Apple est-il en train de tuer Internet?

Par posté le 2 février 2011

Les voix se multiplient pour critiquer la vision très réduite que tenterait d’imposer la firme de Steve Jobs.

«J’ai cru que c’était un gag et j’ai raccroché. Puis j’ai eu un moment de panique, mais heureusement qu’Apple m’a rappelée. Ils m’ont dit que ce n’était pas une blague et que j’étais la gagnante.» Star d’un jour, Gail Davis empochait ainsi samedi 22 janvier un bon de 10 000 dollars. Quelques minutes plus tôt, l’une des filles de cette mère de famille anglaise venait d’installer «Paper Glider», un jeu gratuit dont le but est de diriger un avion en papier.

Il s’agissait alors de la dix milliardième application téléchargée depuis le lancement, en juillet 2008, de l’App Store d’Apple. Et la machine s’accélère: sur les seuls douze derniers mois, sept milliards de téléchargements ont eu lieu sur les 160 millions d’iPhone, iPod Touch et iPad dans la nature. Ce succès impressionne. Il inquiète, aussi. Aujourd’hui, plusieurs voix s’élèvent pour affirmer qu’Apple tue le Web à petit feu.

Il y eut d’abord Tim Berners-Lee, l’un des inventeurs du Web: «(Avec iTunes), vous n’êtes plus sur le Web. Ce monde est centralisé et entouré de barrières. Vous êtes emprisonné dans un magasin unique, plutôt que d’être sur un marché ouvert. Ce magasin a beau avoir des fonctionnalités merveilleuses, son évolution est limitée au bon vouloir d’une seule société», affirmait-il en novembre. Mi-janvier, Jimmy Wales, fondateur de Wikipédia, renchérissait, à propos du magasin d’applications d’Apple: «Quand vous possédez un appareil […] et que vous voulez acheter un logiciel, vous ne devriez pas devoir obtenir la permission de quelqu’un d’autre. Je pense que c’est très important. […] Les applications sont une menace à l’ouverture du système», affirmait-il.

Apple construirait ainsi une immense prison dorée, offrant à ses clients un espace clos où tout serait facile d’utilisation mais aussi sévèrement contrôlé. Contacté par Le Temps, Josh Bernoff, analyste chez Forrester, explique: «En fait, les applications augmentent la diversité des interactions possibles sur Internet. Mais plus les applications contrôlées par une seule société – que ce soient celles d’Apple ou de Facebook – sont répandues, plus cette société décide de ce qui est disponible. Si vous passez votre vie devant un écran d’iPhone, vous aurez une expérience moins variée que les gens qui utilisent un navigateur web. Et à la fin, cela pourrait limiter l’énergie mise par des développeurs dans des sites web.»

La menace est claire: moins de diversité. Les consommateurs en sont-ils conscients? «Ils s’en fichent, estime Josh Bernoff. Pour eux, les applications sont fun. Ils ne réalisent pas le défi posé en amont aux créateurs de contenu. Ils pensent juste qu’il est ennuyeux que leur iPhone ne supporte pas Flash, sans penser aux implications stratégiques plus globales.»

Contacté, Apple n’a pas souhaité réagir. Mais le 18 janvier, Tim Cook, remplaçant de Steve Jobs à la tête de la firme, défendait la simplicité de ses produits: «Nous croyons profondément que notre approche intégrée offre à nos clients une expérience nettement meilleure qu’une approche fragmentée. […] Notre approche enlève tout souci de complexité à l’utilisateur au lieu de le transformer en intégrateur de système.»

Apple défend son système fermé et contrôlé en expliquant qu’il garantit des logiciels de qualité à ses clients. Il défend aussi son modèle économique – une commission de 30% est prise sur toute vente de logiciel via ses magasins en ligne – en mettant en avant les success stories des développeurs. Ainsi, la semaine passée, Apple soulignait que l’éditeur du logiciel d’édition d’image Pixelmator avait dépassé le million de dollars de revenus après 20 jours de vente sur le Mac App Store d’Apple – preuve selon Apple que tout le monde y trouve son compte. Similaire à l’App Store (pour iPhone et iPad), le Mac App Store est un magasin central pour télécharger des logiciels sur son Mac. Déjà, certains craignent que la firme de Steve Jobs ne soit tentée, à l’avenir, d’imposer exclusivement ce canal de vente, afin de contrôler ce qui s’installe sur ses ordinateurs – et de toucher ces 30%.

Il y a des systèmes fermés. Et alors? écrivait mi-janvier Dan Frommer, journaliste à Business Insider: «Le système d’Apple est de loin la meilleure plate-forme mobile pour y faire du business. L’écosystème iTunes/iPod domine toujours. Facebook détruit Google dans le domaine des réseaux sociaux – alors même qu’il s’agit d’un monde fermé – et ses 600 millions d’utilisateurs se moquent de savoir que leurs données sont enfermées chez Facebook.»

Et Dan Frommer de pointer du doigt Google, qui parle sans cesse d’ouverture mais qui peine à convaincre. Car si son système Android pour téléphone progresse vite, Google se réserve le droit, a posteriori, de retirer des applications de son magasin en ligne. Et même si son système offre nettement plus de possibilités aux utilisateurs que l’iPhone ne le permet, il offre au final lui aussi une vision étriquée de l’Internet résumée à des milliers d’applications.

Anouch Seydtaghia (Le Temps)

A lire aussi : “Les dangers sont nombreux”

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51 Comments

  1. Schollaert

    2 février 2011 at 15 h 22 min

    simplement pour dire que Apple à toujour réagis de cette manière. ils mettent sur le marché un produit qui explose et après quelques mois, voir 1 ou 2 ans cela périclite.
    ordinateur, tél, et maitenant iphone.

  2. Averell

    2 février 2011 at 15 h 41 min

    “Contacté par Le Temps, Josh Bernoff, analyste chez Forrester, …”

    Tststs … c’est pas beau d’utiliser des outils de traduction en ligne sans même relire !!! Et encore moins de ne pas citer la source originale !! Ca s’appelle du plagiat, je crois …

    • Seb

      2 février 2011 at 16 h 09 min

      Si si la source y est : Anouch Seydtaghia (Le Temps) :-)

    • Zantafio

      2 février 2011 at 16 h 21 min

      “Le Temps ” est un quotidien suisse…
      Et non une traduction de “The Times” ou du “Time”.

      Et l’article est signé par le journaliste de ce périodique…

      • Nicky

        2 février 2011 at 21 h 09 min

        Mort de rire, il y a des gens qui ne réfléchissent pas avant de critiquer…

    • heyjoe

      2 février 2011 at 17 h 35 min

      “le temps” est un journal suisse, l’équivalent de notre “le soir”

  3. thedew

    2 février 2011 at 15 h 53 min

    Apple ne tue pas Internet… ce sont les acteurs d’Internet qui le tue en voulant absolument développer une App pour l’iPhone/iPad alors qu’ils pourraient très bien développer un site internet efficace pour l’iPhone.

    Pour moi un des éléments clés qui étend encore un peu la durée de vie d’Internet est que Apple reste très fermé sur les Applications à valider (et quelque part c’est son choix et à nous de l’accepter ou non).

    Développer une App à tout prix, c’est céder à la solution facilité.

    • Fred

      10 février 2011 at 3 h 25 min

      sachant en plus qu’il est plus facile de développer un site web en php/mysql qu’une application en objective C/cocoa.

  4. Philippe

    2 février 2011 at 15 h 59 min

    Après Gates, c’est Jobs qui se fait lapider. Pourtant, tout le monde sait que toutes les apps sont crackables. Comme tous les softwares fonctionnant sur Windows ou MacOs. Mais que ces deux visionnaires soient très riches, ça dérange beaucoup de monde, et on est prêt à leur intenter tous les procès du monde. Et l’UE s’est fait en passant 997.000.000 d’euros sur le dos de MS…

  5. JU

    2 février 2011 at 16 h 12 min

    “Et même si son système offre nettement plus de possibilités aux utilisateurs que l’iPhone ne le permet, il offre au final lui aussi une vision étriquée de l’Internet résumée à des milliers d’applications.”
    Vraiment pas d’accord sur la conclusion car le navigateur d’Android permet une consultation du web dans son intégralité; même les sites flash. Il y a juste moins d’applications natives.
    A part ca, excellent article!!

  6. Jean Kulacek

    2 février 2011 at 16 h 43 min

    La réalité, c’est que la plupart des organes de presse sont inquiets de l’hégémonie qu’Apple est en train d’acquérir avec l’iPad sur le segment des tablettes. Car qui dit iPad dit seulement deux méthodes pour y diffuser du contenu : soit créer un site web compatible iPad (càd sans Flash), soit créer une iApp, avec obligation de passer sous les fourches caudines du californien pour la validation, et d’en plus lui verser 30% du revenu.

    Et ça les fait flipper grave qu’un intermédiaire de ce poids (américain en plus!) vienne s’immiscer dans leurs futures relations d’abonnement avec leurs lecteurs.
    Donc tout le monde sur le pont, branle-bas de combat, et haro sur Apple.

    On assiste depuis quelques semaines à de grosses manœuvres de l’ensemble du secteur pour tenter de décridibiliser la marque à la pomme – qui a déjà réagit en lançant une nouvelle campagne de pub.

    • ôli

      2 février 2011 at 17 h 36 min

      oh et vous oubliez que pour pouvoir imlementer une iapp, il faut absolument macosx, donc une machine apple, ET un iphone,imachin..
      ces dernières machines sont liées à un abo gsm dans le cas de l’iphone

      l’auteur aurait du mettre ca en avant..

      apple,c’est avant tout la vente forcée sous le couvert du “chez nous,c’est ++mieux”

  7. Jan

    2 février 2011 at 17 h 01 min

    “qu’il garantit des logiciels de qualité à ses clients” : FOUTAISE !

    Les logiciels Apple sont aussi bugués voir plus que ceux de Windows avec des fonctionnalités moins avancées et personne ne s’en plaint.

    Il faut juste être fan d’Apple pour ne pas s’en rendre compte.

    • Xavier

      2 février 2011 at 18 h 13 min

      à mon avis, vous n’avez jamais travaillé avec un Mac… Moi je travaille avec 5 PC et 2 Macs. Si j’avais le choix, je remplacerais ces 5 PC par 5 Macs. Je parle en connaissance de cause: Mac est plus performant, logiciels bon marché, pas de virus et c’est plus beau.

      • pascal

        2 février 2011 at 18 h 52 min

        @Xavier, tellement mieux que la plupart des utilisateurs tournent avec un émulateur windows pour pouvoir travailler avec des logiciels “pour tous le monde” et pas juste mac!!! moi j’ai 1 mac et 3 pc dont un tourne sur linux et l’autre sur android et franchement, si je pouvais, je remplacerais le mac par n’importe lequel des autres …
        et tu devrais voir ma tour, mon mac fait pâle figure à coté ,…faut juste savoir regarder ailleurs que ce qu’on t’as obligé de regarder…si je me fais bien comprendre..!!!

        • ted

          27 février 2011 at 4 h 08 min

          Envoie des photos pour que chacun puissent juger, tu n’as pas le “goût parfait”, sinon investis sur ta personne … !

  8. w00rz

    2 février 2011 at 18 h 08 min

    Apple ne fait rien d’autre que de continuer dans sa logique, et qui pourrait les en blâmer?
    Il faut leur reconnaître qu’ils sont trop souvent les seuls a prendre l’utilisateur par la main (que cela plaise ou non, d’ailleurs), ce qui est pourtant nécessaire pour la plupart des gens. Leurs logiciels ne sont effectivement souvent pas de meilleure qualité ou plus surs que la concurrence (voire même parfois moins), mais l’expérience finale est plus rassurante pour monsieur tout le monde.

    Je partage moi aussi les inquiétudes sur la domination croissante de ce modèle autoritaire. Mais je pense aussi qu’on ferait mieux de s’en inspirer (dans le monde du logiciel libre j’espère!) pour conquérir le grand public, plutôt que d’en vouloir a Apple parce-qu’ils leur donnent aux gens ce qu’ils demandent, au final.

  9. Vince

    2 février 2011 at 18 h 46 min

    Le but de toute société cotée en bourse est de faire de l’argent (merci pour ma pension). Apple contrôle tout depuis l’hardware jusqu’au software dans un but clair, innovations, qualité et donc la préservation de leur “business model” qui génère leurs revenus.

    Les apps tuent l’internet, elles sont le résultat de l’absence de standard et l’impossibilité de faire tourner des applications indépendamment du type de téléphone ou directement sur le “browser”. (cela me rappel de le temps de l’Apple II, Comodore, TRS). L’apparition d’un WebOS qui permettrait de faire tourner des applications directement dans le browser pour être dangereux pour Apple, peut-être également une des raisons de l’absence de flash sur le iPhone.

    La nouvelle approche est de remplacer le gratuit par du pas (trop) cher… Aux Etats-Unis, si vous voulez entendre en entier la dernière chanson de Justine Beber aller l’acheter sur iTunes car aux Etats-Unis elle n’est pas diffusée sur les radios.

    • Hregrin

      9 février 2011 at 0 h 32 min

      Ça existe déjà. Ça s’appelle EyeOS. Et ça n’utilise pas une ligne de Flash. Accessoirement, c’est également plus ou moins ce vers quoi s’oriente Google avec Chrome OS.

  10. Pingback: Belgium iPhone » Apple est-il en train de tuer Internet?

  11. Ben

    2 février 2011 at 19 h 18 min

    Les “store” d’applications, ça existe sous Linux depuis un petit temps et récemment, Ubuntu s’est même dôté d’une interface ressemblant à s’y méprendre au futur mac app store ! Après, s’il y a bien une chose sur laquelle on ne peut quasi rien reprocher à Apple, c’est la qualité de finition et l’intégration de son couple OS/Matériel. Je suis sous Mac depuis bientôt 3 ans, je travaille avec les 3 systèmes (Linux, Mac Os et Windows) et la seule chose qui me retient sous windows, c’est le fait que les développeurs ne font des jeux que pour Windows … Ca commence à changer grâce à l’iPhone qui demande aux développeurs de programmer en OpenGL pour la 3D et d’utiliser des systèmes “Unix”. On peut espérer que ça fera tâche d’huile et que bientôt, des plateformes comme Steam verront le jour sous Linux également, et là, on entrera dans une nouvelle ère de l’informatique :) .

    Les machines sous Mac Os sont d’un niveau de finition que très très peu de machines concurrentes peuvent atteindre. Quel portable offre des performances pareilles avec 8 heures réelles d’autonomie ? Quel “pc fixe” offre le niveau de finition et de confort d’un iMac 27″ ? Les prix sont peut-être élevés, mais certainement pas exagérés (à la sortie de l’iMac, tous les composants pris séparément coutaient plus chers que l’iMac assemblé. Bon, maintenant le prix est resté le même alors que nous sommes un an plus tard …) !

    Bref, oui, la “simplification” du Web par Apple (et par les développeurs qui bossent sur ces applications) est dangereuse. Mais lorsqu’ils refusent le flash, c’est à raison en grande partie … quel intérêt ? Encodons nos vidéos et nos sons dans un format libre et ouvert, cela forcera l’iPhone et Quicktime à supporter le FLAC, l’OGG. Il supporte déjà le H.264 ce qui est un premier pas. Pour le reste, les terminaux mobiles intelligents en sont à leurs débuts, et c’est à Apple qu’on doit la dématérialisation de la musique et l’arrivée en force des Smartphones et probablement des tablettes dans un avenir proche comme remplacement du PC portable “ludique” dans certains foyers.

    Je digresse beaucoup mais le sujet est passionnant. Il faut surveiller les monopoles et éviter des contrôles superflus. La seule chose qui m’effraie réellement est le contrôle strict de la publication d’applications. Je trouve qu’ils devraient juste mettre une partie sur leur store “à vos risques et périls” et/ou à disposition sur le net et dès qu’on télécharge une application non-approuvée, on perd la garantie. Ca ne serait que justice (puisqu’avoir le pouvoir d’installer n’importe quoi donne le pouvoir de rendre complètement vulnérable le matériel).

  12. lalou

    2 février 2011 at 19 h 25 min

    et moi (79 ans) je suis fan de Apple depuis 1991, et n’en démords pas
    c’est le plus facile, le plus beau et le meilleur ll
    vive le copain Steve, et toutes ses super-inovations
    cherchez ailleurs !!!!
    mon mari est sur PC et c’est la m……

  13. civo

    2 février 2011 at 20 h 21 min

    Pour ma pars monsieur Apple ne tue pas le web mais est arrivé à comprendre nos besoins.
    Apple a sorti l’iPad au moment où tout le monde parle d’écologie ce qui fait peur à tous les divers quotidiens car moins de papier utiliser (ce n’est pas un mal….)
    Tout cela ne tue pas le web mais c’est une suite à l’évolution.
    Si cela tue le web pourquoi tout le monde (grand quotidiens, enseigne de magasins, etc…) veux sont application iphone iPad personne les y obligent.

  14. Chappuis

    2 février 2011 at 21 h 59 min

    @averell… bien essayé, mais en effet c’est un article du temps, un journal “Bien de chez nous”
    @Dan… pas d’accord, j’ai eu depuis 2001 (ou 2002) au moins 20 smartphone microsoft, orange SPV qtek, htc, clavier, touch, dual ,etc… et après ces 10 ans, ou j’ai essayé des os modifiés, corrigés, améliorer, j’etais toujours degouté. et depuis 6 mois sur iPhone 4, j’ai enfin ce que j’espèrai depuis 10 ans.
    par contre… j’aurai jamais un mac a la maison ;-)

  15. n_g

    2 février 2011 at 22 h 56 min

    Comme l’ont fait remarqué certains, Apple ne fait que tirer avantage du marché. Apple est effectivement coupable d’essayer de dévier un bien commun pour son seul profit, mais le grand public est également coupable de ne pas jouer son rôle de régulateur.

    Personnellement, je tiens plus le grand public responsable et je vois là un argument de poids pour plus le responsabiliser.

    Lorsqu’Apple propose un produit confortable, l’utilisateur ne peut pas dire: “ça me convient, peu importe si ce produit a des conséquences néfastes sur les autres” et donc favoriser ce produit même s’il détruit le bien commun qu’est Internet. C’est comme dire: “moi, j’aime bien le confort de ne pas avoir à enlever et retirer mes chaines, donc, je roule avec mes chaines toute l’année, et je m’en fous si les autres automobilistes doivent subir des routes dégradées ou si la commune (et donc finalement mes voisins) doit payer la réparation à cause de moi”.

    Bref, ce serait bien que l’État s’en mêle et défende l’intérêt général plutôt que l’intérêt individuel, soit en interdisant les pratiques dégradant le net, soit en taxant pour réparer les dégâts (que ceux qui cassent paient)

  16. Vince

    2 février 2011 at 23 h 06 min

    Tout ça est une tendance monopolistique naturelle, et ce n’est pas nouveau. SAP par exemple fait la même chose sur son marché.

  17. jerome

    3 février 2011 at 4 h 26 min

    Bien sur.

    Vous n’êtes même pas propriétaire de votre produit apple. Les possibilités sont strictement encadrées, limitées. Le prix est énorme pour finalement si peu comparé à d’autres produits équivalents… Quel bien pensant voudrait d’un produit Apple, mais en même temps quel succès étrange.

  18. Nina

    3 février 2011 at 5 h 27 min

    Pas tout a fait d’accord avec l’argument que Apple tue Internet – en tant qu’utilisateur d’iPhone, je dirai que les applications peuvent aussi renforcer internet, parce qu’il y a certains sites que j’utilise par les apps grace a mon merveilleuse iPhone que je n’utiliserai pas sur mon ordi (MacBook). Donc, meme s’il y a peut-etre moins de fonctionalite ou d’information avec un app, mon utilisation des sites d’Internet est beaucoup plus varie grace aux apps qui rendent l’information plus accessible. Par exemple, sur mon ordi, je n’utiliserai jamais le site du Villo, mais avec le app je l’utilise (au moins ses donnes) regulierement. Pareil pour le site Mobib.

    Mais je suis d’accord que ce que Apple fait avec Adobe n’est pas juste et j’aimerai bien que les regulateurs trouvent une solution. Aussi, je trouve qu’il y a une manque de concurrence avec le Apple Store/App Store. On devrait etre capable de chercher ailleurs pour enregistrer des apps, de la musique, etc. Pour les videos et la location des filmes il y a des concurrents (Pirate Bay, Netflix) mais pour les apps c’est vraiment un monopole. Les monopoles en tant qu’elles ne sont pas necessarement mauvais, mais quand les consommateurs ont l’habitude de choisir entre magasins ou on peut acheter des logiciels, ca limite notre liberte.

    • n_g

      3 février 2011 at 9 h 29 min

      Le terme “tuer Internet” ne fait pas référence à “réduire l’utilisation du réseau Internet”, mais à “s’approprier un contrôle centralisé sur un réseau décentralisé”.

      Ce qui a permis l’explosion d’Internet et le formidable vivier d’inventions qu’il a généré est une notion qui fait partie de sa définition dès sa création par Berners-Lee: la décentralisation.

      Il est facile de différencier l’Internet d’un “Minitel 2.0″ (une recherche sur cette expression vous conduira à des tas de bonnes lectures pour comprendre la problématique):
      il suffit de poser la question suivante:
      “Suis-je capable de faire n’importe quelle nouveauté qui touchera n’importe qui à travers le net _sans demander d’autorisation à personne_”.

      Exemple: Avant l’iPhone/iPad, skype n’a demandé d’autorisation à personne pour créé son protocole aujourd’hui populaire et le rendre accessible à n’importe qui. Il n’a pas eu besoin de l’accord de MS pour sortir un programme fonctionnant sous Windows 7, ni de Google pour sortir un programme fonctionnant sous Android, … mais il doit être “approuvé” par Apple s’il veut pouvoir être utilisé par les utilisateur d’iPhone.

      • n_g

        3 février 2011 at 9 h 37 min

        désolé, j’ai fait une erreur
        “dès sa création par Berners-Lee”:
        Berners-Lee a inventé le web, pas internet.
        Le web n’est que le protocole “http”, mais il en existe bien d’autres (c’est également pour ça que dire qu’Apple ne peut pas tuer internet parce que tout le web est accessible est faux).
        Cependant, le web voulu par B-L a également été conçu pour être décentralisé, tandis que le monde des Apps pour iPhone/iPad requiert le passage par l’indispensable Apps Store.

  19. Lorendevous

    3 février 2011 at 8 h 13 min

    Vous avez paniqué ? Alors je vais simplement dire n’acheté plus de voiture Citroën Renault Bmw ……Allez avec une Audi chez Mercedes faire un entretien Il n’ont PAS L’ORDI pour configurer votre véhicule ….. C’est pas du monopole ???? informatique?????
    La personne ne dit rien ??? Moi je constate que mon frère est producteur de musique de film en Belgique, il compose de la musique et aucun producteur (universal ext ) ne veut le produire bizard ils ont le monopole ??? Et bien de plein gré il c’est inscrit sur itunes store pour vendre son album ET SA MARCHE il a payé une histoire de 25 euros pour s’inscrire et depuis il touche la somme des téléchargements Alors messieurs ma question dans la MUSIQUE qui a le monopole ????
    Sony bmg universal Barclays ???? No comment

  20. vje

    3 février 2011 at 9 h 57 min

    Apple tue l’internet, oui, pourquoi pas… Le seul souci c’est que personne ne propose une alternative convenable. Donc oui, on aime les Apps, elles fonctionnent nickel et c’est super facile à utiliser.

    J’ai essayer d’installer un App via le SamsungStore sur le mobile de mon filleul, juste impossible, ben oui, pas de cable USB livré avec, 40€ pour s’en procurer un car on estime qu’on utilise tous la 3G… La 3G pour un enfant de 11 ans, oui, oui et une carte visa aussi ;-)

    De toute façon les Apps sont le futur du web, ça ce lit partout, le web évolue, les acteurs (concurrents) doivent faire face à l’AppStore et proposé quelque chose de convenable, c’est tout.

    • n_g

      3 février 2011 at 14 h 46 min

      Le problème n’est pas la présence des Apps, le problème est le fait qu’il est impossible d’utiliser un autre “store d’applications” que celui contrôlé par Apple.
      Notez également que l’ajout d’un simple menu “changer/ajouter un store” résoudrait une fois pour toute le problème, sans aucun effet négatif sur le consommateur.

      Preuve qu’il ne s’agit pas d’une question de “technologie qui n’existe pas chez les concurrents” mais du fait que les consommateurs sont des abrutis incapables de se rendre compte qu’ils sont en train de dégrader le formidable outil qu’est internet. Il suffirait en effet que ceux-ci fassent savoir à Apple leur mécontentement sur le sujet pour qu’Apple arrête de tirer sur la corde (mais tant que ceux-ci ne font rien, prq Apple se priverait ?)

      (d’ailleurs, la fin de l’article est trompeuse: Tim Berners-Lee ou Jimmy Wales ne critiqueront pas le modèle d’Android, puisque celui-ci n’impose pas de store officiel incontournable (et seules les applications installés via le store officiel google peuvent être retirées par google, mais il suffit de passer par un autre store ou le site du développeur de l’app pour pouvoir la remettre). Bref, je ne vois pas en quoi Android pourrait être néfaste aux principes du net)

  21. P T koala

    3 février 2011 at 9 h 57 min

    Pourquoi toujours critiquer quelqu’un ou quelque chose sur base qu’il soit différent…

    Le gros problème avec Apple c’est le phénomène de mode qu’il y a autour, énormément de gens on un iPhone juste parce que c’est à la mode, pour paraître auprès des gens et n’aime pas du tout la logique et fonctionnement de Apple. Alors on râle parce on ne peut pas installer ce qu’on veut (Quand on achète une Mercedes, on sait très bien qu’on va pas mettre des pièces de Twingo dedans), mais tout le monde sais que le gros problème c’est de sortir un peux d’argent de sa poche pour acheter une application et autre. Depuis l’arrivée d’internet, tout le monde à pris l’habitude de tout avoir gratuit, on pirate les programmes, la musique et etc… Si tout le monde pirate tout, plus aucun développeur ne gagne sa vie et plus aucun artiste non plus, tout le monde mettra la clef sous le paillasson et tout le monde en payera les pots cassé… Apple essaye de rééduquer nos habitude sur le net, que tout travail m’hérite salaire, une chanson s’achetait avant sur un single, maintenant ce n’est pas parce que c’est un fichier numérique qu’elle doit être gratos…

    Il y a toujours eu une communauté Apple, et il en aura toujours une, le problème c’est que suite à la mode, des gens se retrouve dans notre communauté via l’achat d’un appareil et ne sont jamais content, car il ne savent pas pirater tout à leur gout !!!

    Apple évolue dans sa direction et pour ceux qui ne sont pas content y’a d’autre OS…

    • n_g

      3 février 2011 at 15 h 16 min

      1) En quoi le problème soulevé par Berners-Lee ou Wales est-il une question de gratuité ou pas ?
      D’accord, il y a des imbéciles anti-Apple ou des imbéciles qui veulent tout gratuit sans penser aux conséquences, mais il y a aussi les gens qui passent totalement à côté des véritables enjeux, et ça me parait encore plus grave (ceux qui râlent n’ont pas de réel impact, ceux qui ne réfléchissent pas favorisent la dégradation d’un bien commun).

      2) Ce qui est impressionnant chez l’iPhone, c’est qu’il y a une technologie qui a été développée pour brider l’appareil. En d’autres termes, on avait un couteau-suisse (en l’occurrence, un système d’exploitation) qui permettait de couper, scier, tire-bouchonner, limer, … (installer n’importe quel programme) et les ingénieurs ont du travailler (et donc être payer -> l’iPhone coûte un peu plus cher) pour que les autres fonctions que le couteau soient indisponibles (pour qu’il soit impossible de “jailbreaker” l’iPhone).
      Je ne connais pas d’autres cas de “bridage non trivial intentionnel allant à l’encontre de l’intérêt du consommateur”, surtout pas aussi bien accepté par les consommateurs.

      3) Concernant le gratuit, oui, une musique numérique doit être diffusée gratuitement, car c’est un bien non-rival (contrairement à une voiture, si Pierre écoute une musique, cela n’empêche pas Paul de l’écouter en même temps à un autre endroit): que 1000 ou 1000000 personnes écoutent une musique numérique, le musicien n’a pas travaillé plus, et ne mérite donc pas d’être payé plus. Pour plus d’info sur le sujet, rechercher les termes “non-rival”, “économie du logiciel libre” ou “financement du libre”, et vous verrez que votre analyse est simpliste.

  22. olivier_k

    3 février 2011 at 12 h 21 min

    On n’aime décidément pas les succès stories en Europe (et en France en particulier), dès que quelqu’un réussit dans un domaine (Apple avec les téléphones et la musique) on critique, on a peur.
    Mon Dieu! Apple prend 30% pour distribuer un produit via son store.
    Allez faire la même chose vous même et vous constaterez que çà coûte beaucoup plus chère de gérer une ferme de serveurs et d’entretenir une plateforme qui jusqu’à présent absorbe sans broncher tous les utilisateurs. Je souhaite bien du plaisir à la presse française pour trouver un modèle qui fonctionne.

    Je rappelle juste que Microsoft détient 90% du marché informatique, que les téléphones sous Android sont maintenant plus nombreux que les iPhone.
    Donc il n’existe aucune fatalité.

    Par contre, le fait que les gouvernements essayent de contrôler internet par tous les moyens (En France avec Hadopi par exemple) ne soulève pas les masses, c’est beaucoup plus dangereux qu’un petit monopole dans l’industrie des loisirs.

    Il faut être un citoyen, pas un consommateur.

    • n_g

      3 février 2011 at 15 h 25 min

      Le problème posé par l’iPhone ou par l’Hadopi est le même. Dans un cas, il s’agit d’un contrôle et une surveillance par un État du contenu accessible par une partie de la population, dans l’autre, c’est la même chose, mais de la part d’une firme privée.

  23. YAZombie

    3 février 2011 at 12 h 37 min

    L’iPhone constitue-t-il un monopole?
    Non.
    Le Macintosh constitue-t-il un monopole?
    Non.
    L’iPad constitue-t-il un monopole?
    Non.

    Ce n’est pas très joli de vendre de l’espace publicitaire sur la peur.

    Et je ne parle même pas des bons gros trolls bien poilus, les anti-Macs de base qui ne supportent pas d’avoir eu tort pendant 25 ans et continuent à répéter qu’il n’y a que les “fanboys” (dans le genre poutre et paille on a rarement fait mieux…) pour apprécier les produits Apple, même mis face à leur succès planétaire. Et après ça on dit que c’est S. Jobs qui a un “reality distorsion field”…

    • iKevMed

      3 février 2011 at 18 h 08 min

      J’ai bien aimé certains commentaires, surtout celui de YAZombie.

      Il est exact qu’aucun des appareils Apple ne constitue un monopole et qu’Apple n’est hégémonique nulle part.

      Allons-y par étapes:
      La Musique:
      iPod + iTunes, un cocktail que tout le monde connaît. C’est 70% de la musique dématérialisée (& légale) vendue dans le monde. C’est quasiment hégémonique étant donné que des dizaines d’autres acteurs sont également sur les rangs et se disputent les autres 30% dont Amazon…
      Apple est-elle responsable de son emblématique aura? Clairement pas, c’est quand même pas leur faute si les Majors et toute l’industrie du disque ne se bouge pas le cul pour proposer des choses nouvelles aux gens et remplacer les CD. Apple l’a toujours dit: iTunes est un “hobby” pour eux. Ils l’arrêtent quand ils en ont envie (j’y crois moyennement mais ils l’ont dit).
      Monopole? Oui, mais…

      Téléphonie:
      iPhone. Tout le monde connaît ce mot maintenant. Il y a les téléphones & l’iPhone. Vous allez quand même pas leur mettre sur le dos le fait qu’ils aient crée un iPod+téléphone+appareil photo tactile qui soit à des années-lumières de ce que font (depuis 2007 en fait) les autres constructeurs, qui n’ont fait que sortir les photocopieurs (comme quoi Microsoft n’est pas la seule société à en avoir en stock) et repris le modèle, SURTOUT depuis que la pdm d’Androïd et ses dizaines de terminaux équipés est devenue supérieure à celle de l’iPhone & d’iOS…
      Monopole? Non.

      Mac OS:
      9.8% des pdm mondiales. Je crois que c’est pas la peine d’en rajouter des tonnes et que les chiffres sont assez éloquent.
      Monopole? Non.
      Alors vous allez me dire “oui, mais ils autorisent pas l’installation de Mac OS sur un ordinateur autre que frappé d’une pomme”. Oui, et?
      Vous connaissez les bootloader de Motorola? Non? On en reparle après. D’ailleurs le jugement (qui fera jurisprudence) contre Psystar saura vous convaincre de leur bon droit.
      Donc: monopole? Non.

      Internet:
      Safari c’est 6.2% des recherches sur le web. WebKit c’est 27%, et c’est OpenSource. Apple donne aussi dans le “caritatif”.

      Apple c’est aussi l’iPad et les tablettes. PDM? 75%. Monopole? En quoi? Ça fait 1 an qu’ils ont réinventé le marché, et la Galxy Tab ne se vend pas. C’est quand même pas leur faute s’ils font tout de suite mieux que les autres quand ils arrivent sur un marché…

      Les applications…
      TML est gentil, on lui doit le web, OK. Grand homme, grand respect. Il veut quoi? Supprimer le système AppStore? Vous savez le nombre d’applications qu’Apple a engendré via un AppStore “cadenassé” qui aident les handicapés, déficients mentaux & autres personnes dans la difficulté motrice/mentale? Par ailleurs, Apple a versé pas loin de 2 milliards de $ aux développeurs. Je ne les entends pas se plaindre. La presse se plaint elle, oui, bah ça… C’est toujours le cas, surtout en France. News. Corp. a montré la voie, que les autres en fassent de même.

      Apple c’est aussi le H.264, le HTML5 (contre le Flash, format propriétaire par excellence). Oui, Apple est défenseur du monde libre.

      Maintenant prenez Google. Le WebM ça vous dit quelque chose? Non? Cherchez un peu.

      Apple a toujours agi en fonction de LEURS volontés, et personne ne s’en plaint jamais. Les diaboliser parce que c’est “tendance” est dommage.
      Ok Apple n’est pas tout blanc. Après tout, ils ne pèsent pas 308 milliards de $ pour rien.

      Mais Apple est de loin la seule société à fournir des produits “clés en main” dès la sortie du carton. Je suis moi même utilisateur iPod / iPhone / iPad / Mac depuis 11 ans. Durant cette période j’ai fait switcher environ 20 personnes. Toutes sont venues me dire “Merci…”.

      Alors je suis peut être assez admiratif devant leur R&D, mais je crois surtout que dire qu’Apple ferme le web c’est oublier qui est Steve Jobs, et oublier les fondements même d’Apple: Think Different .

      PS: petit rappel concernant les “logiciels buggés d’Apple”. Qu’ont en commun les derniers 5 nominés aux Oscars, Avatar et la 20th Century? Final Cut… Je dis ça, je dis rien.

      • n_g

        3 février 2011 at 20 h 01 min

        Qu’est-ce que la question de savoir si Apple a un monopole ou pas a à voir dans le débat ?
        De plus, penser que TBL veut supprimer les AppStores, c’est n’avoir rien compris au problème (certes très mal retranscrit ici, sans doute que l’auteur de cet article est lui-même à côté de la planque).

  24. iKevMed

    3 février 2011 at 22 h 11 min

    Accuser un des acteurs principaux du monde technologique d’aujourd’hui “de tuer le web” quand bien même celui-ci ne disposerait d’aucun moyen d’assise globale pour le faire relève de la fausse question, d’où la mise au point sur les monopoles supposés de cette marque.

    @n_g: Restons polis, je t’en prie. Le gars qui n’a, à mon avis, pas bien expliqué son souci, c’est TBL. OK il fait office d’argument d’autorité, mais posons nous un instant.
    Ça fait depuis 1984 qu’Apple joue cartes sur table: “Voilà, nous on voit ça comme ça. Soit vous êtes d’accord, et nous en sommes vraiment ravis, voilà nos produits et nos conditions d’utilisation, soit vous ne l’êtes pas, dans ce cas, sans rancune, mais vous pouvez passer votre chemin”.
    Newton, Lisa, iPod, iTunes, iPhone, iPad, Mac & AppStore y sont soumis.

    C’est bizarrement se comporter que de venir crier aux scandales en 2011.
    •2 milliards de dollars reversés aux développeurs. Qui se plaint? Euh bah mise à part certains refoulés, personne.
    •L’iPad; la presse y a cru dur comme fer, et dieu seul sait que ça a pas l’air de leur faire défaut (augmentation du traffic sur des sites comme Le Monde, Le Figaro qui ont des applications iPad). Qui se plaint? Oui, du monde. Mais c’est bien parce qu’il y a de l’argent en question et qu’ils sont trop feignants pour proposer autre chose qu’un PDF adapté multitouch.
    •iTunes salutaire de la musique légale. Qui se plaint? Personne. Les Majors n’ont même pas bronché quand Apple a relevé la limite d’écoute de pré-achat à 90 secondes.

    Apple prendrait-elle appui sur un réseau décentralisé (euh…W3C=USA, Google=USA, Akamai=USA, Renesys=USA, dans le genre “décentralisé” on a vu mieux, mais heureusement que ce sont les USA qui ont encore 75% des infrastructures web, ça c’est certain) pour s’en servir pour son propre réseau?Oui. Qui ne fait pas ça? Bah pas grand monde.

    C’est juste que de taper sur Apple est tendance en ce moment…

    • n_g

      4 février 2011 at 10 h 12 min

      Le phénomène réellement inquiétant est qu’Apple a découvert un nouveau moyen de faire de l’argent en cloisonnant une partie du net et SURTOUT que le grand public trouve ça normal. Dans ces conditions, toutes entreprises ayant pour but de faire de l’argent aura tôt fait de suivre son modèle (heureusement, certains sont aussi motivés par certains idéaux ou ont peur que le public se rendre compte des enjeux). Apple est critiquable pour avoir mis le feu au poudre qui conduira p-e à la destruction d’Internet, à moins que le grand public soit averti par des articles comme celui-ci qui essaie de lui faire prendre conscience du danger.
      Résumé: effectivement, Apple a lui seul est inoffensif, le vrai problème est le consommateur du produit Apple qui fausse tout le marché en envoyant le signal: “faites de l’argent en détruisant un bien commun pour en faire une série de minitel 2.0 incompatibles, nous, on est prêt à payer”.

      Il est dommage qu’une des premières entreprises à menacer ainsi le net soit Apple. Si ça avait été Microsoft ou Google, le débat aurait été entendu. Tandis qu’ici, bcp de gens croient à tord que les critiques sont issues de gens jaloux ou de hateboys.

      Notons également que Berners-Lee ou Wales ont aussi été très critiques envers les autres formes de violation de neutralité du net (qui sont en général moins dangereuse car moins populaire). Et là, la majorité des personnes qui défendent Apple ici sont d’accord avec leurs propos.

      D’autant plus qu’il suffirait à Apple de permettre l’utilisation de store alternatif pour que le problème disparaisse. D’ailleurs, contrairement à ce que vous prétendez, TBL est très clair là-dessus, il reproche à Apple de proposer, je cite: “un magasin unique, plutôt que d’être sur un marché ouvert”. Je ne comprends pas comment on peut, à partir des propos cité dans l’article, interpréter ça comme une critique des Apps en elles-mêmes.

      Concernant la politique d’Apple, elle a quand même bcp évoluée ces dernières années. L’Apple II était fourni avec son manuel très complet permettant de bidouiller à loisir. Aujourd’hui, Apple menace de procès en cas de bidouillage.
      Vous êtes étonné de voir qu’on crie au scandale aujourd’hui. Mais c’est LA PREMIÈRE FOIS qu’il est impossible d’installer un logiciel sur un OS sans demander l’accord d’une entreprise privée unique. Ainsi, vos exemples sont à côté de la plaque:
      - si je veux faire un site web, j’ai aucune autorisation à demander au w3c.
      - Google, Akamai et Renesys ne sont que des services. En aucun cas les utilisateurs de ces services sont obligés de passer par eux pour toucher une certaine partie de la population, vu qu’ils auraient très bien pu payer une telle infrastructure eux-même. Pour l’iPhone, c’est différent, puisqu’une entreprise qui souhaite atteindre la partie de la population utilisant l’iPhone est obligée de passer par un accord avec Apple.
      - Facebook aurait été un bon exemple, et il est également critiqué par TBL.

  25. biniou

    4 février 2011 at 11 h 02 min

    Apple va tuer l’openSource bien avant le Web mais l’un est intrinsèquement lié à l’autre …

  26. Lennart

    5 février 2011 at 5 h 04 min

    Internet et Apple c’est comme un pays paradisiaque et un Club de vacances.
    Vous ne sortez plus de l’enceinte du Club, vous dormez Club, vous mangez Club, vous dansez Club, vous vous dépensez Club, vous achetez les souvenirs Club, et tout cela avec la monnaie du Club.
    Et en rentrant chez vous, vous êtes persuadé que vous avez fait du tourisme dans un pays paradisiaque.
    Je n’imagine pas un tel internet ou il me faut une application iPhone ou Mac App pour pouvoir visiter un seul site la ou un simple navigateur me permet de les visiter tous, et ou je ne peux pas accéder à telle revue ou film car la ligne éditoriale ne correspond pas aux idées du fabricant de l’iphone ipad ou mac.
    Mais n’est ce pas la une conception toute américaine de tailler le consommateur dans un format unique, ou il ne bouffe plus que du MacDo et ne boit plus que du Coca ou autre eau de vaisselle vendue pour du café.
    Rien que sur le tout nouveau Mac App Store France le nombre d’applications proposées en version localisée vire à peau de chagrin c’est un signe.

  27. Dokydoc

    5 février 2011 at 15 h 50 min

    Je trouve le succès d’Apple fascinant.

    Apple est une firme commerciale et oriente depuis toujours son action dans quatre directions : innovation, diversification, distribution et communication. Ces dernières années, les deux derniers axes stratégiques se sont développés de façon importante dans une logique commerciale assez compréhensible. On peut apprécier ou non mais force est de constater que ce modèle fonctionne et que, même si les consommateurs ne sont pas obligés d’acheter Apple, Mac ou i-quelque chose, ils choisissent une plateforme qui est certes restreinte dans les champs du possible mais qui leur permet d’accéder fort simplement aux contenus proposés par l’Internet, sans avoir à se soucier de comment cela fonctionne. Rappelons au passage que pour de nombreux outils de la vie courante, de la voiture à la machine à laver ou au téléviseur, la plupart des consommateurs ne cherchent pas à savoir comment cela marche mais à ce que ça marche. Apple a bien pressenti ces tendance, depuis déjà longtemps et propose donc depuis (presque) toujours un ensemble de produits très bien intégrés et de services tout aussi intégrés (je n’ai pas dit “concentrationnaires”) qui soutiennent ce désir du consommateur. C’est là à mon avis l’origine première du succès d’Apple. En plus, leurs produits sont agréables à regarder et à utiliser et sont le plus souvent convaincants même si ce ne sont pas forcément des produits basés sur des technologies complètement nouvelles … beaucoup des concepts et de leur mise en application ont en effet souvent été découvertes et développées par d’autres auparavant. Ces produits et services sont convaincants dans ce qu’ils ont de “révolutionnaire” pour le commun des mortels.
    C’est un peu ça, l’effet Apple.

    Que nombre d’acteurs (parfois nouveaux) de l’Internet, dont les éditeurs et les maisons de disques (qui ont quand même d’abord nié ce média avant de s’y précipiter fort tardivement) y voient maintenant quelque chose à redire et pèsent de tout leur poids pour discréditer Apple ou faire apparaître cette entreprise comme un nouveau “Big Brother”, cela ne m’étonne guère. Peut-être réussiront-ils à le faire mais c’est pour moi une querelle d’arrière-garde dont personne ne sortira réellement vainqueur. Il y a de la place pour tout le monde sur le Net et laissons quand même l’usager choisir les moyens qu’il souhaite pour s’informer, se distraire et communiquer avec le monde qui l’entoure.

    Apple est une alternative qui s’offre à lui pour ce faire, et de bien belle manière.

  28. herrm

    5 février 2011 at 18 h 45 min

    LOL tuer l’open source. On aura vraiment tout entendu!

  29. Hregrin

    9 février 2011 at 0 h 57 min

    Le problème à mon sens est qu’on est dans une politique de “walled garden”. Avec les “apps”, l’idée est que vous ne ressentiez plus le besoin d’aller sur le web, et par conséquent que vous vous contentiez de contenu “contrôlé”. Quand un état fait ça, il se retrouve sur la liste des ennemis d’Internet de RSF. Quand il s’agit d’Apple ou d’autres sociétés privées, elles feraient ça pour le seul confort d’utilisation de leurs consommateurs ? Un peu facile, non ?

    Je ne remets pas en cause l’intérêt du format de manière générale. En termes de “user experience”, le web a des leçons à tirer (et le fait d’ailleurs de plus en plus).

    Le problème, c’est l’enfermement de l’utilisateur dans un environnement confiné, une sorte de “gated community” d’Internet. Une prison dorée.

    Mais le web n’a pas rendu son dernier souffle…

    D’une part, le coût de ce type d’applications est rédhibitoire. On parle de budgets allant en moyenne de 10.000 à 50.000 € pour une application pour une seule plateforme, alors que le marché est fragmenté et continuera à l’être. Un site web ou une webapp peut atteindre des coûts impressionnants selon l’infrastructure demandée (15 ou 20.000 € pour de gros portails commerciaux) mais ces coûts ne sont générés qu’une fois pour l’ensemble des plateformes.

    D’autre part, la plateforme d’Apple, par exemple, impose l’utilisation d’un SDK (Software Developement Kit) qui ne tourne que sur MacOSX et qui est payant, le passage par iTunes, payant ET restrictif, l’utilisation d’un langage de programmation qui ne sert pour ainsi dire qu’à ça (l’Objective-C),… Bref, cela impose des contraintes au développeur en plus d’en imposer au client. En revanche, le web n’impose pour ainsi dire aucun coût au développeur ni aucune plateforme, se base sur des langages plus répandus ayant une courbe d’apprentissage plus simple (HTML, CSS, JS, PHP,…) et permet en plus l’utilisation d’autres langages pour une plus grande liberté des intervenants (Python, Ruby,…). L’infrastructure pour les utiliser n’impose pas à l’utilisateur d’installer que que ce soit (sauf dans le cas de Java) puisque tout est interprété par le serveur hébergeant l’application.

    Voilà pourquoi, à mon sens, le web est loin d’être mort et tout ce débat fait figure de bonne vieille tempête dans un verre d’eau. Les applications sont un nouvel usage d’Internet, qui ne va pas sur le long terme, je crois, remplacer le web mais cohabiter avec lui. Au fur et à mesure que la compréhension de ces nouveaux usages augmentera, on commencera à se rendre compte qu’une app n’est pas utile pour tout. On finira par trouver le bon usage de ce format et celui-ci n’est pas universel. Loin de là.

  30. Hregrin

    9 février 2011 at 1 h 01 min

    L’autre aspect qui semble avantager les “apps” par rapport au web sur les dispositifs tactiles qui les utilisent est la mauvaise adaptation actuelle du web à ce genre de navigation. Cela aussi doit et va changer. Dès lors que les sites principaux auront mis en place des versions mobiles valables et que les développeurs web se seront adaptés aux “best practices” du développement mobile, le problème sera différent…

  31. Nono

    9 février 2011 at 8 h 54 min

    La pomme devrait relire ses classiques.
    En utilisant le symbole de 1984 (Georges Orwell), ils aurient mieux fait de le lire et non de le critiquer en scandant : Apple vous libère.
    A méditer.
    Imaginer un web controlé = Chine, Yemen, Egypte, Iran,… Apple ?

  32. Pingback: Le web a 20 ans! | Vue sur le temps qui passe

  33. MSP vip free

    19 septembre 2016 at 14 h 52 min

    I’ve a Samsung 840 (non-pro) SSD but I possibly could imagine
    that this may work for other Samsung SSDs, as well.

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