Test – God of War Sons of Sparta : Sony s’essaye au metroidvania

C’était la surprise du dernier show de PlayStation. God of War Sons of Sparta est un spin-off inattendu de la franchise, à la sauce metroidvania.

Dévoilé lors de la dernière présentation de jeux de Sony, Sons of Sparta a eu droit à un “shadow drop” immédiat sur le PlayStation Network. Une surprise qui a réjoui les fans. Mais que vaut vraiment ce spin-off de la franchise, développé par le studio Mega Cat, auteur des Backyard Baseball ? Autant mettre les pieds dans le plat, d’entrée de jeu, Sons of Sparta n’est pas un mauvais jeu, mais il ne s’agit pas non plus d’un metroidvania qui va marquer les esprits.

Sons of Sparta fait un joli effort pour soigner sa narration.

Côté direction artistique et technique tout d’abord, on est face à l’équivalent d’une petite production indépendante, pas forcément très réussie. Les développeurs ont opté pour du pixel-art pas très détaillé, avec un style graphique qui est censé rappeler la Grèce antique. Si on applaudit l’audace, il faut bien avouer que le style nous a laissé de marbre. Les décors ne sont pas laids, mais pas forcément très marquants non plus et ils n’ont surtout aucune profondeur. Les modèles des personnages n’ont rien de plus excitant, malgré des animations réussies.

Pad en main, le premier contact se fait aussi dans la douleur avec un gameplay pas facile à maîtriser. Il vous faudra une ou deux heures pour prendre vos marques avec le style de jeu. Rappelons le, on est là face à un metroidvania en 2D davantage axé sur les combats que l’exploration. Et côté combats justement, on incarne un Kratos qui se dirige radicalement différemment que dans les autres opus de la série puisque cet épisode retrace sa jeunesse. Kratos manie ici une lance et un bouclier, qui se contrôlent séparément. Il y a deux façons de jouer : esquiver et attaquer ou parer et attaquer. Et globalement, le jeu se révèle assez accessible pour une metroidvania, avec des ennemis pas très coriaces, des patterns faciles à mémoriser et un système de jeu très permissif. Il faudra toutefois composer avec deux points : un petit temps de latence entre l’activation de l’action et l’attaque effective et un combat à la lance qui n’est pas très fun par rapport à d’autres armes blanches plus efficaces…

Vous allez affronter votre lot de créatures mythologiques.

Après 3 petites heures de jeu, on a déjà fait le tour de l’essentiel de ce que le jeu a à proposer : beaucoup de combat pas très techniques, un peu de plates-formes et d’exploration, une ou deux petites énigmes pas très inventives et des combats de boss très basiques. Le résultat est pour le moins mitigé. Car clairement, Sons of Sparta n’a pas la richesse d’un Metroid ou d’un Ori. Ni leur profondeur niveau gameplay. D’ailleurs, il n’a de metroidvania que le nom, c’est davantage un beat them all 2D qu’un véritable metroidvania. Certes, vous débloquerez des capacités qui débloqueront à leur tour des zones de jeu, mais globalement, vous suivrez un chemin bien balisé en éliminant tout ce que vous croiserez.

Mais le plus dérangeant dans ce titre n’est pas là. Sons of Sparta commet l’irréparable : perdre la “patte God of War”. Il y a certes quelques giclées de sang et éléments gores, mais tout cela est habilement dissimulé par la patte graphique du jeu. On ne voit pas beaucoup de gore, les combats sont relativement creux, on ne ressent pas la vigueur ou le pouvoir comme on a pu le ressentir dans les nombreux épisodes de la saga… Alors oui, le jeu est effectivement censé retracer la jeunesse de Kratos, et à ce titre, il est logique que notre personnage soit loin d’être la bête de guerre qu’on connait, mais niveau univers, on n’a simplement pas l’impression d’être dans un God of War.

Autre bémol, alors qu’on nous promettait un mode coop, on découvre un mode défis jouable en coopératif, effectivement, mais uniquement en local et uniquement une fois le jeu terminé.

Mais alors, que sauver de ce titre ? Les développeurs ont fait un réel travail au niveau de la narration, avec une mise en scène travaillée, des dialogues plaisants, une intrigue agréable à suivre et surtout la présence de Terrence C. Carson au casting de la narration. On ne l’attendait pas forcément à ce niveau et le titre est à ce sens plutôt réussi sur le plan narratif. Autre surprise agréable : la bande son fonctionne plutôt bien avec des musiques soignées et d’excellents doublages. Pour le reste, ce God of War n’est pas un mauvais jeu mais certainement pas un metroidvania mémorable non plus…

Conclusion

Sorti de nulle part, ce spin-off de la série des God of War a le mérite d’étendre l’univers de la saga à la jeunesse de Kratos. Le jeu n’est pas inintéressant à parcourir pour les fans, qui découvriront tout un volet méconnu de la vie du héros. L’ennui, c’est que pad en main, il ne marque pas vraiment. Tout le gameplay est axé sur les combats, la difficulté n’est pas très élevée, certaines séquences de jeu sont moyennement réussies (en particulier les combats de boss) et visuellement, le titre n’est pas une claque monumentale. Son style graphique divisera assurément les publics. A 29,99€, l’addition est donc salée pour un metroidvania plutôt moyen, mais pas dépourvu d’intérêt pour les fans.

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God of War: Sons of Sparta

Gameplay 4.5/10
Contenu 6.0/10
Graphismes 5.0/10
Bande Son 7.5/10
Finition 6.5/10
5.9

On aime :

Une histoire plaisante à suivre

Fidèle à l'univers de GOW

On aime moins :

Une patte graphique qui divisera

Pas hyper joli

29,99€, c'est cher

Un metroidvania moyen

Pas de vrai mode coop