Après avoir coupé les ponts avec Huawei à cause des pressions du gouvernement américain, plusieurs fournisseurs du constructeur chinois espèrent que les États-Unis vont rebrousser chemin. Intel, Qualcomm et compagnies se sont associés pour demander l’annulation des sanctions à l’encontre de Huawei.

Depuis quelques semaines déjà, Huawei est la cible à abattre pour le gouvernement américain. Ce dernier a proclamé qu’il était interdit pour une entreprise américaine de travailler avec le constructeur chinois. Ainsi, Google et ses services, mais aussi Intel et Qualcomm ainsi que d’autres entreprises américaines n’ont pas eu d’autres choix que de prendre leurs distances avec Huawei.

Mais aujourd’hui, certains grands noms des fabricants de pièces de télécommunication tentent de faire annuler les sanctions du gouvernement américain à l’encontre de Huawei. On peut notamment citer les fournisseurs de semi-conducteurs Intel et Qualcomm.

L’agence de presse allemande Reuters rapporte que de hauts responsables d’Intel et Xilinx – autre grand fabricant américain de semi-conducteurs – se sont entretenus avec le ministère du Commerce afin de tenter de trouver une solution.

Ces entreprises américaines insistent sur le fait que les sanctions du gouvernement étasunien pourraient porter d’importants préjudices aux fournisseurs de Huawei. Selon celles-ci, les smartphones et ordinateurs qui intègrent des pièces produites par les sociétés américaines (Intel, Qualcomm et Xilinx) ne représenteraient pas les mêmes risques de sécurité que les infrastructures 5G que le groupe chinois tente de déployer à travers le monde.

Si Huawei semble prêt à relever le défi des États-Unis et à perdurer sans ses fournisseurs américains, ces derniers souhaiteraient continuer leurs échanges commerciaux avec le fabricant chinois. La Semiconductor Industry Association, Google et ARM se positionnent pour l’annulation des sanctions à l’encontre de Huawei.

Après avoir pris sa décision, le gouvernement américain avait annoncé laisser trois de sursis à Huawei. Il se pourrait donc que les États-Unis reviennent – partiellement ou en partie – sur leur décision. Le dossier semble loin d’être terminé.