Nouvel acteur sur le segment du streaming vidéo, Sooner entend venir concurrencer Netflix, Disney + et Prime Vidéo avec un catalogue de près de 7.000 films.

Vous vous souvenez sans doute d’UniversCiné, la plate-forme de vidéo à la demande belge, qui avait lancé il y a quelques années une plate-forme de streaming en illimité baptisée Unkut. Ladite plate-forme change de nom et revient sous un nouveau branding. Place aujourd’hui à Sooner.

Une plate-forme européenne

L’initiative ne vise pas seulement à relancer Unkut. Comme nous l’a expliqué Maxime Lacour, le responsable de la plate-forme, Sooner est une initiative commune de plusieurs acteurs qui vise à imposer une marque forte au niveau européen. La nouvelle plate-forme est également présente en Suisse, en Allemagne, en France, au Luxembourg, aux Pays-Bas et elle sera bientôt lancée en Autriche également.

Le lancement de Sooner signifiera l’arrêt d’UniversCiné et d’Unkut.

“C’est à la fois un nouveau label et une nouvelle identité, c’est aussi de nouveaux partenariats” nous explique le responsable de la plate-forme. “La plupart des contenus proposés sont les mêmes dans tous les pays, mais certains contenus sont spécifiques à la Belgique.”

Une plate-forme tout-en-un

Le concept de Sooner est un peu particulier parce qu’il ne s’agit pas uniquement d’une plate-forme de streaming en illimité à la Netflix. Les utilisateurs peuvent également louer des films à la demande et les acheter. On retrouve donc aussi un peu d’iTunes dans Sooner.

La plate-forme innove également avec une formule premium qui donne accès à des avant-premières, des événements. “On voulait constituer une communauté autour de la plate-forme” nous explique Maxime Lacour.

Au total, on retrouve près de 7.000 films sur la plate-forme. Environ 2.500 sont accessibles via la formule d’abonnement. Les autres sont proposés à la location ou à l’achat. “C’est le plus vaste catalogue de films en SVOD en Belgique.”

On y retrouve des films belges, français, européens, des productions indépendantes mais aussi des productions américaines, comme John Wick par exemple. Des films des studios Ghibli sont de la partie, aux côtés de productions de Martin Scorcese et de plus petits films indépendants de Belgique, Suède, Pologne ou Russie. Il y a beaucoup de diversité dans le catalogue.

Si, dans un premier temps la plate-forme ne proposera que des films, elle devrait accueillir dès 2021 des séries également. Il s’agit en tout cas de l’un des objectifs de la plate-forme sur le long terme.

Il faudra en revanche se contenter uniquement de VF et de VOSTFR. Pas de sous-titres dans toutes les langues donc, ni même de sous-titres en anglais, ce qui reste un gros point d’attention pour certains cinéphiles.

Accessible uniquement via le web pour le moment

Le lancement de Sooner se fait toutefois dans la douleur puisque la plate-forme n’est pour l’instant disponible que via un navigateur. “C’était l’un des enjeux pour nous. Nous avons une plate-forme en début de rodage. Nous n’avons pas encore lancé l’application mobile mais elle arrive. Les applis mobiles seront là d’ici quelques semaines” nous assure Maxime Lacour. Sur le long-terme, Sooner devrait aussi être disponible sur consoles et certaines marques de téléviseurs.

Des tarifs attractifs

L’offre de Sooner démarre à 7,99€/mois. A ce prix, les abonnés ont accès à plus de 2.500 films sur un seul écran à la fois. Une formule familiale à 4 écrans est proposée à 9,99€/mois et une formule premium incluant 3 locations de nouveautés hors-illimité est proposée à 14,99€/mois. Une formule étudiant est également accessible à 6,99€/mois. Des tarifs qui restent très compétitifs face à Netflix, pour un catalogue très riche, mais qui manque toutefois d’exclusivités. Contrairement à Netflix, Amazon Prime et Disney, Sooner ne produit en effet pas ses propres contenus.