Le constructeur et éditeur de jeux vidéo japonais manifeste de l’intérêt pour cette technologie, alors que le groupe trouvait le concept « ni fun, ni social » il y a encore quelques mois.

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Au détour de ses résultats financiers publiés, le nouveau PDG de Nintendo, Tatsumi Kimishima, a également fait mention de la réalité virtuelle. Nintendo a en effet des « projets de nouveaux business » et fait le tour des « possibilités de la réalité virtuelle ». La société japonaise a réalisé une année correcte mais a tout de même enregistré une chute de 31% de son bénéfice par rapport à l’année dernière, pour un montant estimé à 304 millions d’euros.

Alors que sa console de salon, la Wii U, peine à trouver son public et réalise de mauvaises performances et que sa console portable, la 3DS, arrive à la fin de son cycle de vie, Nintendo cherche de nouveaux filons à exploiter. Le groupe a déjà pris des décisions en ce sens en développant sa première application pour smartphones appelée « Miitomo » et en s’alliant avec un éditeur de jeux sur mobiles : DeNA.

La VR pourrait donc être une nouvelle piste à explorer. Dans tous les cas, l’industrie du jeu vidéo bouge déjà en ce sens avec le développement de casques chez les principaux constructeurs : le Playstation VR de chez Sony, l’Hololens de Microsoft, l’Oculus Rift racheté par Facebook en 2014 pour 2 milliards de dollars ou encore l’HTC Vive de chez SteamVR. Le dernier essai en matière de VR chez Nintendo était le Virtual Boy, sorti en 1995. Le casque est réputé pour avoir été le plus grand échec commercial du constructeur.

Yassine Mazouni (St.)