Google a annoncé mercredi qu’il allait commencer à vendre de la musique numérique par internet, rivalisant ainsi directement avec le magasin en ligne iTunes d’Apple ou avec Amazon.

“Nous sommes heureux d’annoncer que vous pouvez désormais acheter des millions de chansons depuis” la plate-forme d’applications du groupe, Android Market, a commenté le directeur des produits de Google, Paul Joyce, lors d’une présentation à la presse à Los Angeles. Il a ajouté que ce service, Google Music, était désormais disponible gratuitement pour les résidents des Etats-Unis.

Source : engadget

Il est dès maintenant possible d’acheter des titres numérique sur Android Market, et Google Music sera décliné dans les prochains jours en versions pour téléphones multifonctions et les tablettes électroniques fonctionnant avec le système d’exploitation du groupe, Android, a expliqué Google. “Un accord avec Google pour la vente de notre catalogue est révolutionnaire à plusieurs niveaux”, a commenté Robert Wells, président des activités numérique d’Universal Music. “Nous nous attendons à ce que cela représente un flux de revenus important pour nos artistes”,a-t-il ajouté en rejoignant d’autres responsables de l’industrie musicale sur scène pendant la conférence de Google.

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(afp)

1 COMMENTAIRE

  1. Il y a quelques années, si on voulait vendre de la musique, il suffisait d’ouvrir un magasin dans une région où il y avait de la demande, peu importait si on était un énorme prestataire ou pas.
    Sur internet, les choses sont fondamentalement différentes: le comportement des internautes fait qu’un “petit site” ne pourra jamais concurrencer un “gros site” (car qu’on vende un morceau à 1 client ou à 10’000 clients, les coûts pour mettre cette chanson à disposition sont les mêmes tandis que les gains sont totalement différents).
    On nous a vendu la libre entreprise en argumentant que la concurrence régulariserait le marché. Mais la concurrence ne fonctionne pas sur internet (ou du moins: sur internet, c’est flagrant).
    Les grands groupes risquent également d’imposer leur protocole, détruisant la décentralisation du web et le transformant en minitel 2.0, s’appropriant ainsi un espace public qui était censé revenir aux internautes.

    Il faudrait donc réguler le commerce des biens non rivaux sur internet pour rétablir une décentralisation et interdire les protocoles fermés (plutôt que d’inventer des lois stupides contre le piratage)

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