Microsoft a planté sa tente, ou plutôt son Kinect Concept Loft, un petit paradis pour les grands enfants, amateurs du genre, dans les beaux quartiers de Forest. Les portes de ce loft s’ouvrent uniquement sur invitation pour les amateurs entre amis ou associés jusqu’au 10 novembre, date de lancement officiel de la Kinect.

Dans un immeuble bruxellois, trois pièces cosy sont équipées de la toute nouvelle plate-forme de jeu et de friandises à gogo. Le Kinect loft est animé par les gentils organisateurs des temps modernes : « l’idée c’est d’accueillir les invités dans son salon, comme s’ils allaient jouer chez un pote. » explique Mara Um, le maître des lieux.

Avec sa Kinect, Microsoft veut révolutionner le monde des jeux vidéo. Connectée à la Xbox 360 via un port USB, elle se joue sans manette : une caméra couleur et deux capteurs 3D reconnaissent la position et les mouvements des joueurs. Le corps humain prend le contrôle de son double virtuel, le temps d’une partie.
Les capteurs repèrent de 20 à 120 points sur le corps du joueur, mais certains jeux pourront aller bien plus loin. Le jeu de fitness Your Shape va jusqu’à calculer un million de points de repère. Zac, animateur du loft précise : « même la position des doigts peut tout changer dans ce jeu. Le paramétrage prend dix minutes pour que la machine repère le corps de la personne. »

L’installation de la Kinect est pourtant simple : une fois connecté à la Xbox 360, le capteur repère les lieux et s’adapte automatiquement. Le joueur se contente ensuite d’entrer dans l’espace de jeu – à deux mètres de la console – et la partie commence.

Mais la vraie question reste l’expérience de jeu. La prise en main, l’argument massue de Microsoft, se veut simple : plus de boutons et de combinaisons compliqués, le contrôle du jeu est intuitif. Et ça marche ! Même s’il faut un temps d’adaptation, la précision du détecteur de mouvement permet à n’importe qui de devenir lanceur de Javelot dans Kinect Sport, aventurier en herbe grâce à Kinect Adventure ou même se voir dans la peau de Lady Gaga avec le MTV Dance Center.

« Je ne savais pas que je savais jouer aux jeux vidéo » s’exclame Édouard après une course automobile dans Kinect Joyride. Il s’agit bien là du public visé : pour l’instant, les développeurs restent dans l’optique du party gaming, les jeux joués entre amis sans véritable histoire. Les gamers purs et durs n’y trouveront sans doute pas leur compte, une fois l’interface adoptée.

Avec la Kinect, on ne parle plus d’écran tactile, la pièce entière fait partie du jeu. « On n’est pas non plus assis dans un sofa en train balancer le bras » lance Zac en référence à la Wii et sa désormais encombrante Wiimote. La révolution qu’avait provoquée Nintendo avec sa console Wii est reléguée au passé, la Kinect propose une expérience bien plus complète et plus physique.

« C’est facile à l’utilisation pour un public qui n’a pas l’habitude des jeux vidéo, déclare Élyse après un cours de danse MTV Kinect. Puis pour les gens plus timides ou qui n’ont pas le courage ou le temps ça peut remplacer une soirée en salle de sport, c’est physique. » Le seul obstacle pourrait être le coût. Compter jusque 350€ pour la console Xbox 360 et la Kinect et 50€ le jeu. Un prix qui reste concurrentiel face aux autres plates-formes de jeux, mais qui pourrait rebuter les amateurs non avertis.
La Kinect arrivera dans vos lofts et magasins dès le 10 novembre, avec une quinzaine de jeux au catalogue.
Zoé de York