Les 8 plus grosses erreurs de Google

Si la firme de Mountain View fait aujourd’hui partie des entreprises les plus puissantes du monde, cela ne l’a pas empêché de commettre de nombreuses erreurs tout au long de son développement. Petit récapitulatif des plus mauvaises décisions de la firme américaine.

Le rachat et la revente de Motorola

© AFP
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Racheté à prix d’or par Google, le fabricant de Smartphones Motorola n’a pas rapporté un sous à la firme de Mountain View. En réalité, la filiale a même fait perdre de l’argent au géant du Web, et causé quelques tensions avec les principaux partenaires du groupe, qui voyaient d’un très mauvais œil l’intention de Google de venir les concurrencer. Si Google a également racheté Motorola pour son portefeuille de brevets, l’opération financière du groupe a été jugée par de nombreux experts comme catastrophique. A un tel point que deux années plus tard, Google se décidera à revendre Motorola au géant chinois Lenovo, se débarrassant ainsi d’un fardeau devenu très lourd à porter. Paradoxalement, les smartphones de Lenovo conçus sous l’ère Google seront les terminaux les plus vendus, et sont aujourd’hui vu comme un véritable trésor de guerre par Motorola…

La fermeture de Google Reader

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Utilisé par plusieurs centaines de milliers de personnes dans le monde, le flux RSS de Google était probablement l’outil le plus populaire de suivi d’actualités de la toile. Difficile de comprendre dans de telles circonstances les raisons qui ont poussé Google à débrancher le Reader et priver les utilisateurs d’un service pourtant aussi pratique. D’autant plus que tous les ex-concurrents de Google ont profité de cette occasion pour faire le plein de nouveaux clients. Trop has been pour Google, le flux RSS aurait semble-t-il encore un bel avenir devant lui…

Chrome OS et le Pixel

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Système d’exploitation maison, basé sur les services cloud de Google, Chrome OS n’a pas été un franc succès commercial, si ce n’est peut être auprès des établissements scolaires. Très limité au niveau de ses fonctionnalités, incompatible avec les programmes classiques, et pratiquement inutilisable hors ligne, Chrome OS est tout juste bon à équiper des machines low-cost utilisées pour des tâches basiques comme le surf sur Internet ou la consultation de ses photos. Plus surprenant, Google a commercialisé un modèle haut de gamme, le Pixel, doté d’un écran de très haute résolution et destiné aux graphistes. Un positionnement étrange qui n’a bien sûr jamais fait décoller les ventes du Pixel… Alors, le Chromebook, inutile? Pas forcément, puisque comme l’estiment de nombreux experts, une fusion entre l’OS cloud de Google et Android pourrait lui donner une seconde jeunesse!

Le lancement des Google Glass

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Annoncées il y a plus de deux ans, les Google Glass ne sont toujours pas officiellement disponibles à la vente pour le grand public. Si des milliers de développeurs ont commandé leur exemplaire, le nombre d’applis disponible reste très limité et rares sont ceux qui trouvent une réelle utilité au gadget. Même les évangélistes des Google Glass ont retourné leur veste et critiquent aujourd’hui les lunettes de réalité augmentée de Google, qui étaient censées bouleverser notre mode de vie. Impossibles à utiliser sans le smartphone, elles offriraient une autonomie très limitée (quelques heures tout au plus), et seraient dotées d’un APN et d’une caméra bien en deca de ce qu’on avait pu voir dans la démo de Google sur scène. Pour le moment, Google n’a pas encore communiqué la date de lancement des lunettes, ni le prix définitif, qui devrait tourner autour de 500€… Futur flop en vue?

Le lancement d’une multitude de services, qui ferment 3 ans plus tard

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Chaque année, Google sacrifie une demi douzaine de ses services et applications. L’entreprise américaine ferme généralement les services les moins populaires mais aussi ceux qui s’intègrent moins bien dans son portfolio de produits. Outre le Google Reader, nous citerons aussi le réseau social Orkut, le service Google Currents ou encore iGoogle. L’entreprise américaine a heureusement entrepris une réorganisation complète de ses services en fusionnant certaines applications, avec notamment sa messagerie unifiée Hangouts. Une stratégie tardive qui aura conduit à l’exode de plusieurs millions d’utilisateurs, mais qui aura le mérite de ramener un semblant d’ordre le portfolio d’applications du géant.

Le forcing des applis Google dans Android

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Depuis quelques années, Google force les fabricants de Smartphones Android à intégrer ses applis dans leurs produits. Maps, Hangouts, Gmail font désormais partie intégrante du système. Une stratégie qui n’est pas du goût de tous, puisque la mémoire disponible se retrouve limitée, et surtout le forcing de ces applis empêche les fabricants de se différencier les uns des autres. La grogne qui gagne progressivement les fabricants risque d’ailleurs d’en pousser davantage à investir dans les OS concurrents. On se souvient notamment des déboires de Samsung avec Google, qui avait laissé entendre au groupe coréen que l’intégration de Tizen, un OS maison, dans ses montres, n’était pas de son goût. Le fabricant coréen, qui tente de se détacher de l’emprise de Google en développant son propre OS, avait pris la décision très controversée d’opter pour son propre OS pour sa gamme de montres connectées.

La fragmentation d’Android

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Cela a longtemps été le talon d’Achille du système d’exploitation de Google. Contrairement à l’iPhone ou à Windows Phone, l’OS de Google est mis à jour, mais seule une partie des terminaux reçoivent la dernière version du système d’exploitation, avec pour conséquence cette fragmentation du système. Ainsi, si un possesseur de l’un des premiers iPhone a pu installer plusieurs versions d’iOS sur son terminal, le possesseur de Smartphone Android doit généralement se contenter d’une grosse mise à jour. Heureusement, les choses évoluent et KitKat aussi bien qu’Android L devrait rétablir un semblant d’équilibre…

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