Le service de vidéo en ligne par abonnement Hulu, en voie de passer sous le contrôle de Disney, a franchi la barre des 25 millions d’abonnés fin 2018, selon un communiqué publié mardi.

Le portefeuille d’abonnés de la plateforme a progressé de 48% sur un an et doublé depuis fin 2016.

Lancé en 2008 pour prendre le train du streaming, Hulu a végété durant près de dix ans, handicapé par un actionnariat éclaté entre Disney (30%), 21st Century Fox (30%), Comcast (30%) et Time Warner (10%), devenu WarnerMedia (filiale d’AT&T).

Mais en 2017, le service est finalement sorti de sa torpeur pour devenir un créateur de contenu à part entière et plus seulement un robinet à séries déjà diffusées ailleurs.

Il a notamment produit les séries “La Servante écarlate”, qui a glané onze Emmy Awards et deux Golden Globes, mais aussi “The Looming Tower”, “Castle Rock” et “The Path”.

Deux documentaires produits par la plateforme, “Minding the Gap” et “Crime + Punishment”, ont également été retenus en décembre dans la pré-liste des Oscars.

Le service a aussi lancé son propre bouquet de chaînes en direct sur internet, complément de son catalogue en streaming.

A la différence de Netflix, Hulu intègre de la publicité dans certaines de ses offres et a réalisé, en 2018, 1,5 milliard de dollars de chiffre d’affaires publicitaires l’an passé, a-t-il annoncé mardi.

Avec l’acquisition par Disney d’une majorité des actifs du groupe 21st Century Fox, l’entreprise de Burbank (Californie) va devenir actionnaire majoritaire d’Hulu, à hauteur de 60%, et prendre le contrôle.

Le PDG de Disney, Bob Iger, a annoncé que le géant du divertissement prévoyait de faire d’Hulu la “destination” de tous les programmes du groupe non destinés aux enfants, qu’il s’agisse des studios Disney et Fox, de la chaîne ABC et des chaînes récupérées auprès de Fox, notamment FX.

Les observateurs voient Hulu encore changer de braquet à cette occasion, pour devenir un concurrent légitime de Netflix et d’Amazon.

Netflix comptait 137 millions d’abonnés fin septembre, dont 130 millions payants.

Quant à Amazon, il revendiquait 101 millions d’abonnés à son service Prime, qui comprend un ensemble de services, dont la plateforme de vidéo en ligne n’est qu’une composante.