Test – Mario Tennis Fever : une exclu Switch 2 qui ne marque pas

Les acheteurs de la Switch 2 n’ont décidément pas eu de quoi rentabiliser leur nouvelle console jusque là. Et ce n’est pas Mario Tennis Fever qui va changer ce constat.

Les exclusivités Switch 2 se comptent sur les doigts d’un main. Et à l’exception de Mariokart World, il faut bien avouer qu’on n’a pas vraiment eu de bonne raison de craquer pour une Switch 2 jusqu’ici. Heureusement, les choses devraient enfin changer avec l’arrivée des premiers titres développés spécifiquement pour la console. L’un des premiers à débarquer n’est autre que ce Mario Tennis Fever, développé par le studio Camelot Software, auteur de la série.

Forcément, c’est moins vendeur qu’un Mario ou un Super Smash Bros, mais Mario Tennis n’en reste pas moins une série à succès de Nintendo. Le dernier épisode, Fever, promettait tout un tas de nouveautés en plus d’exploiter le potentiel de la console. Car le studio était bien décidé à mettre sur orbite sa série, avec un concept plus ambitieux. Ce nouveau Mario Tennis a droit à un vrai scénario, un mini open world dans le mode solo, un système d’évolution des personnages inspiré des RPG et j’en passe. Autrement dit, c’est une refonte complète du concept. Et il faut bien l’avouer, le studio était parvenu à nous mettre l’eau à la bouche. Mais encore fallait-il qu’il tienne son pari. Et c’est là que les choses se corsent.

Car dès le premier contact avec ce nouveau mode solo, on est confronté à un scénario très simpliste dans lequel la prinçesse Peach est infectée par un curieux virus. Mario & Luigi doivent partir récupérer un fruit qui la sauvera, mais l’aventure tourne mal pour eux, ils sont transformés en nourrissons et pour accomplir leur quête, ils vont devoir s’entrainer… à l’académie de tennis. Vous l’aurez compris, voilà un scénario prétexte qui nous plonge dans un mode solo tout aussi prétexte, qui n’a pas grand chose d’intéressant à nous proposer avec ses dialogues interminables, son open-world qui n’est rien de plus qu’un gros menu, et ses défis et matchs, qui auraient très bien pu tenir dans des modes défis & compétitions. Cerise sur le gâteau, pour ceux qui s’accrocheront jusqu’au bout, le mode solo se termine en 3h top chrono.

Heureusement, on retrouve des modes de jeu plus classiques en parallèle, des tournois, la tour des épreuves, du jeu libre, des mini jeux et des matchs en ligne et en local. Et tout ça fonctionne plutôt bien. Mais il n’en reste pas moins regrettable que le mode Histoire proposé soit à la fois si court et si peu intéressant.

Côté gameplay, Mario Tennis Fever essaye de séduire avec une prise en main plus accessible et plus agressive. Tout le gameplay repose sur la barre de “fièvre”. Concrètement, le joueur peut déclencher une attaque spéciale lorsque celle-ci est remplie. Celle-ci va permettre de modifier le court adverse, en y ajoutant une zone glissante par exemple ou en la transformant en fournaise. C’est drôle, la première fois, mais ça contrebalance complètement le jeu car il y a 80% de chances que le joueur qui lance cette attaque marque le point. Vous pouvez toujours essayer de la renvoyer, mais votre marge de manoeuvre est limitée vu l’application des conditions. D’autant plus qu’un tas de fonctionnalités sympas de l’épisode Aces a disparu, notamment la possibilité de ralentir le temps. Résultat ? On passe son temps à 1 ou 2 mètres du filet pour renvoyer le plus vite possible la balle et éviter de se voir imposer des conditions de jeu handicapantes… Fever est ainsi un jeu très agressif qui pousse à une offensive constante. Le jeu perd en complexité, en richesse et en stratégie et c’est bien dommage.

Cela ne veut toutefois pas dire que tout est mauvais. Il y a dans cet épisode de très bonnes idées aussi à limage des statistiques différentes de chaque personnage, des pouvoirs liés aux raquettes de jeu, ou du casting débridé (38 personnages, un record !)

Autre évolution majeure, sur le plan visuel, le titre est beaucoup plus réussi que ses prédécesseurs. Il tire joliment parti des capacités de la console de nouvelle génération de Nintendo avec des environnements et modèles 3D plus détaillés, de très jolis effets visuels et surtout une fluidité exceptionnelle.

Conclusion

Après le très sympathique Mario Tennis Aces, Nintendo nous livre un épisode qui va davantage diviser avec son gameplay simplifié et sa mise en scène spectaculaire. Oui, le jeu est impressionnant à regarder, mais pas forcément plaisant à jouer. Les nouvelles attaques dévastatrices sont funs, mais le gameplay a été grandement simplifié et le jeu perd en richesse et en tactique. C’est d’autant plus dommage que visuellement, Fever est très réussi et tire joliment parti des capacités de la console. C’est l’une des rares exclus Switch 2 à avoir vu le jour jusque là. Côté contenu, le jeu est généreux mais souffre d’un mode aventure peu inspiré et surtout très court (3h). De notre point de vue, autant retourner sur Aces.

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Mario Tennis Fever

Gameplay 5.0/10
Contenu 6.5/10
Graphismes 7.5/10
Bande Son 7.0/10
Finition 7.5/10
6.7

On aime :

Visuellement plutôt réussi

Un casting costaud (38 personnages)

Quelques bonnes idées

Un contenu solide en-dehors du mode Aventure

On aime moins :

Le mode Aventure, raté et pas intéressant

Un gameplay simplifié

Les nouveaux mécanismes ne séduisent pas