En réaction à l’attaque de Charlie Hebdo, les Anonymous avaient lancé une vaste opération visant à venger la mort des 12 victimes des frères Kaouachi. Une semaine après le début de l’opération, 73 sites djihadistes seraient tombés.

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Après avoir diffusé une liste de comptes Twitter de djihadistes, et avoir fait tomber un premier site djihadiste, les Anonymous diffusent aujourd’hui de nouvelles informations au sujet de l’“OpCharlieHebdo”. Au total, 73 sites djihadistes seraient tombés sous les attaques DDOS des Anonymous.

L’attaque DDOS, par déni de service, est la principale arme des Anonymous, qui utilisent cette méthode pour saturer les serveurs d’un site et le rendre inaccessible durant plusieurs heures, jours, voire même semaines. Principal atout de cette méthode : elle ne nécessite pratiquement aucune connaissance en informatique, ce qui signifie que tous les membres du groupe peuvent y participer. Et c’est justement le nombre qui fait la force de ces attaques, qui permettent de faire facilement tomber le site d’une petite entreprise, d’une organisation ou d’une association.

Pour l’heure, difficile de dire si les Anonymous ont utilisé cette seule et unique technique pour s’attaquer aux sites de djihadistes. Si c’est le cas, ceux-ci ne devraient malheureusement avoir aucun mal à les remettre en ligne dans les prochains jours ou semaines.

Si de nombreux internautes ont marqué leur soutien aux Anonymous, Olivier Laurelli, expert en sécurité informatique, rappelle néanmoins que l’opération lancée par le groupe de pirates informatiques pourrait affecter le travail des enquêteurs. « À partir du moment où l’on s’attaque à leurs réseaux où ils communiquent, on interfère dans le travail des enquêteurs. Ce n’est pas en mettant des sites hors service que l’on va régler quoi que ce soit ». Des propos soutenus par la Police Fédérale, qui indique que les actions des Anonymous pourraient interférer avec l’enquête en cours.