Netflix veut atteindre le zéro carbone d’ici 2023

Le service de streaming compensera son impact environnemental en finançant des projets pour la préservation des écosystèmes.

Alimenter le réseau internet engendre une importante pollution puisque cela nécessite la construction et la maintenance d’infrastructures, ainsi que la production d’une grande quantité d’énergie pour les alimenter. Surfer sur la toile entraine donc de la pollution numérique, mais cela n’est rien en comparaison de la consommation de vidéos en streaming (VoD, YouTube, pornographie, etc.) qui représente à elle seule 60% des flux de données sur Internet. En tant que plateforme de streaming la plus populaire au monde, Netflix est donc responsable d’une bonne partie de la pollution numérique engendrée chaque année. Le géant américain est d’ailleurs souvent critiqué à ce sujet. Conscient du problème, Netflix vient d’annoncer son projet pour contrebalancer son impact environnemental.

Netflix s’est en effet fixé pour objectif de devenir neutre en émission de carbone d’ici la fin 2022. Un projet ambitieux pour lequel la plateforme de streaming travaillera en collaboration avec plus de 60 experts et chercheurs.

En 2020, l’ensemble des activités de Netflix a engendré la production de 1,1 million de tonnes de CO2. Un chiffre impressionnant qui comprend à la fois la production des contenus de sa bibliothèque (50%), la location de bureaux pour ses employés et l’achat de bien (45%) et enfin, le stockage de données et le bon fonctionnement de la plateforme elle-même (5%). Dans son communiqué, Netflix précise ; “nous dépendons de fournisseurs d’hébergement comme Amazon Web Services et du réseau de serveurs de programmes Open Connect pour le streaming de notre service.”

Concernant les émissions de CO2 de la consommation de séries et films Netflix, la plateforme de streaming reporte la responsabilité sur autrui ; “les fournisseurs d’accès Internet et les fabricants d’appareils ont un contrôle opérationnel sur la conception et la fabrication de leurs équipements, donc idéalement, ils tiennent compte de ces émissions eux-mêmes.”

Dans son communiqué, la plateforme de streaming rappelle “qu’une heure de streaming sur Netflix en 2020 était bien en dessous de 100gCO2e, ce qui équivaut à conduire un véhicule de tourisme à essence” sur ou 400 mètres.

Pour limiter sa production d’émission de CO2, Netflix a établi un plan en trois axes. Le premier consiste à réduire ses émissions en interne – sans préciser concrètement les mesures qui seront prises dans ce but. Le second axe consiste à préserver les écosystèmes qui stockent du CO2. Un projet qui débutera par la préservation de zones naturelles en danger, notamment les forêts tropicales. Et le troisième et dernier axe consiste à investir dans la régénération d’écosystèmes naturels essentiels.

Un projet en trois axes ambitieux, surtout que Netflix prévoit de le réaliser en un peu moins de deux ans. Reste à voir si la plateforme de streaming mettra en pratique ses ambitions.