Si la firme de Mountain View fait aujourd’hui partie des entreprises les plus puissantes du monde, cela ne l’a pas empêché de commettre de nombreuses erreurs tout au long de son développement. Petit récapitulatif des plus mauvaises décisions de la firme américaine.

Le rachat et la revente de Motorola

© AFP
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Racheté à prix d’or par Google, le fabricant de Smartphones Motorola n’a pas rapporté un sous à la firme de Mountain View. En réalité, la filiale a même fait perdre de l’argent au géant du Web, et causé quelques tensions avec les principaux partenaires du groupe, qui voyaient d’un très mauvais œil l’intention de Google de venir les concurrencer. Si Google a également racheté Motorola pour son portefeuille de brevets, l’opération financière du groupe a été jugée par de nombreux experts comme catastrophique. A un tel point que deux années plus tard, Google se décidera à revendre Motorola au géant chinois Lenovo, se débarrassant ainsi d’un fardeau devenu très lourd à porter. Paradoxalement, les smartphones de Lenovo conçus sous l’ère Google seront les terminaux les plus vendus, et sont aujourd’hui vu comme un véritable trésor de guerre par Motorola…

La fermeture de Google Reader

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Utilisé par plusieurs centaines de milliers de personnes dans le monde, le flux RSS de Google était probablement l’outil le plus populaire de suivi d’actualités de la toile. Difficile de comprendre dans de telles circonstances les raisons qui ont poussé Google à débrancher le Reader et priver les utilisateurs d’un service pourtant aussi pratique. D’autant plus que tous les ex-concurrents de Google ont profité de cette occasion pour faire le plein de nouveaux clients. Trop has been pour Google, le flux RSS aurait semble-t-il encore un bel avenir devant lui…

Chrome OS et le Pixel

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Système d’exploitation maison, basé sur les services cloud de Google, Chrome OS n’a pas été un franc succès commercial, si ce n’est peut être auprès des établissements scolaires. Très limité au niveau de ses fonctionnalités, incompatible avec les programmes classiques, et pratiquement inutilisable hors ligne, Chrome OS est tout juste bon à équiper des machines low-cost utilisées pour des tâches basiques comme le surf sur Internet ou la consultation de ses photos. Plus surprenant, Google a commercialisé un modèle haut de gamme, le Pixel, doté d’un écran de très haute résolution et destiné aux graphistes. Un positionnement étrange qui n’a bien sûr jamais fait décoller les ventes du Pixel… Alors, le Chromebook, inutile? Pas forcément, puisque comme l’estiment de nombreux experts, une fusion entre l’OS cloud de Google et Android pourrait lui donner une seconde jeunesse!

Le lancement des Google Glass

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Annoncées il y a plus de deux ans, les Google Glass ne sont toujours pas officiellement disponibles à la vente pour le grand public. Si des milliers de développeurs ont commandé leur exemplaire, le nombre d’applis disponible reste très limité et rares sont ceux qui trouvent une réelle utilité au gadget. Même les évangélistes des Google Glass ont retourné leur veste et critiquent aujourd’hui les lunettes de réalité augmentée de Google, qui étaient censées bouleverser notre mode de vie. Impossibles à utiliser sans le smartphone, elles offriraient une autonomie très limitée (quelques heures tout au plus), et seraient dotées d’un APN et d’une caméra bien en deca de ce qu’on avait pu voir dans la démo de Google sur scène. Pour le moment, Google n’a pas encore communiqué la date de lancement des lunettes, ni le prix définitif, qui devrait tourner autour de 500€… Futur flop en vue?

Le lancement d’une multitude de services, qui ferment 3 ans plus tard

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Chaque année, Google sacrifie une demi douzaine de ses services et applications. L’entreprise américaine ferme généralement les services les moins populaires mais aussi ceux qui s’intègrent moins bien dans son portfolio de produits. Outre le Google Reader, nous citerons aussi le réseau social Orkut, le service Google Currents ou encore iGoogle. L’entreprise américaine a heureusement entrepris une réorganisation complète de ses services en fusionnant certaines applications, avec notamment sa messagerie unifiée Hangouts. Une stratégie tardive qui aura conduit à l’exode de plusieurs millions d’utilisateurs, mais qui aura le mérite de ramener un semblant d’ordre le portfolio d’applications du géant.

Le forcing des applis Google dans Android

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Depuis quelques années, Google force les fabricants de Smartphones Android à intégrer ses applis dans leurs produits. Maps, Hangouts, Gmail font désormais partie intégrante du système. Une stratégie qui n’est pas du goût de tous, puisque la mémoire disponible se retrouve limitée, et surtout le forcing de ces applis empêche les fabricants de se différencier les uns des autres. La grogne qui gagne progressivement les fabricants risque d’ailleurs d’en pousser davantage à investir dans les OS concurrents. On se souvient notamment des déboires de Samsung avec Google, qui avait laissé entendre au groupe coréen que l’intégration de Tizen, un OS maison, dans ses montres, n’était pas de son goût. Le fabricant coréen, qui tente de se détacher de l’emprise de Google en développant son propre OS, avait pris la décision très controversée d’opter pour son propre OS pour sa gamme de montres connectées.

La fragmentation d’Android

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Cela a longtemps été le talon d’Achille du système d’exploitation de Google. Contrairement à l’iPhone ou à Windows Phone, l’OS de Google est mis à jour, mais seule une partie des terminaux reçoivent la dernière version du système d’exploitation, avec pour conséquence cette fragmentation du système. Ainsi, si un possesseur de l’un des premiers iPhone a pu installer plusieurs versions d’iOS sur son terminal, le possesseur de Smartphone Android doit généralement se contenter d’une grosse mise à jour. Heureusement, les choses évoluent et KitKat aussi bien qu’Android L devrait rétablir un semblant d’équilibre…

8 Commentaires

  1. Encore un site qui n’a pas compris grand chose sur le rachat de Motorola.

    Quand on voit la fortune en brevet que Google a empoché, on est loin de l’erreur monumentale !

    Après, on peut toujours remettre certaines choses en questions, mais il ne faut pas abuser.

  2. Je crois que de toute ma vie je n’avais pas lu un article á ce point á coté de la plaque.
    Chaque point, á part peut etre le premier, montre á quel point le rédacteur est ignorant et maitrise mal ce dont il parle.
    En un mot: affligeant.

  3. Désolé de vous le dire mais pour écrire un tel article sur Google c’est que vous ne connaissez absolument rien a cette société.

    Cet article dans sa globalité est ridicule et affligeant..

  4. Je serais curieux de lire les experts Bob et Jérôme sur les différents points abordés dans cet article.

    La critique est facile, la démonstration l’est moins.

    • Oui effectivement.. La critique est facile..

      Pour ce qui est la démonstration, ça serait long. Il y a 8 points sans sources, uniquement des avis sur des évènements de la société. Il est quand meme surprenant que ce soit aux commentateurs de justifier leur avis non ?

      Cela dit j’ai répondu plus bas sur Motorola. On aurait aussi pu parler de la fragmentation. La fragmentation est la conséquence de ce qui a permis à Google de conquerir le marché du mobile. Sans la liberté apporté par ce fonctionnement (Android est open-source et gratuit) lors de son lancement il aurait été beaucoup plus dur de venir concurrencer iOS.
      Il est donc normal qu’il soit long pour Google de pouvoir réimposer des règles sans avoir l’air de fermer un système qui n’avait auparavant aucune restriction (prsonnalisation, mise à jour..)

      Cela dit et malgré ça, pour répondre de façon claire et brève. Malgré les disparités des versions du système, le “Play Service” est installé sur 92% des appareils Android. C’est plus que les installations d’iOS7 par exemple sur l’ensemble des appareils.
      Or c’est le play service qui garantit l’accès aux nouvelles fonctionnalités du système Android.
      Alors que de son coté iOS met les appareils à jour mais les ampute d’une partie des fonctionnalités. Mon choix est fait.
      L’accès aux applications perdure, ce qui pose parfois problème lors d’une mise à jour sur iOS.

      La “fragmentation” a beau etre une des critiques majeures d’android elle n’est pourtant plus un problème depuis longtemps…

  5. Un peu à côté de la plaque… 🙂

    Motorola: Google est venu assez tard dans la “guerre des brevets”. Ils avaient relativement peu de brevets préférant investir dans l’innovation plutôt que dans la protection. Ils en ont acheté pas mal pour pouvoir “discuter” avec des sociétés comme Apple et Microsoft qui en ont fait un business. En gros: “Vous bloquez notre produit, ou celui d’un de nos partenaires, on bloque le votre.”

    Le lancement d’une multitude de services, qui ferment 3 ans plus tard: Ce n’est pas une erreur, mais une stratégie. Plutôt que de dépenser 50 millions en études marketing, ils dépensent 50 millions en lançant un produit. Si le produit marche, tant mieux! Sinon ils ont acquis de l’expérience, des idées, des brevets, une culture de l’innovation, des employés motivés à innover.

    Forcing des app google: Google ne force rien! Pour preuve Amazon, Nokia, et d’autres fabricants qui n’ont pas les apps google.
    Mais je suis d’accord sur le fond, que les applications devraient pouvoir être enlevées – les applications de Google ainsi que les applications du fabricant. Mais Google reste une entreprise qui doit vivre de ses produits… donc c’est un peu normal qu’ils poussent leurs produits – le développement d’Android n’est pas gratuit!

    Concernant la fragmentation, prend l’exemple de Windows ou de l’iPhone est pas très pertinent. On ne peut pas mettre iOS 7 sur l’iPhone 3, ou sur l’iPad 1… J’ai des problèmes aussi car je ne peux pas mettre des anciennes version de Windows embeeded à jour. Je suis d’accord sur le fond, mais la comparaison est mauvaise. De plus google ne peut pas gérer tous les fabricants, leur mises-à-jour, le développement de leur sur-couches graphiques. Le problème des mises-à-jour des terminaux ne vient pas de Google, mais du fait qu’une mise à jour doit être gérée par des ingénieurs, qui doivent adapter les couches que le fabricant à modifiée afin de rendre son téléphone “unique”. Cela n’est pas toujours facile, surtout quand Android a besoin de plus de mémoire car il y a plus de fonctionnalités et que les fabricants ont énormément modifié la version “google” de base. Ce n’est pas forcement dans l’intérêt du fabricant qui fait surtout de l’argent sur la vente.

  6. Avec déjà 3 commentaires décriant la qualité de l’article, j’aurai bien aimé que les dissidents appuient un peu plus leur propos.
    Se contenter de dire “non c’est pas vrai, c’est nul, c’est moche” c’est un peu comme crier au loup.
    Quelques sources pour expliquer pourquoi tout ceci est si faux ?

    • Oui effectivement on peut détailler point par point mais ca va etre long

      Rien que sur Motorola:
      Android était en grand danger, et de ce fait les constructeurs, à cause d’un grand manque de brevet. Sans le rachat de Motorola, le système aurait été en difficulté. C’était donc indispensable.
      Ensuite sur les 12 milliards dépensé, Google en a récupéré 2,5 en revandant la branche Box de la société.
      Ensuite, ils ont taillé dans les effectifs et les résultats financiers négatifs ont permis à Google de bénéficier de grosses réductions d’impots aux US comme le prévoit la loi le temps de remonter la société.
      Ils ont allégé les effectifs, transféré des ingénieurs intéressants pour leurs équipes et récupérés des projets comme le téléphone ARA qui s’il est un succès remboursera de loin le rachat de motorola.

      Enfin la revente à Lenovo a permi de récupérer encore un peu d’argent, plutot que de laisser mourir la société. Comme Google l’a dit le smartphone est un marché trop concurrentiel et trop installé. Ca ne les intéresse pas d’y etre constructeur.

      On pourrait détailler tous les autres points ou presque.

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