L’application de rencontre vient d’annoncer qu’elle abandonnait son système de score pour évaluer l’attractivité de ses utilisateurs.

Le système « Elo » reposait sur un classement des utilisateurs en fonction de leur charme, à l’image des classements des joueurs d’échecs établis en fonction de leur victoire. Plus un utilisateur ou une utilisatrice était liké – balayage vers la droite -, plus il ou elle grimpait dans le classement. Son profil était alors proposé à d’autres profils disposant d’un score semblable.

Ce système permettait donc de faire correspondre davantage des profils similaires, comme d’autres applications utilisent des filtres concernant la taille, le poids et compagnie. Mais au-delà des préférences de chacun, le système mis en place par Tinder semblait plus malsain puisqu’il sous-entendait que seules les personnes jugées attirantes pouvaient communiquer ou entrer en contact avec d’autres personnes d’un statut tout aussi attirant. Une sorte de stratification malsaine qui laissait les profils moins attirants de côté.

Tinder annonce un changement dans son algorithme de match, mettant de côté ce score de « désirabilité » : « Notre algorithme est conçu pour être ouvert. […] Aujourd’hui, nous ne nous reposons pas sur un score Elo – même s’il est toujours important de considérer les deux partis qui aiment des profils pour établir un match ». Sans en dévoiler davantage sur la manière dont son algorithme met des utilisateurs en contact, on peut imaginer que Tinder continuera à se baser sur l’historique des likes d’une personne pour lui trouver des profils similaires.

Bien que le système de score ait été critiqué par les utilisateurs, il est logique qu’une application de rencontre tente de proposer des profils susceptibles de plaire à un utilisateur. Il suffit juste de trouver un processus moralement plus acceptable.