L’équipe du physicien hongrois Albert-László Barabási travaille depuis 14 ans sur le projet “Opte. Ce dernier a pour but de représenter les connexions entre les pages web sous forme de nébuleuse afin de dessiner une représentation graphique de la Toile.

© OpteProject

Tenter de s’y retrouver dans cette masse de lignes inter-croisées n’est pas chose aisée. Pour faciliter le démêlage, Albert-László Barabási a eu l’idée de représenter les différentes parties du monde par des lignes de couleurs. Ainsi, l’Asie hérite de la couleur rouge, l’Europe, le Moyen-Orient et l’Afrique du vert, l’Amérique du Nord du bleu et l’Amérique latine se voit dotée de la couleur jaune. Les IP inconnues sont représentées par des lignes blanches. Ca va mieux ?

Les conclusions de cette étude aux proportions gargantuesques révèlent que les inter-connexions entre les pages web ne doivent rien au hasard. Ces dernières suivent un classement hiérarchisé en fonction de critères géographiques et thématiques. Ainsi certaines pages sont beaucoup mieux reliées à d’autres de par l’intervention de centres d’inter-connexions ou “hub”. Ces “hub” peuvent prendre la forme de Facebook ou de Google par exemple. Un chiffre choc ressortant de l’étude ? Toute page web n’est qu’à 19 clics d’une autre.

Selon le blog scientifique de la Smithsonian Institution, Barabási traite de parallèle cette inter-connexion en la comparant à l’organisation des êtres humains, qui ont tendance à se regrouper en communauté, dans la vie réelle ou virtuelle. Les “hub” centralisent les liens vers une foule de pages différentes, créant cette connexion et ce regroupement, singeant la hiérarchisation humaine.

L’importance de ces “hub”, sans qui l’Internet serait bien moins lié et connecté, sont la force vitale de la Toile, mais également sa plus grande faiblesse. En rassemblant autant de liens, ces “hub” sont des cibles de choix pour les attaques virtuelles malveillantes. Une attaque réussie pourrait mettre à mal le Web entier, reléguant certaines pages dans des “trous noirs”. Heureusement, ces “hub” sont les parties les plus protégées du Web, toujours selon le site de la Smithsonian.

Et vous quel est votre Hub ?

 

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