Sous le feu des critiques en 2019 suite au raz de marée de microtransactions qui avaient fait leur apparition dans le jeu, NBA 2K nous revient aujourd’hui avec quelques petites nouveautés. Que les fans se le disent toutefois d’entrée de jeu : NBA 2K21 ne change pratiquement pas la formule de son ancêtre… 

Avec la crise de la covid, il était évident que plusieurs gros jeux souffriraient soit de reports, soit d’un manque de finition. Visual Concepts a choisi de ne pas repousser la sortie de son jeu de basketball malgré la crise, laissant clairement sous-entendre aux fans qu’il ne fallait pas s’attendre à une révolution cette année. Et ce, d’autant plus que NBA 2K21 fera le pont entre deux générations de consoles…

Les habitués l’auront remarqué dès la première partie, NBA 2K21 est très léger en nouveautés. Esthétiquement, le jeu n’a pas évolué. C’est le même moteur graphique que pour l’épisode 2K20. Les microtransactions sont toujours là. Du côté du contenu, on retrouve également un contenu pratiquement identique à la cuvée 2K20.

Alors oui, bien entendu, les nouveaux venus découvriront un formidable jeu de basket, généreux en contenu et très fun à jouer, mais en termes de nouveautés, on est plus proche d’une mise à jour que d’un réel nouvel épisode.

Le jeu repose pratiquement entièrement sur le mode MyCareer, très solide. Dans celui-ci, le joueur incarnera le fils d’un basketteur célèbre qui débute sa carrière avec l’espoir d’atteindre le sommet. Les premiers matchs se jouent au lycée avant de rejoindre la NBA. La formule fonctionne vraiment bien, mais presque rien n’a changé. On retrouve à côté une pléthore d’autres modes de jeu, dont MyGm, qui vous met aux commandes d’une équipe complète, mais aussi MyLeague, qui vous permet cette fois de prendre le contrôle de la ligue toute entière. Bien sûr, il est aussi possible de lancer une partie rapide ou d’affronter un adversaire humain. Les nouveautés sont très légères à tous les niveaux, mais ont le mérite d’exister. On retrouve un peu plus de personnalisation des joueurs, de nouveaux objectifs saisonniers pour MyTeam, certaines cartes peuvent être fusionnées, le décor du hub central a aussi changé et offre un cadre plus coloré, mais dans l’ensemble, l’expérience est pratiquement la même. Les défauts aussi… Le matchmaking reste très hasardeux, avec des parties souvent déséquilibrées. Les micro-transactions sont partout également, comme dans NBA 2K20. La monnaie virtuelle permet aux joueurs d’améliorer et customiser son personnage. Dans NBA 2K21, il existe plusieurs monnaies virtuelles qui se gagnent au cours des parties… De façon générale, il faudra être patient pour faire le plein… et progresser dans le jeu! Pas de pay to win mais un pay to move on agaçant, tant les gains sont réduits à l’issue de chaque match. Les achats intégrés sont très fort mis en avant. A un tel point que cela en devient gênant.

Autre politique désastreuse de 2K : il faudra impérativement opter pour la version la plus chère du jeu pour avoir droit à un upgrade sur next-gen. C’est un détail, mais c’est important de le préciser pour ceux qui souhaiteraient y jouer aussi sur PS5 et XSX… Le jeu en vaudra-t-il la chandelle? Difficile à dire pour le moment, d’autant plus que le moteur graphique est le même.

Côté gameplay, NBA 2K21 se repose aussi sur les solides bases de son ancêtre. C’est pratiquement le même jeu à une exception près. Visual Concepts a revu la jauge de tir. La jauge a non seulement changé d’emplacement – avec une perte de lisibilité à la clé, celle-ci se retrouvant au-dessus du joueur -, mais en plus elle nécessite un timing beaucoup plus précis. Le résultat? On rate beaucoup plus souvent ses tirs que dans l’épisode précédent. Alors oui, ça ajoute un peu de réalisme, mais pas sûr que les fans apprécient ce changement…  D’autant plus que l’ancienne jauge de tir fonctionnait très bien. En dehors de ça, on retrouve quelques nouvelles animations, des comportements de l’IA qui nous ont semblé un peu plus réalistes, et c’est à peu près tout.

C’est un fait, cette cuvée 2020-2021 est avare en nouveautés. Les fans seront forcément déçus. Ceci étant dit, NBA 2K21 reste un très bon jeu de basketball, très généreux en contenus, fun à jouer, immersif, et surtout fidèle à l’univers de la NBA. Toutes les licences sont là, le fan-service est de la partie et la bande son est en accord avec le jeu. Dommage que le studio n’ait pas pris la peine de corriger les défauts du 2K20. En l’état, notre sentiment est plutôt mitigé. Nous aurions tendance à conseiller aux joueurs qui avaient déjà craqué pour NBA 2K20 d’attendre un an de plus… Pour les autres, cet épisode aura le mérite reste une très belle porte d’entrée dans la franchise.

Conclusion

Reprenant pratiquement à l’identique la formule de son ainé, NBA 2K21 manque clairement de nouveautés. La nouvelle jauge de tir aura du mal à convaincre les joueurs. Les quelques autres ajouts n’enrichissent pas vraiment l’expérience de jeu. On le sent, NBA 2K21 a souffert dans son développement. 2K Games aurait très clairement du reporter sa sortie pour avoir le temps d’y glisser plus de nouveautés. D’autant plus que techniquement, le jeu n’a pas évolué, et il commence même à très mal vieillir. Ceci étant dit, NBA 2K21 reste un excellent jeu de basket, qui mérite le détour ne serait-ce que pour son contenu très généreux et son gameplay aux petits oignons. On lui reprochera toutefois l’abondance de microtransactions dans le jeu et la nécessité d’opter pour une version premium du jeu pour pouvoir y jouer aussi sur next-gen… Si les habitués peuvent facilement sauter cette année, NBA 2K21 reste un très belle portée d’entrée dans l’univers de 2K Games pour les nouveaux venus. 

NBA 2K21

7.3

Gameplay

7.5/10

Contenu

7.5/10

Graphismes

7.0/10

Bande son

7.5/10

Finition

7.0/10

Les + :

  • Un contenu très riche
  • Un gameplay solide
  • Le mode MyTeam, toujours aussi réussi
  • Une bande son efficace

Les - :

  • Finalement, peu d'évolution par rapport à NBA 2K20
  • Un moteur graphique qui a beaucoup vieilli
  • Le matchmaking
  • La nouvelle mécanique de tir, très imprécise
  • Les microtransactions, toujours de la partie