Révélé il y a quelques jours par le biais d’un premier trailer, Terminator : Dark Fate entend faire directement suite à Terminator 2 : Le Jugement Dernier sorti en 1991. De quoi se replonger dans les secrets et anecdotes liés à la genèse de cette saga de science-fiction, et en particulier de ces deux premiers films signés James Cameron.

Un rêve fiévreux à l’origine de tout

Terminator concept art

James Cameron a révélé par le passé que l’idée de Terminator lui était venue lors du tournage de son tout premier film, Piranha 2. Une expérience difficile qui s’est déroulée en terre étrangère pour le cinéaste (l’Italie), durant laquelle l’ébauche de son futur hit lui est apparue. Dans un sommeil fiévreux, il dit avoir fait le rêve d’un robot émergeant d’un mur de flammes.

Il composa alors son script à partir de ce point de départ, mais par faute de moyens il transposa le tout au temps présent et non dans le futur comme c’était le cas dans son rêve.

Un script qui vaut 1 dollar

The Terminator

Après le flop de Piranha 2, James Cameron veut remonter la barre avec son script de science-fiction personnel. Il est alors prêt à tout pour mettre lui-même en scène The Terminator, quitte à vendre son scénario au rabais. C’est ce qu’il fera en vendant pour un dollar symbolique son script à Gale Anne Hurd à condition donc de le réaliser lui-même.

Un risque payant, puisque Cameron a pu réaliser sa propre vision avec succès. De plus, sa collaboration avec la productrice fut fructueuse puisqu’il fera à ses côtés Aliens, Abyss et Terminator 2. Et on ne vous parle même pas des droits liés à la franchise Terminator qui continuent de lui revenir !

Schwarzenegger vole la vedette

Terminator Lance Henriksen

Arnold Schwarzenegger n’était pas le premier choix pour incarner le Terminator (ou T-800 modèle 101, pour les puristes). Un des premiers noms envisagés était celui d’O.J. Simspon avant que James Cameron imagine Lance Henriksen dans le rôle du cyborg traquant Sarah Connor, ayant d’ailleurs dessiné une ébauche avec les traits de l’acteur. Mais l’arrivée d’Arnold Schwarzenegger sur le projet change la donne. Ce dernier était d’abord intéressé par le rôle de Kyle Reese mais Cameron insista pour qu’il joue le T-800.

Quant à Lance Henriksen, il interpréta finalement le détective Vukovich qui vient en aide de Sarah Connor et il eut par la suite le rôle marquant de l’androïde Bishop dans un autre film de James Cameron : Aliens, le retour.

Un cyborg aux multiples visages

T-1000

L’image du T-1000 fondant et prenant l’apparence de ses futures victimes dans Terminator 2 a marqué durablement les cinéphiles. Il faut savoir que l’une des premières idées de James Cameron pour Terminator 1 était de mettre en scène un cyborg capable de prendre l’apparence de n’importe quelle personne. Faute de technologie et de budget adéquat à l’époque, il se contenta d’une machine à tuer sous les traits uniques d’Arnold Schwarzenegger.

C’est lorsque les effets numériques ont commencé à faire leur apparition au début des années 90, et donc à l’époque de Terminator 2, que Cameron a enfin pu exploiter cette idée. C’est la compagnie ILM appartenant à Georges Lucas qui s’est occupé de l’animation du T-1000 pour un budget d’environ 53 millions de dollars, soit plus de la moitié du budget global. Un record à l’époque et une véritable révolution dans le domaine.

Trucage ou jumeaux ?

Terminator 2 jumeaux

Terminator 2 a beau être le premier film de l’histoire du cinéma dont le budget a dépassé la barre des 100 millions de dollars, il a quand même su faire preuve d’un certain sens de l’économie. La preuve : pour certaines scènes où le T-1000 prend l’apparence des personnes qu’il croise, James Cameron a utilisé des jumeaux et non des trucages.

C’est le cas pour l’acteur Don Stanton (que l’on peut aussi voir dans Gremlins 2) qui joue un gardien exécuté par le T-1000, alors sous les traits de son frère Dan Stanton. Il en est de même pour Linda Hamilton (Sarah Connor) dont la sœur jumelle, Leslie Hamilton Gearren, apparaît notamment lors du final dans la fonderie.