Test – Super Meat Boy 3D : le jeu de plates-formes hardcore

Vous vous souvenez peut-être de ce curieux jeu de plates-formes en 2D nommé Super Meat Boy et sorti à l’époque en digital sur Xbox 360. Pépite du catalogue Xbox Live Arcade, Super Meat Boy doit sa réputation à sa difficulté extrême. 

Pas de fioritures avec cette franchise, qui ne prend même pas la peine de s’encombrer d’un scénario. Super Meat Boy 3D va droit au but. Vous y incarnez un petit cube de viande sans peau qui voit sa copine, Bandage girl, entièrement faite de bandages, kidnappée par le terrible Docteur Foetus. Ni une ni deux vous voilà embarqué dans une nouvelle aventure.

Pour ceux qui n’auraient jamais goûté à l’original, Super Meat Boy est un jeu de plates-formes très classique, dont la particularité est sa difficulté extrême. Le jeu mélange humour, gore et difficulté hardcore dans un cocktail explosif de frustration. C’est du die & retry, il faudra parfois recommencer 20 fois un défi avant de le réussir. La formule originale était un jeu en 2D. Pour la première fois, l’univers se transpose en 3D avec cet épisode. Pour le reste, on demeure une structure scrupuleusement identique : des niveaux très courts (10 à 40 secondes), des tas de pièges mortels qui vous découpent, vous explosent ou vous écrasent, une palette de mouvements assez large (saut, charge, saut prolongé dans les airs, course sur le mur) et beaucoup, beaucoup de frustration.

A la différence de son prédécesseur, Super Meat Boy 3D commet toutefois une erreur majeure : son gameplay manque de précision. Les développeurs l’ont bien senti puisqu’ils ont notamment ajouté un rond rouge symbolisant, au sol, le positionnement du personnage une fois dans les airs. Et c’est la vue qui pose principalement question puisqu’on est souvent incapable de dire où se positionne exactement notre petit cube de viande. Le résultat ? Des échecs souvent causés non pas par une erreur du joueur, comme ça devrait être le cas dans un jeu de ce type, mais par un manque de précision des commandes et un manque de visibilité. Ce n’est pas dramatique en soi, mais c’est ce qui fait la différence entre un jeu sympathique et un excellent jeu.

Pour le reste, reprécisons une fois encore la difficulté frustrante qui risque de faire s’arrêter pas mal de joueurs après le dixième ou le vingtième niveau. Le studio aurait dû intégrer un mode plus facile pour les néophytes, ou en tout cas être moins bloquant dès le début. C’est dommage car globalement, Super Meat Boy 3D est très sympa. La BO, le contenu, la réalisation, tout “fonctionne”. Certes, artistiquement, ça manque un peu de personnalité, mais ça reste solide avec des décors colorés et très jolis. Alors, faut-il craquer ? Oui, si vous aimez les jeux de plates-formes à l’ancienne et si la difficulté ne vous rebute pas. Super Meat Boy 3D reste un jeu à part qui peut devenir très addictif si vous adhérez à la formule.

Conclusion

Super Meat Boy 3D reproduit brillamment la formule de son ancêtre en 2D, sorti en 2010. Drôle, gore et extrêmement nerveux, ce jeu de plates-formes à part se caractérise par sa difficulté hardcore et ses niveaux complexes. On aime ou on déteste. Mais si vous aimez vous faire du mal, vous craquerez certainement pour cette aventure au charme rétro.

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Super Meat Boy 3D

Gameplay 7.0/10
Contenu 7.0/10
Graphismes 7.0/10
Bande Son 7.0/10
Finition 7.0/10
7.0

On aime :

Un jeu de plates-formes avec un challenge

Un contenu généreux

Une bonne rejouabilité

Le charme de l'original

On aime moins :

Forcément répétitif

La difficulté en rebutera certains

Trop approximatif dans ses contrôles

Des pics de difficulté frustrants