Le train de la formation accélérée en programmation s’arrête à Bruxelles

Vite et bien. Le Wagon investit Bruxelles début janvier 2015 pour former une quinzaine de développeurs en à peine deux mois selon une méthode qui a déjà fait ses preuves à Paris.

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Charlotte Nørlund-Matthiessen, Martin Van Aken, Romain Paillard et Anne Collet

« La programmation est la littérature du 21ième siècle ». C’est sous ce slogan aguicheur qu’une nouvelle école particulière arrive en Belgique. Son objectif est de sortir en un temps record des individus capables de supporter la partie logicielle d’un projet web. A cet effet, les concepteurs français misent sur des journées d’apprentissage très chargées (de 9 à 20h), une quantité importante de réseautage et de l’apprentissage par la pratique sur des technologies comme Ruby, Rails, SQL, ORM et HTML/CSS/JavaScript. L’élève, dont le profil s’orientera de préférence vers l’entrepreneuriat, pourra, au bout de neuf semaines d’études, concrétiser sa propre idée novatrice à l’aide de mentors américains ou européens.

Aucune exigence technique n’est requise pour prendre le train. Mais le départ, fixé au 12 janvier prochain, ne sera donné qu’après avoir obtenu le loisir de régler un ticket de 3.900 euros. Une sélection est opérée: à Paris, sur 70 candidats, seuls 20 poursuivent l’aventure. A Bruxelles, ils ne seront qu’une quinzaine. Au moment d’écrire ces lignes, quelques places sont encore disponibles.

Pourquoi le Wagon ? Les frères Romain, ancien avocat pénaliste, et Boris Paillard, ex col blanc dans la finance, les auteurs de cette initiative, ont saisi l’importance de fournir rapidement le marché en analystes-programmeurs. L’Europe pourrait manquer de plus de 900.000 profils ICT à l’horizon 2020. En Belgique, en 2012, Agoria estimait ce chiffre à 9.800. Le temps est compté, les circuits traditionnels, court et long, ne pourront compenser ce manque que partiellement. Qui plus est, les étudiants sont assurés de trouver un emploi (ou de créer le leur) dont le salaire dépasse la moyenne belge. Tout le monde y gagne.

Martin Van Aken et Anne Collet piloteront les cours, livrés en anglais. Lors de la soirée de lancement qui a eu lieu ce mercredi à l’espace de coworking CO.Station à Bruxelles, en présence de pointures comme Brice le Blévennec (Emakina), leur impatience à franchir la nouvelle année pour débuter le parcours est communicative. Leurs chemins professionnels sont intéressants à plus d’un titre: le premier a été professeur en informatique et a fabriqué un produit pour les codeurs tandis que la seconde a suivi un master en télécommunications après avoir sévi dans la gestion de l’information et de la connaissance pendant dix ans. Les deux se rejoignent dans l’organisation et la participation à des événements regroupant des technophiles.

Les enthousiastes qui souhaitent transposer le concept au sein de leur ville pourront importer la plateforme d’apprentissage à condition de trouver des professeurs compétents et correspondant à la philosophie accélérée.

Plus d’informations sur le Wagon Bruxelles sont disponibles à cette adresse: lewagon.org/fr/brussels