Fondée par trois jeunes Wallons passionnés par l’e-commerce et la mode, Fripe est une petite startup belge qui entend révolutionner la manière dont les internautes interagissent pour revendre leurs vêtements de seconde main.

© Bruno Dalimonte / Le Soir

En vogue depuis des années déjà sur des sites de seconde main comme eBay ou 2ememain.be, le « vide-dressing » permet d’économiser de petites fortunes sur ses achats, mais aussi de récupérer une partie de ses investissements en revendant les vêtements restés au placard depuis trop longtemps.

Il y a plein de trucs qu’on ne met jamais et qui ont pourtant une valeur réelle” explique Nicolas Delrez, l’un des trois co-créateurs de Fripe. Des vêtements qui trainent dans une armoire et qui pourraient financer d’autres achats…

Reprenant le concept des sites de seconde main comme eBay, qui proposent à leurs membres de revendre leurs vêtements d’occasion moyennant un pourcentage de la vente, Fripe intègre un certain nombre de fonctionnalités inédites.

Un service qui lorgne sur les réseaux sociaux

Le site parvient à se différencier des autres sites de ventes en ligne grâce à son approche très sociale. A mi-chemin entre le service en ligne et la communauté, Fripe intègre un certain nombre de fonctionnalités directement héritées des réseaux sociaux, tels que la messagerie en ligne, un système de réservations, un système de notifications, des commentaires sur les objets mis en vente, la possibilité de suivre certains vendeurs et même de disposer de sa propre friperie, un sorte d’espace privé qui fait office de boutique.

Simple à utiliser, Fripe, permet de mettre en vente un objet en quelques clics seulement. “C’est un univers qui nous plait. Nous sommes sensibles à la mode” explique Henry Daubrez, le second fondateur de Fripe. Si les visuels étaient importants dans ce projet, la simplicité d’accès et l’interactivité entre les membres jouent  un rôle clé  sur Fripe. “On a une jolie vitrine et on a envie que les gens se contactent!”

De la suite dans les idées

Nous travaillons tous les trois dans des sociétés différentes et travaillons sur Fripe durant nos heures de temps libre” déclare Nicolas. Difficile dans de telles conditions d’avancer à grandes enjambées. Pourtant, les développeurs prévoient un certain nombre de nouvelles fonctionnalités pour l’année en cours.

Le nombre croissant d’utilisateurs mobiles a poussé les trois collaborateurs à s’intéresser au développement mobile, et une application devrait finir par voir le jour d’ici quelques mois sur smartphones. En attendant, les développeurs prévoient le lancement d’une application HTML 5 (une Web app), qui permettra aux utilisateurs de smartphones de surfer en toute simplicité sur leur site sans installer d’application sur leur terminal.

Et si jusqu’à présent les utilisateurs devaient s’arranger entre eux pour la livraison des achats, en tablant sur une remise en main propre ou un virement bancaire, il sera bientôt possible de payer directement avec Paypal et de se faire livrer ses achats via Kiala.

Enfin, les concepteurs réfléchissent également à plusieurs solutions pour personnaliser davantage encore l’expérience. A l’image de Foursquare ou de la Xbox 360, Fripe pourrait bientôt intégrer son propre système d’Achievements, qui prendraient la forme de “badges à collecter”. Les utilisateurs pourront également remporter des points en réalisant différentes actions sur le site, que ce soit en “suivant” un autre utilisateur ou en vendant un objet. La monnaie virtuelle permettrait alors de bénéficier de fonctionnalités supplémentaires comme l’ajout d’un plus grand nombre de photos ou l’augmentation de la taille de certaines illustrations.

Difficile de ne pas noter les ressemblances entre Fripe et Pinterest.

“Le choix du design n’est pas anodin”

Au total, Fripe compte actuellement plus de 2127 utilisateurs, parmi lesquels une immense majorité de femmes. En réalité, plus de 95% des personnes inscrites sur le service seraient des utilisatrices. Des femmes âgées de 18 à 28 ans “qui passent beaucoup de temps sur des réseaux sociaux tels que Pinterest.

Et sans grande surprise, c’est justement ce réseau social duquel les trois collaborateurs se sont inspirés pour concevoir Fripe. “Le choix du design n’est pas anodin” explique Nicolas, qui estime que le visuel joue un rôle crucial pour attirer de nouvelles utilisatrices.

Avant la fin de l’année, Fripe espère élargir son audience et passer le cap des 5.000 membres. Avec un pourcentage de ventes en hausse (actuellement, 12% des objets exposés sont vendus), plusieurs centaines de nouveaux objets en vente chaque semaine et une communauté de “gold users” (des utilisatrices très impliquées dans le projet) qui ne cesse de croître, Fripe semble avoir trouvé la recette du bonheur…

Néanmoins, il faudra sans doute plusieurs années avant que le réseau prenne son envol. “Il s’agit d’un produit qui sera rentable sur le long terme” explique Nicolas. “Les chiffres continuent de grimper, et il y a une semaine, il y a eu un peu plus de 100 articles vendus en l’espace de 7 jours seulement.”

“Pour l’instant, c’est le bouche à oreille qui fonctionne le mieux” explique Henry. A la recherche d’un investisseur, qui sera avant tout un mentor pour les trois jeunes collaborateurs, Fripe table également sur une monétisation à moyen terme avec un système de commissions sur les achats en ligne, une éventuelle intégration publicitaire et l’achat de packs de points qui permettront aux utilisatrices qui sont prêtes à lâcher quelques euros de disposer d’un sérieux atout sur leurs concurrentes.

Disponible uniquement en français pour le moment, Fripe devrait également être décliné en néerlandais dans les prochaines semaines.

On en parle sur le forum.

1 COMMENTAIRE

  1. Sympa, mais rien de neuf. Niveau interface c’est du pinterest mixé avec polyvore. Juste que le contenu ici c’est de l’occasion.
    Les lifestyle addicts connaissent bien ces deux sites..

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