Test – WWE 2K26 : spectaculaire sur le ring, frustrant en dehors

WWE 2K26 met CM Punk à l’honneur et replonge dans l’Attitude Era. Un épisode ambitieux, riche en contenu, mais marqué par une nouvelle stratégie de saisons payantes.

Après Roman Reigns en tête d’affiche de WWE 2K25, 2K Sports a, cette année, choisi de s’orienter vers le Best in the World, actuel champion du monde poids-lourds de la WWE pour être la star de l’épisode de cette année. 2025 aura été l’année de CM Punk, avec son premier main-event à Wrestlemania, et il semblerait que 2026 soit tout autant prolifique pour la superstar de Chicago avec un nouveau Wrestlemania qui s’annonce pour lui. Sa présence sur la couverture de cette année est donc tout à fait justifiée.

Avec WWE 2K26, le studio américain 2K Sports a souhaité faire la part belle à l’Attitude Era, cette période phare de la WWE de 1997 à 2001 lors de laquelle la WWE et la WCW se faisaient la guerre tous les lundis soirs. C’est notamment cette époque qui a permis l’éclosion de grands noms du divertissement sportif, parmi lesquels Stone Cold Steve Austin, The Rock, Triple H ou encore Jeff Hardy. Une époque aujourd’hui révolue, mais qui faisait la part belle à la violence, aux combats ensanglantés et aux promos endiablées remplies d’injures.

Cette année, le titre annonce de grandes nouveautés, et ce, tant au niveau des types de matchs disponibles que du fonctionnement du système de DLC. Auparavant, l’on téléchargeait chaque DLC indépendamment pour avoir accès au contenu directement. Avec 2K26, la franchise passe à une formule de saisons, semblable à celles que l’on retrouve depuis quelques années dans les free-to-play. Appelé le Ringside Pass, ce format se compose en 6 saisons réparties sur un an, chaque saison étant divisée en 40 niveaux. Il est divisé en deux catégories. La première, gratuite, remplace la boutique in-game et permet de récupérer les légendes traditionnelles du jeu (Shawn Michaels, Hulk Hogan, Eddie Guerrero…). La deuxième catégorie, premium, rassemble le contenu payant auquel le joueur ayant acheté les saisons peut avoir accès. Pour progresser dans les 40 niveaux, un seul moyen : finir des matchs dans l’un des nombreux modes de jeu du titre et accumuler de l’EXP. Le principe est assez inédit dans la franchise et rafraîchissant, puisqu’il encourage le joueur à parcourir tous les modes de jeu pour progresser. Les récompenses, elles, sont plutôt variées, puisqu’elles vont de packs pour MaFaction à des titres, arènes ou superstars à débloquer.

Cet épisode, consacré à CM Punk, retrace les plus grands matchs de sa carrière et ses matchs de rêve.

Le hic, c’est que ce Ringside Pass est un autre moyen d’inciter le joueur à débourser des deniers supplémentaires. Celui qui a acheté l’édition la plus chère, soit à 150€, doit lui aussi procéder de manière laborieuse pour évoluer dans les niveaux. Et si l’envie soudaine lui venait de progresser plus vite, un seul moyen : acheter des sauts de palier sur la boutique en ligner moyennant des euros supplémentaires.

Qu’à cela ne tienne, une fois les hauts niveaux atteints dès la première saison du Ringside Pass, on se retrouve déjà avec un roster très conséquent. La première saison est d’ailleurs dédiée à la AAA, cette fédération de catch mexicaine rachetée par la WWE en 2025. Ce rachat nous permet d’avoir accès à 4 luchadores de la AAA à débloquer dans la partie premium du Ringside Pass. La TNA a subi le même sort, on espère ainsi qu’une des prochaines saisons nous permettra d’avoir Jeff Hardy ou Nic Nemeth.

Des “DLC” qui viennent agrémenter un roster ultra conséquent, annoncé comme le plus important de toute la série. Plus de 400 superstars et légendes le composent, parmi lesquelles des versions historiques des plus grands lutteurs. Néanmoins, on finit malgré tout par se dire que ce roster semble bien plus maigrelet que celui de l’épisode précédent. Sur les 400 superstars annoncés, une grosse trentaine sont des catcheurs fictifs issus du mode MyRise et qui, soyons honnêtes, n’intéressent pas grand monde. A côté de ça, la WWE a décidé (logiquement) de retirer les catcheurs dont le contrat a été rompu entre-temps, qui sont au nombre de 38, et, sans raison apparente, de ne plus reconduire 8 légendes parmi lesquelles Ricky Steamboat, Jake “The Snake” Roberts” ou Bruno Sammartino. Les 400 superstars annoncées nous semble donc être une affirmation assez mensongère, d’autant que certains “personas” (les déclinaisons de catcheurs avec une autre tenue) sont très nombreux.

Visuellement, c’est très impressionnant. WWE 2K26 propose des reproductions de catcheurs très fidèles.

CM Punk fait notamment partie de ces superstars aux nombreux “personas”, ce qui est assez logique compte tenu du fait que le mode Showcase, qui retrace les plus grands matchs d’un catcheur, lui soit dédié. Cette année, il nous permet de vivre les plus grands matchs du natif de Chicago, de sa défense de titre contre JBL à SummerSlam 2008 au mythique Triple Threat Match de Wrestlemania 41 contre Roman Reigns et Seth Rollins en passant par sa défaite contre Brock Lesnar à SummerSlam 2013. Ces matchs sont légèrement scénarisés, avec des indications de coups à effectuer pour progresser dans le match et voir apparaître une petite cinématique avant de devoir conclure. Exceptionnellement, CM Punk se projette sur trois matchs de rêve contre Stone Cold Steve Austin, Eddie Guerrero et The Miz et Maryse, mais également sur une série de matchs “What if”, s’il n’avait jamais quitté la WWE entre 2014 et 2023. Si l’on met de côté les matchs réels qui ont une vraie plus-value et nous permettent de revivre la carrière de CM Punk, tous les autres matchs présents font surtout office de remplissage et n’ont pas de réel intérêt.

Au-delà de ce nouveau Showcase, WWE 2K26 se dote de nombreuses nouveautés en tout genre, parmi lesquelles les quatre types de matchs qui font leur retour. Il est bien sûr question des matchs I Quit (qui consiste à faire abandonner son adversaire), Inferno (le bord du ring est en feu), Benne à ordures (jeter l’adversaire dans la benne) et 3 Stages of Hell (match en trois manches de stipulation différentes).

Le gameplay gagne en réalisme, avec des animations d’avant match plus vraies que nature.

Pour ce qui est des modes MonUnivers et MyGM, favoris de nombreux fans, on notera également l’arrivée de nombreuses nouveautés. Le premier, qui nous permet de prendre en main un show de A à Z, bénéficie d’ajouts importants parmi lesquels un cash-in du Money in the Bank amélioré, l’arrivée très attendue de la Draft (qui fonctionne très bien d’ailleurs) et des promos grandement améliorées. Dans le mode MyGM, qui est une version allégée de MyUnivers, c’est au niveau de la configuration de la partie, des types de matchs et des interactions que 2K Sports a consenti à effectuer le plus de modifications. On ne va pas se le cacher, ces deux modes sont, de très loin, les plus réussis de WWE 2K26.

Les modes MyRise et The Island, au-delà d’intégrer un nouveau scénario, n’apportent rien de véritablement neuf et impressionnant, tandis que MyFaction reste un bon vieux pay to win indigeste.

Avec 2K26, 2K Sports veut proposer un jeu de combat qui soit le plus réaliste possible, tant au niveau des graphismes que du maniement des lutteurs. Sur ce premier point, bien qu’il y ait quelques faux pas avec certaines superstars pas franchement réussies, WWE 2K26 est, de loin, le jeu le plus joli de la franchise avec des effets de lumière réalistes dans les arènes et des lutteurs plus vrais que nature, probablement permis par une exclusivité PS5/Xbox Series que l’on attendait depuis longtemps. Les développeurs sont en revanche parvenus à nous fâcher avec deux points, à savoir la texture des cheveux et, surtout, la qualité des ceintures, qui paraissent être tout de plastique vêtues.

Le match Inferno fait son retour après de longues années d’absence.

L’immersion du titre est améliorée au moyen de nombreux ajouts dans les entrées et au bord du ring. Lorsque nous visualisons l’entrée des superstars, celles-ci deviennent désormais interactives en nous permettant de jouer avec les accessoires pyrotechniques de la rampe et du ring, mais également en ayant la possibilité de faire des emotes face ou heel à notre lutteur. Une idée sympathique, certes, mais dont on n’aura très vite fait le tour tant les animations sont répétitives et les effets de feux d’artifice indigestes après deux minutes à les utiliser inlassablement. Une fois les lutteurs arrivés sur le ring, comme dans la vraie vie, on peut faire une interaction entre eux, comme haranguer la foule ou provoquer l’adversaire qui réagira en fonction du lutteur. Ça, par contre, c’est une vraie bonne idée !

On notera également l’arrivée de nouveaux commentateurs en la personne de Booker T et Wade Barrett pour apporter un peu de diversité à la bande sonore.

On notera enfin une réelle amélioration au niveau du gameplay et de la physique des lutteurs. Ceux-ci prennent davantage en compte les coups contre les tables ou escaliers et réagissent mieux à ceux-ci. Toutefois, il reste que le jeu est très mal ajusté. Par exemple, dans le mode Showcase en mode difficile, après avoir asséné 4 finishers d’affilée à un adversaire, celui-ci est parvenu, de manière assez incompréhensible, à se défaire du tombé. Mais juste après, il n’a suffit que d’un bête coup de poing pour refaire le tombé et finir victorieux. Il s’agit là d’un réel problème qui vient s’ajouter à d’autres bugs liés à la physique ou encore au calibrage des sons lors de certaines cinématiques, en total décalage avec la vidéo.

Conclusion

WWE 2K26 s’impose comme un épisode dense, ambitieux et généreux, porté par un CM Punk omniprésent et un hommage appuyé à l’Attitude Era qui ravira les fans de la première heure. Les améliorations graphiques, le gameplay plus abouti et la richesse des modes comme MyUniverse et MyGM confirment le savoir-faire de la franchise sur current-gen. Mais le Ringside Pass et sa logique de progression saisonnière qui encourage à payer viennent ternir le tableau, tout comme un équilibrage parfois bancal et quelques bugs persistants. Un excellent cru sur le ring, sans doute l’un des plus complets de la série, mais qui laisse planer un doute sur la direction économique prise par 2K Sports.

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WWE 2K26

Gameplay 8.0/10
Contenu 9.0/10
Graphismes 8.5/10
Bande Son 8.0/10
Finition 7.0/10
8.1

On aime :

L'exclusivité PS5/Xbox Series qui se ressent dans les graphismes

Les nouveaux types de match

Les modes Univers et GM qui reçoivent leur plus grosse mise à jour

De nombreux modèles franchement impressionnants

On aime moins :

Publicité mensongère sur les "400 superstars" et de grands noms absents

Un nouveau système de DLC qui divisera

Le mode Showcase, moins ambitieux

Encore de nombreux bugs

5 finishers d'affilée et se relève du tombé ?!