener des atmosphères différentes même si le sound design laisse beaucoup de place au silence de l’espace et aux bruits de moteurs des vaisseaux. Malheureusement un peu trop oubliables en pleine action, les morceaux sont pourtant très impactants et réussis dans les moments plus scénarisés.

Malgré ses efforts pour apporter un peu de variété à la formule, le titre souffre tout de même d’une certaine répétitivité. Un défaut que l’on oublie un peu tant les sensations du gameplay sont efficaces. Il est tout à fait grisant d’effectuer des manœuvres compliquées, de frôler les astéroïdes et autres stations spatiales tout en pourchassant nos opposants. Certains passages de précision sont peut-être trop exigeants, et la lisibilité n’est pas toujours au top, mais le titre possède de véritables moments forts que les amateurs du genre apprécieront sans aucun doute.

Conclusion

Après avoir majoritairement travaillé sur des portages et jeux mobiles, Deep Silver Fishlabs signe avec Chorus son premier projet ambitieux, qui est d’ailleurs une belle réussite. Chorus est un shooter spatial très convaincant qui se déroule dans plusieurs petits mondes ouverts. Le titre raconte l’histoire de Nara, une ancienne pilote d’élite d’un groupe de fanatiques nommé le Cercle. Suite à son implication dans une catastrophe ayant coûté des milliers de vies, Nara déserte le groupe et s’allie à la résistance pour lutter et empêcher le Cercle d’étendre sa domination. C’est à bord de son vaisseau, le Forsaken, que l’on va traverser différents secteurs dans l’espace et ainsi venir en aide à tout un tas de personnages. Ces zones permettent d’accéder aux quêtes principales mais également à de nombreuses quêtes secondaires qui amènent parfois un peu de diversité à une formule plutôt répétitive. L’activité principale du jeu reste du combat, de véritables dogfights où il faut terrasser des vaisseaux du Cercle. Forsaken possède plusieurs types de tirs, mais il est également possible d’utiliser les pouvoirs de notre héroïne pour effectuer d’autres actions décisives en combat. Le gameplay est très arcade, vraiment fun et permet sans trop de mal de réaliser des manœuvres grisantes. Chorus possède tout de même quelques problèmes de lisibilité et certaines phases de recherches peuvent désorienter. Il s’en sort tout de même très bien techniquement et visuellement en proposant de très jolis décors. Malgré un scénario qui manque d’ambition et quelques petits défauts, le titre parvient à faire mouche et s’impose comme un très bon shooter spatial. 

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Chorus

Gameplay 8.0/10
Contenu 7.5/10
Graphismes 8.5/10
Bande son 7.0/10
Finition 7.5/10
7.7

On aime :

La maniabilité arcade très agréable

Des combats dynamiques grâce aux différents pouvoirs

Techniquement et visuellement réussi

Les missions du scénario souvent impressionnantes

Un très bon doublage (uniquement en anglais) et de bonnes musiques

On aime moins :

Le scénario un peu classique

Des moments de recherche très désorientants

Un peu répétitif