Capture d’écran Twitter

Le logiciel pirate LimeWire est de retour

Le logiciel peer-to-peer LimeWire avait disparu en 2010. Et ce, à la suite d’un procès à 100 millions de dollars pour atteinte aux droits d’auteur qui avait condamné tout un secteur.

À l’époque, pour profiter de contenus multimédias gratuitement, il suffisait d’installer le logiciel LimeWire, puis de télécharger des torrents et le tour était joué. Autrement dit, ce logiciel a permis à des millions de personnes de télécharger de la musique, des images, des logiciels et des vidéos.

En 2006, LimeWire déclarait 20 millions de dollars de revenus sur un an. Lors de son premier procès, la Recording Industry Association of America (RIAA) lui demandait 75 000 milliards de dollars.

L’ancêtre du web3

En 2000, deux programmateurs de la société Nullsoft ont lancé le protocole informatique Gnutella, sur lequel reposait le logiciel LimeWire. Il s’agissait d’une première version d’un système décentralisé reposant sur un nombre important de machines interconnectées.

Sur LimeWire, les utilisateurs pouvaient donc télécharger des fichiers et les mettre à disposition en réseau aux autres membres de la communauté. Ensuite, tous les utilisateurs pouvaient s’échanger des fichiers sans intermédiaire. Comme pour les cryptomonnaies et les NFT, les fichiers étaient toujours disponibles et d’origine.

La résurrection

C’est ainsi, que, avec l’arrivée du web3, deux entrepreneurs autrichiens ont décidé de faire renaître la marque en rachetant la société. Pour Paul et Julian Zehetmayr, les deux héritiers, LimeWire est “un nom très emblématique”. Un nom qu’ils vont utiliser pour lancer une marketplace axée sur la musique.

LimeWire signera donc son retour en mai prochain pour devenir une plateforme de NFT spécialisée dans la musique. Pour rappel, NFT signifie en anglais non-fungible token, soit jeton non fongible en français. Un objet non fongible est un objet unique qui n’est pas interchangeable. En bref, un NFT désigne un fichier numérique doté d’un certificat d’authenticité numérique. Ce jeton cryptographique est stocké sur une blockchain.

Les fondateurs sont clairs, il ne s’agit pas d’une alternative aux plateformes de streaming. LimeWire se présente plutôt comme un canal supplémentaire, une plaque tournante, permettant aux artistes de “vendre de la musique et des œuvres d’art exclusives directement aux collectionneurs”.

Intégrer le marché des NFT

La marque, synonyme de partage, et de téléchargement illégal, de musique et de vidéo va désormais s’intéresser à ces formes de médias dans le cadre d’un marché NFT “sans les obstacles techniques du paysage NFT actuel”.

Les racheteurs définissent le nouveau LimeWire comme un service destiné à embarquer les “débutants en NFT” qui souhaitent participer à ce marché hautement spéculatif, mais qui n’ont pas une bonne connaissance des marchés cryptographiques.

Plusieurs modes de paiement

La mission du duo est de démocratiser le marché des cryptomonnaies. “Le plus grand défi avec les objets de collection numériques et le marché cryptographique plus large en général est qu’il est vraiment limité à un petit groupe d’utilisateurs avertis”, a déclaré Paul Zehetmayr dans un communiqué.

Ainsi, LimeWire compte y parvenir en proposant des méthodes de paiement plus traditionnelles qui ne nécessitent pas de portefeuille cryptographique. Concrètement, les utilisateurs pourront acheter des NFT et d’autres objets de collection numériques par carte de crédit, virement bancaire et autres moyens courants. Et ce, grâce à un partenariat avec la plateforme de paiement Wyre. Un concept que proposent déjà Coinbase, Rarible et MoonPay.

Une liste d’attente 

LimeWire espère recruter un million d’utilisateurs au cours de la première année.

Avant le lancement officiel, le service a mis en place une liste d’attente. C’est ainsi que le premier largage de NFT récompensera les 10 000 premiers “invitants”. Autrement dit, les personnes sur liste d’attente qui ont embarqué d’autres utilisateurs grâce à leur lien de parrainage, avec un NFT exclusif.

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