Chacun connaît aujourd’hui l’existence de l’Hyperloop mais combien d’entre nous savent réellement comment ça marche? On a détaillé pour vous le fonctionnement de cette invention signée Elon Musk.

L’Hyperloop est supposé se déplacer à plus de 1000 km/h, on parle même de pointes à 1200 km/h. Comment est-ce possible alors même que les avions de ligne ne volent qu’à 800 km/h en moyenne? Pour y parvenir, les ingénieurs ont dû éliminer un obstacle qui freine drastiquement tout véhicule lancé dans notre atmosphère : le frottement de l’air.

C’est la raison pour laquelle l’Hyperloop circulera dans des tubes. Dans cet espace fermé, il est possible de réduire la densité d’air à un niveau proche du néant. De fait les capsules se déplacent à très haute vitesse pour un faible coût en énergie.

A contrario, vider un espace de son air est très énergivore et ce système soulève encore des questions à l’heure actuelle quant à l’embarquement des passagers et à la présence de portes de secours qui devront nécessairement être installées sur les lignes pour répondre aux normes de sécurité.

En lévitation au-dessus d’un rail

Pour que rien de freine le déplacement des pods, il fallait également réfléchir à un moyen d’éviter le frottement d’un rail. Dans son concept original, Musk suggérait d’utiliser de l’air comprimer pour créer un coussin d’air sous les capsules.

En pratiques, les entreprises qui se sont lancées dans l’aventure se sont tournées vers un système à sustentation qui n’est pas sans rappeler le Maglev japonais : des aimants supraconducteurs qui font littéralement léviter les navettes qui circulent dessus.

Propulsé par des aimants

Comment évoquer l’Hyperloop sans parler de son système de propulsion. Avant toute chose, il s’agit d’un moyen de transport qui nécessite par conséquent de se déplacer. La méthode utilisée n’est pas si différente de la méthode qui permet au capsules de léviter.

Ce sont les électro-aimants intégrés dans une lame à l’intérieur du tube qui permettent à la capsule d’avancer. Traversées par cette lame, les capsules sont successivement attirées puis repoussées par les aimants.

Des pylônes pour absorber les secousses

Avec l’Hyperloop, adieu les rails ou même les routes : c’est un tout nouveau réseau qu’il est impératif d’installer pour lui permettre de circuler. Une fonction première des tubes est de pouvoir vider l’air qu’ils contiennent.

Ce n’est pas le seul intérêt de ces supports. Vous êtes vous jamais demandé pourquoi il reposent sur des pylônes à plusieurs mètres du sol? La raison principale est d’éviter aux véhicules de subir les tremblements de terre et le vent, aussi faibles soient-ils. Les pylônes permettent d’isoler les tubes de ces mouvements. À une vitesse de 1200 km/h, la moindre fluctuation serait fatale pour les passagers.

“Des simulations structurales ont démontré la capacité de l’Hyperloop à résister à la pression atmosphérique, au poids des tubes, aux tremblements de terre, aux vents, etc. Des amortisseurs seront incorporés entre les pylônes et les tubes pour isoler les mouvements dans le sol des tubes.” – Source : Hyperloop Alpha

En ligne droite sinon rien

La vitesse est aussi la raison pour laquelle le tracé des pistes d’Hyperloop doit être rectiligne. Les courbes d’un train à grande vitesse mesurent environ 6 kilomètres de long pour ne pas perturber le confort des voyageurs qui évoluent à plus de 300 km/h. Pour un angle équivalent, un virage en Hyperloop couvrirait 50 kilomètres. Autant dire qu’il est plus intéressant de dessiner des tracés les plus rectilignes possible.

Une autre limite à laquelle l’Hyperloop doit faire face, c’est la taille de ces capsules. La première conçue par Hyperloop TT n’est capable de contenir que 28 à 40 passagers. Dans les estimations les plus folles, on parle d’une centaine de voyageurs. C’est par la fréquence de départ des navettes que l’Hyperloop parviendra à se démarquer, tenant plus du métro que du train ou même de l’avion.