Surface 2 : les 5 pêchés capitaux de Microsoft

Annoncée hier à New-York, la Surface 2 sera commercialisée en Belgique dès le mois d’octobre prochain à un montant avoisinant les 500€. L’échec de la première Surface a-t-il eu un effet bénéfique sur la stratégie du géant?

© The Verge
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Si la Surface 2 s’annonce incontestablement comme un formidable outil de travail pour les étudiants, les journalistes et même certains professionnels, il semblerait que la petite tablette de Microsoft marche sur les traces de son ainée et se dirige tout droit vers la falaise. Si Microsoft a retenu de ses erreurs et opté pour un déploiement dans une vingtaine de pays dès le Day-1, le groupe affiche toujours une ambition démesurée, et ne semble pas avoir tout à fait cerné le problème.

Le prix

S’il n’est pas totalement démesuré comparé à celui de l’iPad, le prix de la Surface 2 reste un très gros frein à l’achat. On le sait, Microsoft vise le haut de gamme et souhaite imposer une image de marque proche de celle d’Apple. L’ennui, c’est que le géant américain n’est plus aussi populaire qu’il pouvait l’être il y a quelques années, et qu’il ne semble pas saisir que le marché sur lequel il débarque est déjà hautement compétitif. Sony, Samsung, Acer, Lenovo sont autant de concurrents qui proposent des produits offrant des performances quasi équivalentes à des prix souvent autant voire même plus attractifs que la Surface. Certes, Microsoft a revu le prix de vente de sa tablette de 50€ à la baisse, mais cela sera-t-il vraiment suffisant pour séduire les acheteurs? Pas sûr.

Le leitmotiv

Avec Surface 2, Microsoft tente une nouvelle fois de séduire le grand public avec une tablette aux performances de haute volée, simple à prendre en mains, conviviale mais surtout idéale pour la productivité. Si le concept fait mouche auprès des étudiants, professeurs, journalistes et même certains professionnels, force est de constater que monsieur tout le monde ne souhaite peut-être pas un outil de productivité en achetant une tablette, mais recherche davantage un gadget qui lui permettra tout simplement de surfer, d’écouter de la musique ou regarder des films. En partant de ce principe, la Surface 2 tient plutôt mal la comparaison avec la Nexus 7 par exemple, qui a été conçu avec cet objectif en tête. Tant au niveau du prix que de la taille, la Surface 2 se destine à un public de niche, prêt à remplacer un notebook par une tablette convertible. Si la Surface Pro a parfaitement réussi sa mission, la Surface reste donc l’enfant pauvre de Microsoft…

Windows RT

Si le commun des mortels ignore ce qu’est Windows RT, le vendeur qui propose des Surface RT et Surface Pro à la vente, ne se gêne pas pour lui rappeler que la Surface RT est une tablette bridée, qui ne permet pas de faire tourner les programmes Windows 7 mais uniquement des applications Windows 8. Autrement dit, une tablette qui ne semble avoir aucun atout majeur face à l’iPad ou le Galaxy Note 10.1… Si la réalité est toute autre, l’image très négative portée par Windows RT affecte fortement le potentiel de la Surface. A l’heure où tous les fabricants sans exception ont abandonné le système d’exploitation “bon marché” de Microsoft, le géant américain s’obstine à faire cavalier seul. Plus que jamais, la Surface 2 risque donc d’être le dernier essai que Microsoft accordera à Windows RT.

Le même design que la Surface Pro

Autre gros défaut de la Surface 2, elle reprend scrupuleusement le même design que la Surface Pro 2, qui affiche un design déjà très professionnel à la base. Si le design est incontestablement un atout de la Surface, le fait qu’il soit difficile de différencier la Surface 2 de sa grande sœur risque de causer une nouvelle fois problème aux clients, qui considéreront sans doute la Surface 2 comme le modèle low-cost, censé rivaliser avec l’iPad, la tablette “haut de gamme” d’Apple, qui dispose pourtant de spécificités quasi-identiques à la Surface 2.

Peu d’accessoires

Samsung et Apple l’ont prouvé, les accessoires jouent aujourd’hui un rôle primordial dans la promotion d’appareils électroniques. Avec sa Surface 2, Microsoft introduit certes une poignée de nouveaux gadgets, mais globalement, on reste très loin de ce qu’on retrouve avec l’iPad ou le Galaxy Note 10.1. Contrairement à Apple, Microsoft ne peut pas compter sur les fabricants d’accessoires pour proposer des gadgets compatibles en raison de la faible popularité de la marque Surface. Le challenge sera donc d’assurer un bon suivi en proposant régulièrement de nouveaux accessoires compatibles…

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