Ancienne filiale de Huawei, Honor subissait jusqu’à récemment le même embargo américain que sa maison-mère.

Le sacrifice de Huawei a bel et bien payé. Le constructeur chinois s’est en effet séparé de sa filiale Honor en novembre dernier – pour un montant inconnu -, afin que celle-ci ne soit plus impactée par l’embargo américain. Les appareils Honor peuvent ainsi à nouveau profiter des services de Google, dont Maps, Gmail ou encore YouTube, comme l’a confirmé le constructeur à plusieurs médias français. Une annonce qui devrait lui permettre de renouer avec les consommateurs habitués à utiliser les services de la firme américaine.

« L’indépendance de Honor nous donne l’accès aux fournisseurs de chipset et aux GMS [Google Mobile Services ; ndlr] », a ainsi indiqué la branche française d’Honor au média Frandroid. « Nos prochains smartphones intègreront les GMS », a-t-elle précisé.

En tant que filiale de Huawei, Honor subissait depuis plus d’un an les mêmes sanctions américaines que sa maison-mère, suspectée par les États-Unis d’espionner ses utilisateurs pour le compte du gouvernement chinois. Des accusations qui ont eu de nombreux impacts, dont l’interdiction pour des entreprises américaines de travailler avec Huawei ou ses filiales. Le groupe chinois ne pouvait pas non plus collaborer avec des entreprises étrangères qui utilisaient des technologies américaines. Il lui était ainsi impossible de profiter des puces Qualcomm, mais il lui a également fallu faire une croix sur les services de Google, particulièrement appréciés en Europe.

D’ailleurs, en plus de pouvoir profiter des services mobiles de Google, Honor peut à nouveau travailler avec Qualcomm. Ses prochains smartphones pourront donc intégrer des puces américaines.

Reste à voir si Huawei pourra prochainement en faire de même. La fin du mandat de Donald Trump pourrait en effet apaiser les tensions entre les États-Unis et la Chine, mais pour l’instant, rien n’est sûr.