Il sera disponible à partir du 14 septembre prochain. 

La startup néerlandaise à l’origine du projet, qui avait à demi-mots admis l’échec de sa stratégie en 2017, récidive. Elle commercialisera en septembre sa troisième génération de smartphone. L’accent est cette fois placé sur le côté éthique du smartphone.

Composé à 40% de plastique recyclé, l’appareil est facturé 469€, pour une configuration de modèle milieu de gamme. Un tarif qui s’explique par la volonté du groupe de rémunérer de façon éthique ses fournisseurs ainsi que toutes les personnes ayant travaillé sur les chaines de production.

Avec son processeur Snapdragon 632, son écran Full HD et ses 4 petits Go de RAM, le Fairphone 3+ fait pâle figure face à la concurrence. Seul son capteur de 48 mégapixels est dans l’air du temps. La recette continue pourtant à séduire les consommateurs. En Belgique, Fairphone s’est même rapproché de Proximus pour la commercialisation du second modèle.

Les principaux arguments de vente de l’entreprise néerlandaise reposent sur l’éthique de son activité, le fait que certaines pièces du smartphone, comme sa batterie, puissent être remplacées et que l’appareil soit évolutif. Les propriétaires du Fairphone 3 pourront ainsi remplacer le module photo de leur appareil par celui de son successeur, moyennant un paiement de 94,9€. Un concept intéressant, qui a toutefois une durée limitée dans le temps.

En 2017, l’entreprise avait été rattrapée par la dure réalité des marchés. Son principal fournisseur avait décidé d’arrêter la production des composants de remplacement pour son premier smartphone. Et pour cause, puisque continuer à produire les composants en question n’était pas rentable. L’entreprise néerlandais avait alors déclaré : “après avoir essayé de trouver toutes les solutions possibles, continuer à produire des pièces détachées n’est simplement plus faisable économiquement parlant.” Les propriétaires du premier modèle étaient d’ailleurs nombreux à regretter de ne plus pouvoir trouver de pièces de remplacement quatre petites années seulement après la commercialisation du smartphone.