Apparu en 1992 au Japon, le MiniDisc est rapidement devenu une alternative très sérieuse au CD et à la K7, avant de voir ses ventes décliner au début des années 2000. 21 ans après son introduction, Sony annonce la commercialisation du dernier modèle de lecteur MiniDisc.

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Programmée depuis des années, la disparition du MiniDisc n’aura fait aucune vague. 21 ans après son lancement, le baladeur qui faisait fureur au Japon s’éteint dans l’anonymat.

Considéré pendant des années comme un concurrent du Walkman et du DiscMan, le lecteur de MiniDisc a connu son apogée à la fin des années 90. Plus stable qu’un lecteur de disques portable et offrant des capacités de stockage développées (jusqu’à 1Go), il a malheureusement souffert de son format trop petit, qui rendait sa lecture impossible sur d’autres supports, mais aussi de la popularité du CD, qui l’a rapidement dépassé.

Cette semaine, Sony a annoncé la commercialisation du dernier lecteur MiniDisc, prévu pour le mois de mars prochain au Japon. Seulement quelques milliers d’exemplaires devraient être commercialisés, après quoi, le format sera considéré comme définitivement éteint.

Après avoir stoppé la production de lecteurs MiniDisc en septembre 2012, Sony écoule donc ses derniers modèles à des prix qui seront très certainement bradés. Une aubaine pour les collectionneurs?

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3 Commentaires

  1. Le gros problème du mini disc était qu’il était impossible de gérer numériquement le mini-disc. Obligé d’enregistrer dessus comme une vulgaire cassette audio…

  2. Le MD était au CD ce que la K7 était au vinyle. Pour ma part, j’en ai encore quelques dizaines avec un bon lecteur. Les musiques que j’y ai enregistrées resteront encore 🙂 Mais j’écoute désormais bon nombre d’entre elles en format mp3. format qui a véritablement supplanté le MD, et qui prendra de plus en plus de place dorénavant. Le support de lecture physique est appelé à devenir un snobisme ou une antiquité.

  3. @Soy. Beaucoup de MD avaient une entrée optique permettant de faire une copie numérique de CD. Il permettaient également de tagger les pistes. Le format de compression ATRAC utilisé réduisait le débit numérique à 320kb/s, c-à-d au niveau du meilleur encodage MP3.
    C’est véritablement la mémoire flash qui a tué tous les autres supports…

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