Un récent sondage mené par le Pew Research Center et publié par The Verge indique que les utilisateurs de Facebook s’en détournent périodiquement et désertent parfois même l’application. Suite au scandale Cambridge Analytica, Facebook essuyait un violent retour de flammes quant à sa politique de protection de la vie privée. Un mouvement d’exode de Facebook s’était lancé avec le hashtag #DeleteFacebook. Toutefois, l’effet escompté n’était pas visible. Le réseau social est resté bien ancré dans la vie des gens, souvent contraints d’utiliser ses services tant il est répandu. Aujourd’hui, la tendance semble s’inverser. Le sondage, mené début juin auprès d’utilisateurs américains de Facebook de plus de 18 ans, montre que 42% d’entre eux mettaient le réseau en pause pendant plusieurs semaines voire parfois plus. Un quart d’entre eux ont même supprimé l’application de leur smartphone, les plus jeunes utilisateurs étaient les plus disposés à franchir ce pas. Ils 44% à avoir mis un terme à l’application Facebook sur leur téléphone entre 18 et 29 ans contre 20% chez les 50-64 ans. Le chiffre tombe à 12% chez les 65 ans et plus. Le phénomène de désertion de Facebook est bel et bien générationnel. L’enquête n’a toutefois pas précisé le pourcentage d’utilisateurs qui quittaient le réseau social toutes plateformes confondues. Difficile de sauter le pas face à l’omniprésence du réseau social et à l’utilisation de ses services au quotidien. Face au scandale, les Américains ont préféré modifier leurs paramètres de confidentialité plutôt que quitter un réseau qui offre finalement des fonctionnalités dont on a bien du mal à se passer.