Ces bornes publiques peuvent être détournées à des fins malveillantes. On parle alors de « juice jacking ».

À l’heure actuelle, beaucoup de personnes voyagent avec leur chargeur afin de parer à une éventuelle pénurie de batteries. Une situation à laquelle la société en générale a d’ailleurs répondu en proposant des bornes publiques, que ça soit dans les centres commerciaux, les gares de trains ou les aéroports. Une aubaine pour certains utilisateurs, qui peut toutefois entraîner des désagréments…

En effet, ces prises publiques se révèlent peu protégées et peuvent donc être utilisées à des fins malveillantes puisqu’il s’agit en réalité de simples prises USB, les mêmes que celles utilisées pour connecter son smartphone à un ordinateur. Des pirates informatiques profitent de la vulnérabilité des propriétaires de smartphones et de leurs manques de volts pour infiltrer leur téléphone et récupérer des informations sensibles. Après quoi, ils peuvent faire chanter leurs victimes.

Les experts en sécurité ont repéré et documenté de nombreuses techniques de piratage reposant sur l’exploitation malveillante des bornes publiques de chargement. Les pirates peuvent modifier les ports USB ou laisser des câbles USB compromis par un logiciel malveillant à proximité des bornes.

Selon IBM Security, 566 millions de fuites de données enregistrées depuis janvier 2018 sont liées à l’exploitation de ces prises publiques. Le phénomène prend des proportions inquiétantes. Il y a eu 10 fois plus de cas de piratages par ce biais qu’en 2017. Désormais, les bornes de recharge publiques sont devenues la deuxième cible des pirates informatiques.

IBM Security conseille de privilégier les prises traditionnelles couplées à un chargeur entier pour éviter de se faire « juice-jacker ». Autrement, vous pouvez toujours investir dans un dongle, une extension qui empêche le transfert de données dans un sens comme dans l’autre. Seule la tension peut passer.