Le Defy, un smartphone robuste qui cible le grand public

Marre de casser votre écran de smartphone? Le nouveau modèle de Motorola pourrait bien devenir votre nouveau meilleur ami… 

Si les smartphones “robustes” ont souvent mauvaise presse, c’est surtout parce que jusqu’ici, ils ciblaient avant tout un public de niche : les employés travaillant dans le secteur de la construction, les aventuriers de l’extrême ou les campeurs. Avec son Defy, Motorola a choisi de prendre le marché à contre-pied en développant un produit au design “socialement acceptable” – comprenez par là, pas trop stéréotypant.

Au premier regard, on confondrait facilement le Defy avec un smartphone classique. Le smartphone Motorola ne joue toutefois pas du tout dans la même cour qu’un iPhone ou qu’un Galaxy S. Il a été conçu pour résister aux conditions extrêmes et en particulier aux chocs.

Le Defy est bien entendu complètement waterproof.

Motorola n’est toutefois pas un expert dans le domaine. Certes, ce nouveau Defy est inspiré d’un ancien appareil de la marque, commercialisé en 2010. La filiale de Lenovo a toutefois choisi de se reposer sur l’expertise d’acteurs externes pour concevoir ce nouveau modèle. Le nouveau Defy a ainsi été conçu en collaboration avec CAT, Bullit et Land Rover.

Le Defy se distingue ainsi des autres smartphones par sa résistance à l’eau et à la poussière (norme IP68), son boitier renforcé, et son écran ultra-résistant, grâce à la technologie Gorilla Glass Victus. Attention toutefois à ne pas lui accorder trop de crédit. Si le Defy paraît costaud, et résistera sans doute à des petites chutes d’un ou deux mètres, il ne s’agit pas de le glisser sous un pneu ni de le faire chuter de deux étages. Car pour le rendre grand public, Motorola a dû faire quelques concessions. Son boitier est par exemple entièrement en plastique. Plastique renforcé certes, mais plastique quand même. L’écran atteint également une dimension de 6,5″, un écran grand format qui le rend naturellement plus fragile qu’un modèle de plus petit gabarit. Reste que la proposition est séduisante, d’autant plus que Motorola a pensé à tout. Les rayures du boitier en plastique accumulent la poussière? Pas de panique, vous pouvez le passer sous l’eau et même utiliser du savon pour le nettoyer, il a été pensé pour ça!

Sa coque en plastique le rend très discret.

Le Defy n’a ainsi pas l’ambition de remplacer les smartphones de chantier. Il s’adresse davantage aux aventuriers de l’extrême, aux voyageurs et aux consommateurs qui ont la fâcheuse tendance à exploser la vitre de leur smartphone de façon récurrente.

Côté specs, il enterre d’ailleurs la plupart de ses concurrents. Mais ne vous attendez toutefois pas à un concurrent du S21 ou de l’iPhone 13. On est ici face à un milieu de gamme très modeste. Pas d’écran OLED, de 5G ni de fonction révolutionnaire. Il faudra se contenter d’un écran LCD 60 Hz, d’un processeur Snapdragon 662, de 4 Go de RAM et d’une combinaison de capteurs photos relativement désuets. Si le capteur principal de 48 mégapixels ne s’en sort pas trop mal pour les photos du quotidien, le smartphone manque de polyvalence. On retrouve certes un capteur de profondeur pour ajouter un effet de bokeh et un macro de 2 mégapixels, mais le résultat est loin d’être ébouriffant. Le Defy n’est clairement pas un photophone. Mais un usage quotidien, il relève le défi. Il capture des clichés joliment exposés de jour, découpe parfaitement le sujet des images en ajoutant un joli effet de flou d’arrière plan et parvient même à s’en sortir dans la photo nocturne. Lorsqu’il s’agit de photographier de près un objet ou de capturer un paysage en HDR, c’est en revanche un peu plus compliqué…

Le Defy est également de fonctionner sans encombre en plein soleil.

Le Defy a toutefois d’autres atouts pour lui, comme son excellente autonomie. Avec un usage moyen, vous serez capable de tenir pratiquement jusqu’à deux jours – pratique lorsqu’on voyage beaucoup! Autre atout, relativement inattendu, l’appareil est bien isolé et peut donc fonctionner à des températures extrêmes. De -25 degrés à +55 degrés. Pas de coup de chaud donc en plein été ni de chute disproportionnée de l’autonomie lors des vagues de froid. Pratique, encore une fois. Et puis, bien sûr, il y a la promesse de mises à jour régulières (2 ans), un joli plus pour les usagers, et loin d’être un acquis sous Android.

S’il n’impressionne donc pas au niveau de sa fiche technique, le Defy pourrait bien trouver sa clientèle. Le smartphone de Motorola a plus d’un atout à faire valoir, en particulier auprès des sportifs et des voyageurs. A 329€, l’offre est séduisante.