En septembre 2008, Google créait la surprise en lançant son propre navigateur web, Chrome. Sa ligne épurée, presque austère, allait rapidement être adoptée par ses concurrents. Tout en relançant une concurrence effrénée entre navigateurs web, qui profite aujourd’hui aux utilisateurs. Français né en Belgique, Arnaud Weber fait partie de la « Chrome team » depuis son lancement, après avoir travaillé pour Netscape, l’ancêtre de Firefox. Cet ingénieur a expliqué au Soir ce que Chrome avait déjà changé depuis son lancement.

Après un peu plus de trois ans d’existence, comment analysez-vous la progression de Chrome dans le paysage des navigateurs web ?
Nous avons pas mal de raisons d’être très satisfaits. Chrome a grandi très vite. Aujourd’hui, 160 millions de personnes l’utilisent au moins une fois par semaine. Et nous allons poursuivre ce rythme d’innovation rapide avec une nouvelle version rendue publique toutes les six semaines.

Vous parlez d’innovation. Quelles sont les nouveautés récemment intégrées à Chrome ?
Outre la sécurité, l’un de nos objectifs prioritaires est d’offrir aux internautes un navigateur toujours plus rapide. La dernière version de Chrome est six fois plus rapide que la première. Et cette première version était elle-même beaucoup plus véloce que tous les navigateurs qui existaient à l’époque.

Y a-t-il eu un impact de Chrome sur ses concurrents ?
C’est indéniable ! La philosophie de notre logiciel a déteint sur tous les autres navigateurs. Tous ont simplifié leur interface en s’inspirant de Chrome. C’est d’ailleurs exactement ce que nous souhaitions. Tous les produits de Google sont liés au web. Notre stratégie est donc de tout mettre en œuvre pour que tout le monde dispose d’un accès rapide et sûr. C’est pourquoi le code de Chrome est ouvert aux autres programmeurs.

Certains craignaient de voir Google faire de son navigateur un point de passage obligé pour utiliser pleinement vos applications…
Cela n’a jamais été notre stratégie. Toutes les applications Google fonctionnent sur n’importe quel navigateur respectant les standards du web. Non seulement il n’entre pas dans nos intentions d’éliminer les autres navigateurs mais, au contraire, nous collaborons avec Microsoft et Firefox pour créer des standards pour l’internet.

Comment va évoluer le web à moyen terme ?
Notre conviction est que personne ne pourra s’imposer avec des technologies fermées. D’autre part, nous pensons que les plateformes mobiles vont prendre de plus en plus d’importance. En ce qui concerne Chrome, nous restons obsédés par les mêmes challenges : gagner en rapidité et en sécurité à chaque nouvelle version. Nous avons encore beaucoup à créer.

ALAIN JENNOTTE

1 COMMENTAIRE

  1. Bonjour moi j’avais chrome maintenant je suis passé a firefox mais le problème c’est que firefox ne traduit pas les page

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