Cet avertissement vient du professeur émérite en droit du travail Roger Blanpain et devrait en faire réfléchir plus d’un. “Ce sont des foutaises de dire qu’une page Facebook est privée”. Plus tôt dans la journée, le tribunal du travail de Louvain avait estimé fondé le licenciement d’un manager de l’entreprise Option qui avait publié des critiques à l’encontre de son employeur sur sa page Facebook.

Le salarié licencié, Dirk D., originaire de Leefdaal et âgé de 50 ans, avait posté à plusieurs reprises des critiques sur son employeur, réagissant notamment à la chute des résultats trimestriels de l’entreprise et à ses contacts avec une société chinoise. Selon la direction d’Option, ces commentaires ont duré dix mois. Le tribunal du travail de Louvain avait jugé fondé le licenciement. Par ses commentaires, le manager s’est discrédité en tant que salarié fiable, motivé et loyal, a estimé le juge.

De son côté, le quinquagénaire affirmait que les messages postés sur Facebook étaient de nature privée et réclamait de ce fait 60.000 euros à titre de prime de licenciement. “Ce sont des foutaises. Facebook est une chose publique et ce que l’on met sur internet l’est tout autant. Un salarié doit estime et considération à son employeur et si tel n’est pas le cas, cela peut être un motif de licenciement immédiat”, a précisé le professeur Blanpain.

A relire à ce sujet, notre dossier: “Sur Facebook, tout n’est pas permis”

(d’après belga)

4 Commentaires

  1. Fini de s’exprimer.
    Plus la panoplie de moyens de communications augmente, plus la liberté d’expression diminue.
    C’est étrange…

  2. “Un salarié doit estime et considération à son employeur et si tel n’est pas le cas, cela peut être un motif de licenciement immédiat”

    Oui bwana, bien bwana, tout de suite bwana

  3. Mittal estime et considère ses travailleurs?
    Qui va le condamner?
    Parler de justice… Parlons-en… Lorsqu’elle sera moins lâche et prendra ses responsabilités.

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