NFT : sur OpenSea, plus de 80% des œuvres créées sont des fraudes, ou du plagiat

OpenSea représente la plus grande place de marché de NFT. D’après elle, plus de 80 % des NFT créés à l’aide de son outil gratuit sont frauduleux.

La plateforme OpenSea est née en 2017. Soit, trois ans avant le boom du marché des jetons non fongibles (NFT). En guise d’illustration, un rapport de Bloomberg estime que le marché des NFT représentera plus de 40 milliards de dollars en 2021.

Récemment, OpenSea a indiqué sur Twitter que plus de 80 % des NFT créés à l’aide de son outil de frappe gratuit sont plagiés, faux ou carrément du spam. À savoir que la “frappe” désigne le processus de transformation de l’art numérique en un actif de collection sur la blockchain Ethereum.

Un outil pour rendre la frappe des NFT gratuite

Une fois frappé, un NFT est stocké de façon permanente dans une base de données décentralisée. Il ne peut ni être altéré, ni être modifié. Habituellement, la frappe d’un NFT nécessite le paiement de “frais de gaz de blockchain”. À savoir qu’afin d’empêcher les attaques par déni de service, les opérations de frappe demandent des frais payés grâce au système du gaz. Le gaz est une unité dans Ethereum. Elle sert d’intermédiaire entre l’utilisateur qui réalise une transaction et le mineur, qui confirme cette transaction.

Dans ce contexte, OpenSea a proposé “lazy minting”, un outil permettant aux utilisateurs de frapper un NFT gratuitement. L’opération est réalisable 50 fois maximum. Une limite qui a déclenché de nombreuses réactions dans la communauté. Finalement, OpenSea est très vite revenue sur sa décision.

Un sérieux problème de plagiat

Selon la société, cette marche arrière sur la limite du nombre de NFT gratuits répondait au fait que l’outil de monnayage gratuit servait presque exclusivement à des fins de fraude ou de spam. En effet, le marché du NFT a explosé et le taux de techniques frauduleuses a suivi la tendance.

Les escroqueries NFT peuvent s’agir d’usurpation d’identité d’un artiste, de fausse enchère sur OpenSea ou encore de typosquattage. Pour rappel, le typosquattage consiste en l’achat de noms de domaine ressemblant de près à ceux de sites authentiques.

“Nous travaillons sur plusieurs solutions pour nous assurer que nous soutenons nos créateurs et créatrices tout en dissuadant les malfrats”, rassure OpenSea dans son poste Twitter.

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