Uber pourrait échapper aux poursuites judiciaires concernant l’accident qui impliquait l’une de ses voitures autonomes et qui a coûté la vie à une piétonne. 

Les faits remontent en mars de l’année dernière. Une jeune femme est décédée après avoir été percutée par un véhicule autonome d’Uber. La voiture en question était alors encore en phase de tests lors des faits. Un événement dramatique qui avait soulevé de nombreuses questions sur cette forme de technologie.

Dans ce cas précis, le site Quartz rapporte que le service de voitures avec chauffeur (VTC) ne soit pas mis en cause. « Après un examen très approfondi de tous les éléments de preuve présentés, le bureau du procureur a conclu qu’il n’y avait pas lieu d’engager la responsabilité pénale de la société Uber dans cette affaire », indique la procureure en charge du dossier. Mais cela ne signifie pas qu’Uber est tranquille.

En effet, la société est toujours au centre de deux autres enquêtes judiciaires, celle menée par le Conseil national de sécurité des transports et celle de l’agence fédérale américaine chargée de la sécurité routière, comme le rappelle Reuters.

Les premiers éléments de l’enquête indiquaient un problème interne au véhicule. Le système de freinage d’urgence était désactivé ce qui indique que la voiture autonome avait bien détecté la passante, mais avait tout de même choisi de poursuivre sa route.

Étant donné que le véhicule était toujours en phase de test, une personne était présente dans le véhicule pour assurer le bon déroulement du test et la sécurité des autres automobilistes et piétons. Or, il a été clairement démontré que la personne n’était pas concentrer sur la route. Elle regardait une émission de télévision lorsque l’accident a eu lieu et n’a donc pas pu reprendre le contrôle de la voiture pour éviter le drame.

Seule la conductrice pourra donc être poursuivie au pénal. La procureur espère avoir de nouveaux éléments sur les circonstances de l’accident et la réactivité de la conductrice lors du procès. De son côté, Uber avait arrêté les tests sur la route de ses véhicules autonomes jusqu’en décembre dernier.