Nouvelle tendance depuis l’arrivée de l’iPhone 5s sur le marché, les capteurs d’empreinte digitale ont été adoptés par la majorité des fabricants. Considérés comme un argument de vente, leur intérêt reste pourtant très limité pour la majorité des utilisateurs. On le sait, les utilisateurs cherchent avant tout un smartphone fluide, doté d’un bon APN et capable de tenir plus d’une journée avec une seule charge. Pourtant, les fabricants de smartphones s’acharnent à introduire de nouvelles fonctionnalités révolutionnaires, comme le paiement NFC, le chargement sans fil ou encore le capteur d’empreinte digitale, sans tenir compte des souhaits de leurs clients. Popularisé par l’iPhone 5s, le capteur biométrique commence à trouver un certain écho auprès de la communauté Apple, et même chez certains autres fabricants. Plus en tout cas que le chargement sans fil ou le paiement par NFC, qui peinent à décoller. Mais ces capteurs biométriques ont-ils réellement un quelconque intérêt pour le consommateur ? Les capteurs biométriques ont deux utilités majeures sur smartphones. Ils permettent tout d’abord de débloquer son smartphone plus rapidement qu’en encodant le mot-de-passe nécessaire pour accéder à l’écran d’accueil du terminal, et ils permettent de valider un paiement sécurisé sur son mobile. Si l’idée est en soi plutôt intéressante, l’utilité du capteur biométrique est somme toute relative à l’intérêt du consommateur pour ce type de sécurité. Nombreux sont en effet les propriétaires de smartphone qui ne protègent pas l’accès à leur terminal, que ce soit pour une question de rapidité d’exécution ou parce qu’ils estiment que le risque de perdre leur terminal est trop faible. Certains OS, comme Windows Phone, sont même dépourvus de ce type de système de sécurisation renforcée. Pour l’utilisateur lambda, le capteur biométrique n’a en effet qu’un seul et unique intérêt : protéger photos, emails et SMS de ses proches, qui connaîtraient éventuellement le mot de passe de leur session. Désormais intégré à la plupart des smartphones haut de gamme, le capteur biométrique pourrait cependant s’imposer comme un nouveau standard sur mobiles, contrairement à la recharge par induction, qui est toujours vue comme une fonctionnalité accessoire par les principaux fabricants. Qu’on le veuille ou pas, nos empreintes digitales deviendront certainement un allié très précieux au cours des prochaines années dans la protection de nos données et permettront éventuellement de protéger à terme l’accès aux données de certains sites ou services, comme iCloud, qui a récemment fait l’objet d’une très grave faille de sécurité.