Conçu par Google, le Cardboard prend la forme d’un casque de réalité virtuelle en carton à assembler soi-même, qui permet de transformer son smartphone en véritable casque de réalité virtuelle.

Le Cardboard ne paye pas de mine, mais il a le mérite de rendre accessible une technologie qui coûte très cher... © E.F.
Le Cardboard ne paye pas de mine, mais il a le mérite de rendre accessible une technologie qui coûte très cher… © E.F.

De l’Oculus Right au Gear VR, la réalité virtuelle fait des émules. L’ennui, c’est que si cette technologie révolutionnaire attire le regard du grand public, la plupart des casques de réalité virtuelle vendus dans le commerce sont facturés à des tarifs particulièrement élevés. Difficile, voire impossible, de trouver un casque de qualité sous la barre des 200 euros. Pour cette raison, Google commercialise “Cardboard”, un casque de réalité virtuelle en carton, à assembler soi-même ou à acheter déjà monté, dans lequel l’utilisateur glisse son smartphone pour le transformer en un véritable casque de réalité virtuelle.

Autant vous rassurer tout de suite, le montage des lunettes de réalité virtuelle est très accessible et ne vous prendra pas plus de cinq minutes. Dispositif low-cost par excellence, le Cardboard a le mérite de familiariser le grand public avec la réalité virtuelle. Certes, il ne faut pas s’attendre à du luxe – le dispositif en carton s’abîme facilement, il faut “maintenir” le casque à l’aide de sa main, et par dessus le marché, l’ensemble n’est guère très confortable -, mais après tout, là n’est pas vraiment l’objectif. D’une part parce qu’utiliser un casque de réalité virtuelle en général créé facilement des migraines chez l’utilisateur, et que dès lors, vous ne l’utiliserez sans doute pas plus de dix minutes. D’autre part parce que pour “tester la technologie”, avant de peut-être investir dans un casque de réalité virtuelle en bonne et due forme, le Cardboard est largement suffisant pour se faire une première opinion.

Une fois appliqué sur le visage, on ne voit pas la différence avec un casque VR classique - © E.F.
Une fois appliqué sur le visage, on ne voit pas la différence avec un casque VR classique – © E.F.

Pour saisir le concept, il faut imaginer le smartphone comme un simple écran, qui se glisse dans la visière du casque. Grâce à l’application Cardboard, l’utilisateur peut accéder à certaines applications dédiées au casque de réalité virtuelle, lesquelles ont bien entendu été conçues pour gérer les mouvements de la tête. Par exemple, le magazine Elle a mis au point une application qui permet de découvrir l’envers du décors d’une séance photo. Un concept intéressant, qui permet d’en apprendre plus sur un lieu, un événement, ou un produit. Bien entendu, les applications de marques ont la cote dans le marché d’applications de Google, mais quelques applications plus originales sont également au programme. Et s’il est impossible de se déplacer dans ces “mondes virtuels”, puisque le concept d’un casque virtuel permet uniquement d’orienter sa tête à 360 degrés pour découvrir le décor environnant, l’immersion reste complète. Alors bien sûr, cela manque encore d’applications compatibles, et il ne faut pas s’attendre à utiliser quotidiennement le casque de réalité virtuelle, mais pour découvrir cette technologie et en parler avec vos proches, le Cardboard de Google est sans doute l’accessoire idéal.

L'application "Cardboard" de Google permet d'accéder au marché d'applications compatibles. - © E.F.
L’application “Cardboard” de Google permet d’accéder au marché d’applications compatibles. – © E.F.

Conclusion

S’il ne faut pas s’attendre au grand luxe, le Cardboard de Google a le mérite de permettre à tout un chacun de découvrir une technologie sur le point de décoller. Certes, les applications compatibles sont encore peu nombreuses, et le produit n’est pas suffisamment agréable à porter pour être utilisé plus de dix minutes d’affilée, mais néanmoins, le Carboard permet de se familiariser avec la réalité virtuelle et de faire découvrir une technologie innovante à ses proches, tout cela, sans avoir à dépenser plus que quelques dizaines d’euros…