Le prix de l’essence ne cesse d’augmenter au fil des mois et des années. Pour sensibiliser le public et lutter contre cette inflation, un collectif de citoyens a décidé de créer un site Internet sur lequel il est possible de comparer les prix entre la Belgique et les Etats-Unis et de partager l’info sur les réseaux sociaux. Le site en question, nommé What the Fuel, en référence à What the fuck (quel est le problème ?), permet de “faire le plein” en appuyant sur un bouton, et de constater ainsi la différence de prix énorme entre les deux pays. En Belgique, faire le plein coûte environ 93,6€. Aux Etats-Unis, cela dépasse tout juste la barre des 40$, soit à peu près un tiers du tarif européen standard. Le collectif à l’origine de ce site n’est autre qu’un groupe d’internautes indignés qui “en ont assez d’entamer la semaine de travail par un plein d’essence à 100€.” Avec leur site, ils espèrent sensibiliser le public, et surtout répandre l’indignation grâce au partage sur les réseaux sociaux. La comparaison avec les Etats-Unis permet de rendre “la dépense encore plus grossière qu’elle ne l’est déjà” expliquent-ils. Et lorsqu’on leur demande pourquoi avoir pris une telle initiative, c’est de l’inquiétude qui ressort. Ainsi, le collectif espère que le pétrole ne deviendra pas un bien “exclusivement destiné aux riches” et ne ruinera pas le pouvoir d’achat des citoyens. Il estime qu’il est grand temps que le gouvernement plafonne la montée des prix du carburant et mette tout en œuvre pour répandre de nouvelles alternatives, économiques comme écologiques. Les différentes personnes impliquées dans le projet demandent de la part du gouvernement plus de transparence et quelques explications sur la différence de prix entre la Belgique et les Etats-Unis. Ils tentent également d’apporter quelques solutions au problème, en proposant de “limiter la taxe sur les carburants et sur le véhicule en général (système de cliquet inversé insuffisant ?), et d’accélérer la mise en place des infrastructures permettant l’utilisation des véhicules électriques.” Pointer le problème du doigt n’est cependant pas la solution. Pour y arriver, il faut obtenir l’attention du public. “Si le citoyen manifestait de l’intérêt pour cette cause, on pourrait mettre la pression sur le gouvernement” explique le porte-parole du groupe. “Inviter les marques automobiles à nous accompagner dans nos démarches et à mettre leurs alternatives en évidence” est également l’un des autres objectifs du collectif, qui compte déjà quelques membres et le soutien d’une petite communauté. Reste à présent à voir s’ils parviendront à être assez nombreux pour avoir du poids et faire passer le message. Si vous souhaitez vous-aussi y participer, rien de plus simple puisqu’il suffit d’envoyer le message sur les réseaux sociaux avec les différents boutons situés en-dessous du titre. On en parle sur le forum.