Création d’un seul homme, Bright Memory nous en avait mis plein les yeux lors de sa présentation officielle. En attendant la sortie du jeu complet, son créateur propose d’en découvrir le prologue, vendu séparément au tarif de 7,99€. 

Bright Memory Infinite fait partie des titres next-gen les plus attendus. Le jeu de Zeng “FYQD” Xiancheng nous en avait mis plein les yeux lors de la première conférence Xbox. Son créateur avait alors annoncé qu’il proposerait un premier aperçu du jeu sous la forme d’une grosse démo payante, qui serait en réalité le prologue de l’aventure. L’avantage, c’est que ladite démo est disponible dès le lancement de la nouvelle console de Microsoft et nous permet ainsi d’avoir un petit aperçu des capacités de la machine. Car très clairement, Bright Memory est une jolie démo technique des capacités des consoles next-gen.

Le jeu alterne gunfights et séquences de plates-formes.

En attendant la sortie de Bright Memory Infinite, le “jeu complet”, on a donc la possibilité de parcourir une grosse démo d’environ 40 minutes, qui nous donne déjà un bel aperçu du jeu.

Bright Memory alterne séquences de gunfights à la Shadow Warrior, combats de boss à la Doom et courtes séquences de plates-formes à un rythme impressionnant. On ne comprend pas grand chose de ce qui se passe à l’écran puisqu’on voit apparaître coup sur coup morts-vivants, loups, militaires armés jusqu’aux dents, créatures ailées et boss titanesques, sans aucune explication narrative. Très clairement, le jeu est avare en explications. Sa mise en scène est très décousue également. On espère que dans le jeu complet, on comprendra davantage l’intrigue. Ce qui semble clair ici, c’est que l’on incarne une sorte de Lara des temps modernes, armée jusqu’aux dents, qui se bat tant à distance avec ses quelques armes de poing (mitrailleuse, shotgun et revolver) qu’au corps à corps avec ses coups de katana et ses quelques attaques spéciales (EMP,…).

Le scénario est très maladroitement mis en scène.

Pad en main, c’est plutôt nerveux voire carrément intense. Le gameplay joue également la carte du scoring puisque les combos rapportent des points qui permettent de faire grimper votre note jusqu’au triple-S. La plupart se déroulent ici dans des petites arènes qui sont généralement limitées par des obstacles, on est face à une structure très archaïque du FPS. Bright Memory n’en reste pas moins très fun. Le personnage est capable d’esquiver les attaques de ses adversaires avec un bouton de straffe. Elle frappe également juste avec son katana. Le feeling, arme en main, est également très bon. C’est toutefois lors des combats de boss, très intenses, que Bright Memory montre tout son potentiel. Dans le prologue, il n’y en a que deux. Le jeu final devrait nous en réserver bien davantage.

Les séquences de plates-formes et quelques énigmes rencontrées ne présentent en revanche pas le jeu sous son meilleur jour. Le gameplay y est relativement pauvre et beaucoup moins maîtrisé que dans un Doom Eternal notamment.

On combat des boss titanesques.

Finalement très proche d’un Doom, avec un soupçon de Shadow Warrior, Bright Memory est plutôt une bonne surprise, malheureusement de très courte durée puisqu’il ne faudra pas plus de 40 minutes pour en venir à bout. On y retourne volontiers une ou deux fois, et compte tenu du prix (7,99€), le contenu est très correct, mais très clairement il s’agit d’une démo payante.

Esthétiquement, le jeu est plutôt joli sans nous en mettre plein les yeux. Les effets visuels sont stylés, les décors superbes et le jeu exploite plutôt bien certains effets artistiques, mais lorsqu’on enlève tous ces artifices, le titre n’est pas forcément une claque graphique. Son créateur a en revanche un sacré talent pour être parvenu à développer pratiquement seul un titre esthétiquement aussi réussi.

Il est possible d’acquérir certaines compétences spéciales.

Carton rouge en revanche au niveau de la finition, avec des menus qui n’ont clairement pas été pensés pour être utilisés au pad (on y dirige un… curseur!), quelques vilains ralentissements ingame et quelques jolis bugs également. Très clairement, le jeu a été porté sur console sans grande attention.

Côté bande son, pas grand chose à signaler. Les bruitages sont corrects, mais les morceaux et les doublages passent complètement au second plan. Ca sent la petite production. On espère de tout coeur que le jeu Infinite ira beaucoup plus loin…

Conclusion

Drôle d’idée que celle de Playism de proposer un aperçu payant de son ambitieux FPS sur PC et Xbox Series. Vendu 7,99€, ce prologue s’expédie en moins de 40 minutes. L’expérience est courte mais plutôt intense. Bright Memory se situe quelque part à mi-chemin entre un Doom et un Shadow Warrior. Il s’agit d’un FPS futuriste gore et très nerveux, dans lequel le joueur affrontera des boss titanesques et un bestiaire assez varié. Visuellement, le jeu donne un bel aperçu des capacités des consoles next-gen. L’expérience est toutefois de très courte durée et le background très mal amené. Le scénario est absolument incompréhensible ici. Très clairement, il y a du potentiel pour le jeu complet, Bright Memory Infinite. En l’état toutefois, il n’y a pas grand chose à ronger sur cet os que le studio chinois nous jette. Dommage car il n’y a vraiment pas grand chose à explorer pour le moment sur next-gen… 

Bright Memory

5.8

Gameplay

7.5/10

Contenu

2.0/10

Graphismes

8.0/10

Bande son

6.0/10

Finition

5.5/10

Les + :

  • L'univers complètement décalé du jeu
  • Un gameplay fun, proche d'un Shadow Warrior
  • Quelques jolis effets visuels
  • Les combats de boss, très nerveux

Les - :

  • Très court (40 minutes top chrono)
  • Un scénario pauvre et incompréhensible
  • Quelques bugs et ralentissements
  • Les séquences de plates-formes moins maîtrisées