Crédits : AFP

Un Belge arnaqué de 3000€ sur WhatsApp

Alerte : une nouvelle arnaque sévit sur WhatsApp.

Jo, un Flamand de 63 ans, raconte son histoire au journal Het Belang Van Het Limburg. “Les fraudeurs sur WhatsApp profitent souvent de problèmes de santé pour extorquer de l’argent. Jo Lambrechts a perdu 3 000 euros parce qu’il voulait aider alors qu’il souffre lui-même d’un cancer”, introduit le journal.

Un père, une fille, un escroc

La victime commence, “un jour, j’ai reçu un WhatsApp de ma fille”. Le message indiquait, “Papa, peux-tu enregistrer ce numéro ? Mon vieux téléphone portable ne fonctionne plus”. Ensuite, dans les jours qui ont suivi, le père et sa fille ont échangé plusieurs messages, sur la météo, le travail ou encore leur santé.

Un bon jour, Jo a reçu un message un peu plus explicite. Dans ce dernier, on pouvait lire, “Parce que mon vieux téléphone portable ne fonctionne pas, je ne peux pas faire de transactions bancaires en ligne. Mais je dois m’occuper de deux factures aujourd’hui. Tu peux les payer pour moi ? Fais-le quand tu es reposé”. Ce que le père s’est empressé de faire, pensant échanger avec sa fille.

Les premiers doutes

En clair, suite à deux virements de 1 493 et 1 497 euros, sa fille lui a demandé de l’aider à effectuer deux autres paiements de 1 499 euros chacun à N Tshisungu. “Pendant que je faisais cela, j’ai commencé à avoir des doutes”, se rappelle Jo. Il ajoute, “j’ai appelé ma banque et CardStop, où l’on m’a informé que ma carte avait été immédiatement bloquée”. Seul problème : l’argent avait déjà été déposé et viré.

En tout, il a déposé environ 3000 euros sur un compte et 1500 euros sur un autre. Pire encore, en plus du virement en tant que tel, les arnaqueurs se sont emparé de toutes les données bancaires du créditeur. “Les fraudeurs savent comment choisir leurs victimes et cibler leur point faible”, regrette Jo.

Pas de remboursement intégral

Grâce au blocage de sa carte, Jo a réussi à récupérer un tiers de cette somme. Malheureusement, sa banque, KBC, n’a pas accepté de le rembourser pour les deux tiers restants. Et ce, alors qu’il possède l’assurance internet. Suite à cette affaire, KBC a indiqué, “En raison de notre devoir de discrétion, nous ne pouvons pas donner d’informations sur les cas individuels. (…)”. Elle promet qu’elle effectue des contrôles proactifs pour éviter que ses clients ne tombent dans le piège.

Jo a répliqué, “un juge a récemment estimé que les banques sont trop promptes à rejeter la faute sur le client en cas de phishing”. Vivant actuellement grâce aux indemnités de maladie suite à un cancer, il espère tout de même récupérer son argent. Pour rappel, l’hameçonnage, ou phishing en anglais, est une technique frauduleuse destinée à leurrer une victime pour l’inciter à communiquer des données personnelles en se faisant passer pour un tiers de confiance.

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