Du 8 au 9 novembre, Namur se met à l’heure des nouvelles technologies avec le KIKK Festival. Ce festival des arts numériques invite les visiteurs à découvrir des petites startups belges et étrangères qui exploitent des idées souvent originales avec beaucoup de succès. Du “Wall Printing” aux réseaux sociaux, en passant par l’Open Data, on vous dit tout de cette édition 2012!

© Etienne Froment

Le KIKK Festival a beaucoup de facettes, c’est un festival digital à travers duquel on essaye d’explorer les différentes facettes, culturelles, musicales, économiques,...” explique Gilles Bazelaire, directeur du projet. “On essaye de réunir pendant deux jours toute une série d’orateurs, de passionnés, de gens impliqués ou pas du tout.”  Et cela marche puisque le festival gratuit est déjà sold-out!

Namur, nouvelle terre du numérique?

Au total, 2000 à 2500 personnes sont attendues sur le festival. 80 orateurs et exposants sont programmés et 22 nationalités différentes devraient se rencontrer. “C’est quelque chose de très révélateur du succès du festival. Ca veut dire qu’on fait quelque chose qui attire les gens, qui viennent parfois de très loin.”

Il y a vraiment beaucoup de monde. On se dit qu’on est dans le bon. C’est un OVNI. Ca n’existait pas en Belgique, et même pour certaines particularités en Europe. Les gens se plaisent, ils sortent en disant que c’est innovant, inspirant. C’est l’une des meilleures choses qu’on puisse entendre. ”

Le festival permet non seulement de nombreuses rencontres, mais aussi de découvrir plusieurs aspects du numérique, à travers des conférences, des rencontres, des expériences, des workshops. “Le digital enveloppe tellement d’aspects de notre vie de tous les jours qu’on essaye d’en présenter le maximum pour avoir toutes les ficelles en main, l’appréhender le mieux possible.”

Au tournant d’un couloir, on croise Frédéric della Faille, le créateur de Checkthis!, une startup belge qui connait un réel succès et qui s’est installée à New-York. D’autres invités de marque sont également de la partie, d’un journaliste du Guardian à Steve Vranakis, un employé de Google Creative Lab.

© Etienne Froment

” Venez dédramatiser le digital”

Le digital, c’est souvent une affaire de geeks. Sauf que cette fois, on croise aussi des intellectuels, des artistes, des musiciens. Un peu de tout en fait. “On n’est pas un festival de geeks, on mélange les deux publics” explique Gilles Bazelaire.  “On ouvre la semaine de la créativité à Namur.

Le digital est un univers à portée de main. Un univers que la plupart des gens ne connaissent pas forcément et qui mérite plus d’attention. En Belgique, le digital représente également un univers de plus en plus attractif pour les créatifs.  “Il y a un moteur à la création de start-up en Belgique, ce qui est difficile c’est de convertir. On en a la preuve avec Checkthis. Il s’élève en Belgique et part tout de suite en Belgique. Je pense que le principe d’une start-up c’est d’aller très vite et de toutes façons aucune start-up ne va s’arrêter à un marché local comme la Belgique. Je pense que le particularisme belge est très propice à la startup: tester très rapidement un produit sur un petit marché. On dit souvent du marché belge qu’il est trop petit mais je pense que pour tester un produit il est parfait. ”

De la suite dans les idées

Gratuit, le KIKK Festival est un événement à ne pas manquer pour tous les amateurs de numérique. C’est aussi “un business model difficile” pour ses organisateurs, qui sont parvenus à garder une indépendance totale. Et à en croire ce qui se dit, la prochaine édition sera encore plus réussie. “Le succès d’aujourd’hui nous fait dire qu’on veut continuer dans la gratuité. On a envie de prendre une place plus importante à l’international.

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