OpenAI va déployer un système de prédiction de l’âge des utilisateurs de ChatGPT afin d’adapter automatiquement les réponses et de mieux protéger les mineurs contre les contenus sensibles. Face à un Grok acculé par les scandales à répétition, OpenAI veut faire de son ChatGPT l’assistant IA le plus sûr et le plus adapté à tous les types d’utilisateur. Après un intérêt soudain pour la santé de ses utilisateurs, le plus célèbre des agents conversationnels va utiliser un système de prédiction de l’âge de ses utilisateurs. Pour OpenAI, l’objectif est clairement d’identifier l’âge de l’utilisateur afin de lui proposer du contenu qui lui est adapté. Fini donc les réponses orientées psychologie, la proposition de contenus violents ou graphiques ou encore les sujets liés à l’automutilation. Les contenus promouvant “des normes de beauté extrêmes, des régimes alimentaires malsains ou la honte du corps” seront également bloqués. ChatGPT proposera aux plus jeunes un environnement sain, tandis que les personnes majeures continueront d’obtenir le contenu habituel. Plusieurs facteurs entrent en compte Cette vérification de l’âge va donc analyser plusieurs facteurs. Un modèle d’IA va se pencher sur l’ancienneté du compte, ses horaires d’utilisation habituels, les schémas d’usage sur le long terme et l’âge déclaré lors de l’inscription. Actuellement, OpenAI demande à l’utilisateur son âge lorsqu’il se crée un compte, mais n’importe qui peut tricher et se déclarer plus vieux que ce qu’il n’est réellement. Mais comme le risque zéro n’existe pas, OpenAI va mettre en place un mécanisme de vérification manuelle en cas de mauvaise déduction de l’âge. L’utilisateur pourra alors fournir un selfie sur la plateforme d’identité Persona. Cela permettra ainsi à une personne majeure, identifiée comme mineure par ChatGPT, de récupérer son contenu habituel. Ces mesures annoncées par OpenAI s’ajoutent à celles déjà existantes sur le contrôle parental, permettant à un parent d’ajouter des restrictions à son enfant, comme un bloquage de ChatGPT à certaines heures. Elle devrait être déployée dans le courant de l’année aux Etats-Unis. L’Union européenne recevra la nouveauté plus tard, “la prédiction de l’âge nécessitant des exigences supplémentaires”.