Présenté comme étant le premier jeu vidéo d’aventure documentaire, Kursk, s’annonçait comme un titre ambitieux, retraçant les évènements survenus lors du naufrage du sous-marin russe K-141.

Le titre a été développé par le studio polonais Jujubee, auteur pour la première fois d’un titre de cette ampleur, et l’équipe a voulu mettre le paquet pour leur premier jeu PC, car plutôt habitué à des productions pour mobiles. L’arrivée du jeu accompagne celle du film, sortie au même moment dans les salles obscures et tous deux ne partagent rien de plus qu’un nom et le sujet historique qui l’accompagne.

Un tel projet n’est pas à prendre à la légère, surtout lorsque l’on repense à la triste réalité du sous-marin Kursk. Le titre de Jujube reprend donc les faits réels tout en apportant une histoire fictive introduite avec son personnage principal. Petite pirouette scénaristique, celui-ci est un espion anglo-saxon infiltré au sein du sous-marin et on se croirait presque dans le synopsis d’un film de 007 pour l’occasion.

Malheureusement, le jeu est loin d’être aussi réaliste que ce que les développeurs promettaient. En dehors de la représentation du sous-marin et du sentiment d’immersion que le titre nous procure, que l’on doit avant tout au travail sonore, on reste sur notre faim.

Graphiquement, le titre est loin de ce que l’on pourrait retrouver de mieux, même en prenant en compte un budget de production limité. Malgré cela, le titre reste acceptable et l’on peut s’en accommoder, d’autant plus que ce n’est pas le seul élément à être relativement limité.

L’aventure n’est pas très longue et se résumera principalement à un enchainement de quêtes sans grand intérêt. Celles-ci nous amèneront aux quatre coins du sous marin, qui lui devient très rapidement un véritable dédale. L’effet couloir est donc bien présent, mais il reste toutefois excusable compte tenu du contexte, on regrette cependant le manque de diversité et la monotonie des quêtes principales.

Malgré les nombreux éléments à collecter et les quelques mini-jeux présents, qui rallongent artificiellement la durée de vie du jeu, l’aventure de Kursk n’est pas bien longue. Il ne faudra pas plus de 6 heures pour voir le bout du jeu.

Souffrant également d’un gameplay vraiment rigide et mou, en plus d’être énormément scripté, le jeu ne donne que très peu de liberté au joueur. Il faudra donc rester patient lors de la répétition des animations lors d’un passage d’une salle à une autre.

Heureusement, cette idée originale d’espionnage, introduite via le protagoniste principal, amène un peu de fraîcheur en apportant quelques petites quêtes secondaires supplémentaires. Celle-ci ne se résumant simplement qu’à de la prise de photographies, à du crochetage de serrures, ou à des hacks de codes secrets par le biais de quelques mini-jeux.

L’immersion, quant à elle, est bien présente et il faut souligner le travail fait avec brio par les différentes équipes sonores, que ce soit pour le sound design, la bande originale, ou les doublages. Les doublages sont d’ailleurs disponibles en anglais ou en russes et il est possible de retrouver tous les textes traduits en français. Les sons couplés aux musiques du compositeur Mikolai Stroinski, qui sont vraiment de qualité, rendent l’expérience dans le sous-marin plus intense. Seul bémol, on arrive à remarquer quelques rares sons et doublages manquants.

Conclusion

Alors que l’on s’attendait à une expérience immersive, d’un réalisme glaçant, on ne retiendra de Kursk une expérience bâclée. Ses libertés scénaristiques et son gameplay simpliste en font un titre malheureusement peu intéressants à parcourir. La qualité du travail sonore ne permet pas de sauver un navire qui touche déjà le fond. Kursk aurait pu être un brillant hommage à cette catastrophe sous-marine, qui a marqué l’histoire de la NAVY il y a maintenant 18 ans.

Kursk

3.9

Gameplay

2.5/10

Contenu

4.0/10

Graphismes

4.0/10

Bande son

6.0/10

Finition

3.0/10

Les + :

  • Une bande sonore de qualité
  • De bons doublages
  • Les mini-jeux old school

Les - :

  • Un gameplay mou et rigide
  • Un scénario minimaliste
  • Trop court
  • Graphismes vraiment très moyens
  • Des quêtes anecdotiques