Venu de Russie, le Yotaphone 2 améliore le concept du premier smartphone à double-écran grâce à son écran e-ink intégré à la coque du terminal, qui permet de personnaliser son smartphone, mais aussi de tripler son autonomie. Le second écran est intégré à la coque du smartphone. © E.F. Produit innovant, mais qui manquait globalement de finition, le premier Yotaphone n’a jamais été commercialisé sur le territoire européen. Le fabricant de smartphones russe n’a pourtant pas abandonné le concept révolutionnaire de son smartphone à double-écran puisqu’il nous revient aujourd’hui avec le Yotaphone 2. Au premier regard, le Yotaphone 2 est un smartphone tout ce qu’il y a de plus banal, avec un design “arrondi” à la fois élégant et efficace, une interface Android dépouillée qui le rapproche de l’expérience “Nexus”, un verre Gorilla Glass 3 qui protège efficacement l’écran du smartphone et des spécifications comparables à ce qu’on retrouve dans le haut de gamme, avec notamment un écran de 5″ Full HD qui offre une densité de pixels sensiblement supérieure à celle du Galaxy S5, un processeur Snapdragon 800 cadencé à 2,2Ghz et épaulé par 2 Go de RAM, 32 Go d’espace de stockage et deux APN, de respectivement 8 et 2 mégapixels. En tournant l’appareil, l’utilisateur découvre le véritable argument de vente de ce smartphone pas comme les autres… Un second écran révolutionnaire Le smartphone russe parvient à se démarquer de ses concurrents au niveau de sa conception, puisqu’il embarque dans sa coque un second écran e-ink, tactile, qui permet de personnaliser sa coque avec l’image de son choix, affiche l’heure, la température extérieure, un flux RSS, et permet même d’accéder à certaines fonctionnalités une fois l’écran e-ink débloqué. Ainsi, il est possible de passer des appels, envoyer des SMS, consulter ses emails, jouer à 2048, aux échecs et aux dames, consulter les dernières infos et bien sûr lire des ebooks sans devoir allumer l’écran principal. Réactif, l’écran e-ink utilise une technologie similaire à celle qu’on retrouve sur les liseuses de type Kindle. Une technologie qui permet de laisser l’écran allumé en permanence et augmente considérablement l’autonomie du smartphone, puisque vous pouvez désormais accéder à la plupart des fonctionnalités de votre smartphone depuis l’écran noir et blanc du terminal. Pratique, sauf bien sûr pour regarder des vidéos sur Youtube, jouer à Asphalt 8 ou surfer sur la toile! Là où cela devient intéressant, c’est dans le fait que cet écran e-ink est non-seulement très facile à configurer, mais permet également de personnaliser à l’extrême son smartphone, en choisissant quelle image apparaît en fond d’écran, quelles fonctionnalités sont accessibles depuis les écrans secondaires (auxquels vous accéderez en faisant glisser votre doigt de droite à gauche de l’écran), et même de choisir les différents éléments de chaque page. En s’habituant à utiliser régulièrement ce second écran on remarque que l’autonomie du smartphone permet de tenir facilement 2 à 3 jours avec une seule charge. Utilisé de manière “normale”, le smartphone ne tiendra en revanche pas plus d’une journée. L’écran est assez réactif pour jouer aux échecs Jouer à 2048 sur un écran e-ink… Il est possible de personnaliser l’écran e-ink. Certaines applis sont entièrement dédiées au second écran. Il est parfait pour lire un ebook. L’écran secondaire permet d’afficher de nombreuses infos Idéal pour le selfie Autre fonctionnalité intéressante : si l’appareil dispose bien d’un APN frontal de 2 mégapixels, qui sera utilisé pour converser sur Skype, c’est bel et bien l’APN de 8 mégapixels, situé au-dessus de l’écran e-ink qui sera utilisé pour prendre des selfies. Si l’aperçu qui s’affiche sur l’écran e-ink ne permet pas d’apprécier les couleurs qui apparaîtront sur la photo finale, il permet néanmoins de soigner la capture et surtout d’utiliser l’APN de 8 mégapixels pour des selfies d’une qualité nettement supérieure à ce qu’on trouve chez la concurrence. Pour la photo standard en revanche, le Yotaphone 2 ne brille pas vraiment, la faute à un capteur qui peine à convaincre en basse luminosité, et à un nombre de pixels “limité” face à la concurrence. Quelques regrets Bien sûr, difficile de contenter tout le monde lorsqu’on ose l’innovation. Si le Yotaphone 2 impressionne avec des fonctionnalités innovantes et des performances qui lui permettent de s’imposer comme une très bonne alternative au HTC One M8 ou au Galaxy S5, le smartphone russe souffre de quelques petits défauts mineurs et notamment de l’absence d’un port microSD. Certes, les 32 Go d’espace de stockage donnent déjà une bonne marge de manœuvre, mais on aurait aimé pouvoir aller plus loin. Même topo pour ce qui est de la connectivité du terminal, qui devra se contenter du réseau 3G. Enfin, pas d’Android 5.0 à l’horizon, le Yotaphone 2 étant livré avec une version antérieure du système d’exploitation de Google (Android 4.4.3). L’écran principal offre une très haute densité de pixels. – © E.F. Conclusion Riche en fonctionnalités, le Yotaphone 2 parvient à se démarquer des autres smartphones au niveau de sa conception, puisqu’il intègre un second écran, en noir et blanc, dans sa coque. Tactile, celui-ci permet de personnaliser sa coque, mais aussi d’accéder à certaines fonctionnalités du smartphone. Idéal pour lire, l’écran du Yotaphone 2 offre un confort de lecture comparable à une liseuse, en plus de tripler l’autonomie du smartphone. Un argument de vente plutôt intéressant pour le consommateur, qui aura tôt fait de mesurer l’intérêt de disposer d’un second écran… Attention néanmoins, car le Yotaphone 2 n’est pas encore disponible à la vente en Belgique. Pour se le procurer, il faudra se rendre en France et débourser environ 700 euros.