Le nombre de sites web en forte baisse en Chine

Entre 2009 et 2010, leur nombre a chuté de 41%, selon un rapport de l’Académie chinoise des sciences sociales.


On le sait, la Chine régule sévèrement l’internet.  Les chiffres en attestent. En 2010, la Chine comptait 1,91 millions de sites en moins que l’année précédente. Les mesures strictes de contrôle mises en place par le gouvernement ciblent les sites étrangers et chinois au contenu indésirable (critique des dirigeants et du Parti communiste, Tibet et dalaï-lama,  révolution culturelle, secte Falun Gong, pornographie, …).

En Chine, la police de l’internet se compose de plus de 30.000 agents est assistée par 280.000 honkers, appelés aussi hackers rouges, qui orientent les forums et dénoncent les internautes. Un travail de fourmi, quand on pense que le Chine compte pas moins de 457 millions d’internautes, la plus importante au monde. Quant à Facebook, Twitter et Youtube, ils sont tout simplement interdits. Les chinois ont leur alternative : Renren et Weibo.

Si le nombre de sites a chuté, le nombre de page web a augmenté. 60 milliards de pages en plus, ce qui peut sembler enorme, mais ramené au nombre d’internautes, cela fait 7.6 pages par personne. Le microblogging a aussi explosé. Le nombre de comptes ouverts s’élevait à 63 millions à la fin de l’an dernier. Les services sont passés de 17 à 88 en moins d’un an. Le plus populiare est “Red Microblog”, étroitement surveillé.

Pour contourner la censure, les internautes chinois utilisent un vocabulaire spécifique. C’est surtout le cas des jeunes, qui developpent un langage propre au web, incompréhensible par la majorité. L’utilisation de mots français ou anglais peut aussi permettre d’échapper à la censure par mot-clés.

Céline Navarro (st.)