WePlog veut digitaliser l’activité du plogging, qui consiste à ramasser les déchets sauvages lors d’une promenade.

Le mouvement du plogging vient de Suède. C’est une contraction entre le mot plocka upp qui signifie ramasser et le mot jogging. Il s’agit donc de ramasser des déchets sauvages lors d’un jogging ou d’une promenade. Alex Callant et Bernard Herbert veulent digitaliser la pratique en Belgique avec l’application WePlog. “C’est une activité grandissante“, selon Alex Callant.

Une application qui prend la forme d’une carte

L’objectif de l’application est d’optimiser cette activité de plogging. Elle est gratuite pour les utilisateurs, et disponible sur iOS et Android. Les rues sont distinguées par un code couleur. Le vert représente les allées qui ont été nettoyées récemment. Quant au code rouge, il répertorie les rues qui ont été nettoyées il y a longtemps et qui pourraient donc avoir besoin du passage d’un ploggeur.

Si un volontaire enregistre son passage dans une rue, la carte s’adapte en temps réel. “Un autre volontaire peut ainsi voir directement qu’une rue a déjà été nettoyée et peut de ce fait changer son parcours à tout moment“, explique l’équipe de WePlog. Les volontaires peuvent également envoyer une alerte avec une localisation GPS et/ou une photo à la commune s’ils constatent un problème comme un point de déchets sauvages. Il peut également indiquer le travail qu’il vient d’effectuer : “via ce même système, l’utilisateur peut par exemple aussi rapporter qu’il a déposé un sac plein à un endroit précis“.

Une licence annuelle pour les communes

Alex Callent explique que “bien évidemment, les rues nettoyées ne restent vertes que pendant une période“. Si la commune paye un abonnement à WePlog, elle peut déterminer cette période. Dans le cas où la commune n’a pas souscrit au service de WePlog, il s’agit d’une durée par défaut.

Grâce à la licence annuelle, les communes peuvent bénéficier de fonctionnalités supplémentaires. Comme la visualisation de statistiques avec la quantité de déchets récoltées, le degré de propreté de la commune, le nombre d’utilisateurs ou le nombre de sessions. “Toutes ces données permettent aux villes et communes de mieux gérer leur politique de déchets sauvages“, explique Alex Callant.

Le cofondateur rappelle qu’il ne s’agit pas simplement “de nettoyer les routes, mais de sensibiliser les gens à ne plus jeter des choses à terre“.

Une communauté

C’est surtout sur Facebook que nous voyons des groupes de ploggeurs, qui vont essayer d’organiser des sessions” explique Alexandre Callant. Le groupe Plogging Belgique regroupe un peu plus de 200 adeptes. Clean Walker Belgique ASBL comptabilise près de 3 000 abonnés également. “Il y a aussi des groupes de scouts ou des écoles“, ajoute-t-il.
L’ASBL Be WaPP (Wallonie Plus propre) dédie également une page de son site à cette activité. Avec la possibilité d’organiser soi-même une action de plogging.

En 4 mois, WePlog comptabilise 1 300 utilisateurs en Flandres. “Rien que pour le mois d’avril plus de 500 sacs de déchets récoltés (environ 3 à 4 tonnes)“, sur plus de 2 000km de rues et chemins nettoyés.