Avez-vous déjà songé à partager vos secrets les plus intimes sur les réseaux sociaux? Aux Etats-Unis, de plus en plus d’internautes partagent avec de parfaits inconnus leurs plus grands secrets en usant de divers stratagèmes pour ne pas être reconnus…

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Vous avez trompé votre femme et le secret pèse lourd sur votre conscience? Vous avez triché au dernier examen et souhaitez vous repentir? Ou vous souhaitez simplement partager quelques secrets profondément enfouis dans votre passé avec de parfaits inconnus? De prime abord, Facebook semble l’endroit le moins indiqué pour partager avec des inconnus ses secrets les plus intimes. La moindre publication est en effet accessible à tous les contacts et amis de l’utilisateur, et l’idée de voir son secret se répandre dans son cercle de connaissances a de quoi effrayer n’importe quel internaute.

Pour contourner les règles, de nombreux étudiants américains ont trouvé un stratagème : la création de groupes de confessions affiliés à de prestigieuses universités. Les confessions publiées ne sont accessibles qu’aux membres du groupe, composé de parfaits inconnus, et reste donc dans l’anonymat. Des habitudes hygiéniques aux secrets d’enfance en passant par les questionnements journaliers, les groupes de confessions permettent aux membres du réseau social de partager leurs secrets avec le reste de la communauté sans craindre de voir ces informations révélées à leurs proches. Utilisées également comme pages de soutien, pour arrêter de fumer par exemple, ou s’entraider pour un examen, les groupes sont de plus en plus utilisés par les jeunes Américains pour demander l’avis de leurs semblables par le biais d’enquêtes et de sondages, utilisant des services garantissant l’anonymat, comme SurveyMonkey ou Google Forms.

Difficiles à contrôler, tant pour les parents que pour les autorités ou Facebook, les groupes de confession sont devenus monnaie courante outre-Atlantique. Véritables espaces de relaxation, ils permettent aux jeunes de s’exprimer sans craindre de moqueries. Ils peuvent néanmoins s’avérer également de dangereux outils, placés entre de mauvaises mains. Comme le rappellent certaines institutions, le risque de voir certaines informations diffusées au grand jour reste bien réel, et certains faits de harcèlement ont déjà été révélés dans les médias. De plus en plus populaire, la tendance a même éveillé l’attention de Facebook, qui affirme suivre de près les habitudes de ses utilisateurs tout en indiquant que tout cela reste en accord avec la législation en place…

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[ Source : Mashable ]

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