Les impressions 3D pourraient bien devenir la norme dans la construction ou du moins, une solution envisageable. C’est en tout cas ce que laisse penser le tout nouveau pont en béton imprimé en 3D et inauguré à Pékin.

L’année dernière, le premier pont en acier imprimé en 3D au monde avait été inauguré à Amsterdam, lors de la Dutsch Design Week. Aujourd’hui, place au béton. À l’origine de cette impression, le professeur Xu Weiguo de l’École d’architecture de l’Université Tsinghua, à Pékin. Selon lui, sa création serait le plus long pont imprimé en 3D au monde, avec 26.3 mètres de long. Le résultat d’une petite merveille de technologie.

Le pont piétonnier mesure 3,6 mètres de large et enjambe le canal du district de Baoshan, situé à Shanghai. Pour élaborer le design du pont, l’équipe du Centre commun de la recherche pour l’architecture numérique de l’Université de Tsinghua (JADC) s’est inspirée du pont en arc le plus ancien de Chine, le pont d’Anji, âgé de 1400 ans.

Au-delà de son design ancestral, le pont imprimé en 3D marque un pas en avant vers l’intégration des technologies émergente dans les projets d’ingénierie.

L’impression de tous les composants a demandé plus de 450 heures à deux systèmes d’impression 3D à bras motorisé. Il est composé de 176 unités de béton en fibre de polyéthylène et d’adjuvants.

Selon l’équipe qui a conceptualisé le pont, celui-ci s’est révélé beaucoup moins onéreux qu’une structure traditionnelle. « Comparé à un pont conventionnel de taille similaire, son coût n’est que des deux tiers », insiste le JADC. Cette économie est due à l’absence de barres d’armatures lors de la construction de la structure.

Afin de s’assurer de la viabilité et de la sécurité du pont, un système de surveillance a été mis en place. Celui-ci permettra d’enregistrer l’évolution du béton au fil des années et d’en tirer des enseignements pour l’ingénierie en impression 3D.