Le groupe américain Google s’est vu contraint de retirer certaines applications de sa boutique en ligne Android Market, certaines d’entre-elles présentaient un risque d’utilisation malveillante.

Le géant de l’Internet a annoncé samedi avoir désactivé plusieurs applications malveillantes qui figuraient sur l’Android Market. Des internautes rapportaient, la semaine dernière, que des applications disponibles sur l’Android Market contenaient un cheval de Troie, capable d’obtenir les données personnelles des utilisateurs. Au total, une cinquantaine d’applications ont été retirées.

Selon Google, ces applications malveillantes ont affecté les smartphones disposant d’une version 2.2.1 d’Android, ou antérieure. La firme de Moutain View assure avoir retiré les applications concernées de l’Android Market et avoir suspendu les comptes des développeurs associés. En ce qui concerne les applications déjà installées sur les smartphones, Google indique avoir utilisé une commande qui a permis de les désactiver à distance, sans intervention de l’utilisateur.

“Cela est l’un des nombreux outils que l’équipe d’Android peut utiliser pour prémunir les usagers contre les applications malveillantes”, note Google. Au mois de juin, deux applications d’un expert en sécurité avaient également été désactivées à distance.

Voici le nom des applications : Falling Down, Super Guitar Solo, Super History Eraser, Photo Editor, Super Ringtone Maker, Super Sex Positions, Hot Sexy Videos, Chess, Hilton Sex Sound, Screaming Sexy Japanese Girls, Falling Ball Dodge, Scientific Calculator, Dice Roller, Advanced Currency Converter, APP Uninstaller, Funny Paint, Spider Man.

1 COMMENTAIRE

  1. Cela est l’un des nombreux outils que Google…
    Que Google met à votre disposition pour mieux contrôler tout ce que vous faites…

    Welcome Big Brother

  2. Ha-ha-ha ! Imaginez un peu le tollé sur ce forum et d’autres, si vous remplaciez le mot Google par le mot Apple…

  3. Ça ne serait jamais arrivé si Android se comportait comme une vraie distribution linux:
    1) des mises à jour fréquentes et directes (la faille exploitée par le trojan était apparemment déjà corrigées, mais les constructeurs/FAIs n’ont pas jugé nécessaire de mettre à jour)
    2) des dépôts logiciels gérés par une communauté d’utilisateurs, ce qui empêche de voir apparaitre les applications du premier venu éventuellement vérolées
    3) des logiciels libres, compilés par les paquetageurs (ou au pire des logiciels issus d’entreprises sérieuses): il est impossible de détecter si un logiciel non open-source contient ou non du code malicieux (est-ce que vous accepteriez de manger un repas dont le cuisinier refuse de donner la recette aux autorités de contrôle sanitaire ?)

    La faute en incombe aux utilisateurs d’Android trop bête pour se rendre compte des dangers qui les menacent (et donc pour faire pression sur Google/les constructeurs/les FAIs pour avoir une politique plus intelligente).