La jeune pousse construit un algorithme particulièrement élaboré pour proposer des suggestions d’écoute et de découverte nettement plus fines. Elle convainc déjà l’industrie européenne. Il s’agit clairement d’un sujet d’actualité qui oppose plusieurs services de lecture en ligne: si les playlists d’Apple Music sont plus qualitatives, elles sont également jugées particulièrement élitistes vis-à-vis de Spotify dont les sélections sont davantage automatisées, se rapprochant de ce que téléchargent réellement les gens. Du côté de Google, Eric Schmidt soulignait récemment les avantages de l’apprentissage automatique pour déterminer ce que les utilisateurs de Google Music souhaiteront balancer à leurs tympans. Musimap veut mettre tout le monde d’accord avec un algorithme approchant la perfection: il tient compte de 50 millions de morceaux catalogués suivant 11.000 mots-clés, 1.500 genres et sous-genres, 390 types d’humeur et une centaine de contextes. L’interfaçage de cette quantité importante de données livre des connexions intéressantes entre des chansons populaires et des choses à découvrir. En d’autres termes, l’entreprise transforme du big data en beautiful data comme le montre cette fleur représentant les principales catégories. Le long travail de cette soixantaine d’experts ayant participé à l’élaboration de ce service commence à porter ses fruits puisque, selon Vincent Favrat, CEO de Musimap, l’entreprise, couvée chez LeanSquare à Liège, a été conviée à la foire d’investissement finlandaise Slush qui consacre les 25 meilleures progressions technologiques européennes. En décembre, les Transmusicales de Rennes seront également le théâtre d’une présentation officielle du produit. Deux reconnaissances qui poussent à croire qu’un débarquement au sein de la Silicon Valley est possible. Dossier à suivre… Vincent Favrat