Mark Zuckerberg a récemment plaidé pour, mais la loi américaine l’interdit. Invité d’un chat, ce mercredi, David Lallemand, chargé de communication auprès du Délégué général aux droits de l’enfant, estime que l’école doit s’adapter plutôt qu’interdire. « Le décalage est immense et incohérent » entre l’usage que les jeunes font des nouvelles technologies et leur quasi absence à l’école, estime-t-il.

« Les nouvelles technologies de l’information et ceux qui y exploitent des idées qui mobilisent en masse (comme pour Facebook) comporte des dangers, il serait idiot de le nier. Mais elles ouvrent aussi de nouvelles perspectives de rencontre, d’échange, de mélange culturels. Il est important de ne pas rater le rendez-vous avec le futur. A ce titre il faudrait sans doute une révolution à l’école pour qu’elle prenne plus et mieux en compte ces technologies qui sont finalement présentes partout dans la vie de nos enfants sauf pendant leurs heures de cours. Le décalage est immense et incohérent », estime David Lallemand.

Il ne nie pas que les nouvelles technologies amènent parfois des problèmes. « Le Délégué général a été saisi de plusieurs plaintes concernant des exclusions de jeunes de leur école parce qu’ils avaient publié des commentaires concernant leurs professeurs sur leur page Facebook. Avec de bonnes notes et un comportement exemplaire. Exclus sans condition. » Là encore, l’école semble manquer de répondant. « L’école panique devant ce qui lui échappe et veut faire des exemples », affirme David Lallemand, pour qui « toute interdiction est inutile et hypocrite. »

Faut-il dès lors ouvrir toutes les portes, et permettre aux plus jeunes un accès sans restriction aux réseaux sociaux ? « Nos enfants ont le droit d’être protégé, c’est vrai. Mais la Convention internationale relative aux droits de l’enfant consacre aussi leurs droits à la liberté d’expression, à s’associer librement, à avoir et à exprimer une opinion qui puisse être différente de celle de leur parents. Ces libertés incluent donc les moyens de diffuser cette opinion. », estime le chargé de communication auprès du Délégué général aux droits de l’enfant.

Mais Facebook n’agit-il pas comme une drogue auprès de certains, incapables de « décrocher » plus de cinq minutes, au risque de ne plus savoir se concentrer, sur les devoirs par exemple ? Pour David Lallemand, « chaque produit de consommation qu’il soit réel ou virtuel engendre bien sûr de possibles dépendances. Là où certains adultes semblent être “addict” aujourd’hui, c’est peut-être parce qu’une éducation adéquate leur a manqué. Ne ratons pas l’occasion de travailler sur les nouveaux médias et leur gestion avec les jeunes d’aujourd’hui. Cela signifie une meilleure rencontre sur ces technologies que maîtrisent mieux les “natifs” (donc les jeunes) avec les adultes. Nous devons revoir notre manière de travailler avec nos enfants.»

L’accès à Facebook aux moins de 13 ans ?

1 COMMENTAIRE

  1. Le “bon” usage de ces technologies relève davantage de l’éducation que de l’instruction. L’école n’arrive déjà pas à enseigner suffisamment (en qualité et en quantité, pour des tas de raisons), il est indécent de reporter sur elle cette éducation-là. On déresponsabilise les parents, qui sont pourtant les mieux placés pour encadrer leurs enfants devant l’ordi.

    • l’instruction civique, ça vous dit quelque chose?

      le respect des autres et de al vie privée?

      on devait enseigner dans les écoles au plus tôt que facebook,c’est comme un site pornographique, impossible de se montrer humain et respectueux dans un environnement qui prône tout son contraire.

      tout comme un devrait bruler sur la place publique ces prof qui donnent des dictées en sms.

  2. […] aux nouvelles technologies, mais avant de commencer à vouloir éduquer les élèves, il y a pas mal de travail à faire du côté des enseignants (est-ce qu’il vous viendrait à l’idée d’aller vous cacher pour écouter ce que […]